117,300 € Le prix de l'action a baissé de -0,93 %   01/03/2024 17:35

VINCI au Qatar - FAQ QDVC


Projets et conduite des affaires

> Quand ont été signés les premiers contrats du groupe VINCI au Qatar ?

VINCI a une présence historique au Qatar : dès 1982 la filiale Terre Armée était présente pour des renforcements de sols. Puis sa filiale Entrepose a livré deux réservoirs de gaz naturel liquéfié à Ras Laffan, et quand les projets ont commencé à s’accumuler, la stratégie de VINCI Construction Grands Projets a été de créer une co-entreprise avec les Qataris, QDVC.

VINCI réalise des projets d’infrastructures au Qatar depuis 2007 à travers QDVC, dont les actionnaires sont Qatari Diar Real Estate Investment Company (51 %) et VINCI Construction Grands Projets (49 %). Qatari Diar Real Estate Investment Company appartient à la Qatari Investment Authority (QIA), le fonds souverain du Qatar.

Au début des années 2000, le Qatar a eu l’ambition de moderniser ses infrastructures, notamment avec des projets de travaux souterrains pour construire un réseau de transport public. N’ayant pas de telles compétences dans le pays, le Qatar a voulu créer une co-entreprise avec VINCI pour s’assurer ce savoir-faire en travaux souterrains.

> Pourquoi avoir créé une filiale, QDVC (où VINCI est actionnaire minoritaire) pour opérer au Qatar ?

C’était tout simplement la loi au Qatar lors de la création de QDVC, une entreprise étrangère ne pouvait posséder plus de 49 % d’une filiale dans le pays.

> Quelles sont les réalisations de QDVC sur place ?

QDVC a contribué à la construction de plus de 114 km de projets d’infrastructures au Qatar, dont le Lusail Light Rail Transit System (33 km de lignes et 37 stations dont 10 souterraines), la ligne rouge du métro de Doha (16 kilomètres, 32 kilomètres de tunnels et 5 stations), la New Orbital Highway 2 (47 kilomètres d’autoroute), ainsi que le parc paysager et les parkings souterrains du Sheraton Park et des Lusail Car Parks.

Au moment où les appels d’offres sont sortis pour les stades, QDVC était en pleine montée en puissance. Avec les projets du métro, du LRT de Lusail et de la New Orbital Highway, VINCI a préféré se concentrer sur la réalisation de ces projets extraordinaires où la complexité technique est supérieure à celle d’un stade.

> Quels sont les prochains projets de QDVC au Qatar ?

QDVC a quelques projets en étude et en prospection mais il est vrai que le Qatar arrive en fin d’un cycle de grands projets d’infrastructures : le métro et les grands ouvrages d’assainissement sont terminés.

> Est-ce que VINCI a participé aux projets pour la Coupe du monde de football 2022 au Qatar ?

Aucun des projets menés par QDVC au Qatar n’est lié directement au mondial. Les premiers projets d’infrastructures réalisés ont d’ailleurs été confiés à QDVC avant que le mondial 2022 ait été attribué au Qatar. VINCI n’a pas signé de contrat avec le comité national d’organisation de la Coupe du Monde, ni construit de stades ou d'hôtels.

Le métro de Doha qui relie l’aéroport au centre-ville historique de Msheireb, et le métro léger de Lusail, la station de pompage PS70, le périphérique New Orbital Highway qui relie le port de Messaid à la zone industrielle de Doha, le parc du Sheraton ou les parkings de Lusail ou du Sheraton Park répondent à la Vision Nationale 2030 adoptée par le gouvernement du Qatar dans le but de développer et diversifier l’économie pour réduire progressivement sa dépendance aux industries des hydrocarbures.

Droits humains

> Y a-t-il toujours des allégations de travail forcé en cours contre VINCI concernant ses opérations au Qatar ?

Une plainte a été déposée par Sherpa, une ONG française, en mars 2015, accusant VINCI de travail forcé et de conditions de vie et de travail indignes sur ses sites au Qatar. Suite à une enquête préliminaire et à l’absence de preuves suffisantes, la plainte a été classée sans suite par le Procureur du Tribunal de Nanterre en janvier 2018.

Le 18 novembre 2018, Sherpa ainsi que le Comité contre l’Esclavage Moderne (CCEM) ont relancé la plainte avec constitution de partie civile contre VINCI, VINCI Construction Grands Projets, QDVC et un groupe de cadres et dirigeants pour les mêmes allégations.

Le 9 novembre 2022, VINCI Construction Grands Projets a été convoqué par le juge d’instruction de Nanterre en vue d’une mise en examen. VINCI rappelle qu’une mise en examen ne signifie pas culpabilité et reste confiant quant à l’aboutissement de cette instruction, commencée en 2019 et toujours pas clôturée à ce jour, compte tenu de la qualité de nos pratiques et de l’importance portée par le Groupe en matière de respect des droits humains.

A cet effet, VINCI continue de collaborer pleinement avec la justice – comme elle le fait depuis 2015 - avec l'objectif de démontrer que les allégations à son sujet ne sont pas justifiées et a, en parallèle, déposé une requête en nullité de la mise en examen devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Versailles, pour absence d’indices graves et concordants.

Dans ce contexte, VINCI ne peut que s’étonner des gardes à vue de certains collaborateurs et anciens collaborateurs de VINCI qui ont eu lieu le 20 septembre 2023.

> Est-ce que vous confisquez les passeports des ouvriers ?

QDVC n’a jamais confisqué les passeports des ouvriers. Les travailleurs restent en possession de leur passeport et ils disposent de coffres forts personnels. Avant que QDVC ne dispose de sa base-vie en propre, les ouvriers avaient le choix de consigner leur passeport à l’entreprise contre décharge.

> Quel est le salaire d’un ouvrier ?

Le package moyen d’un ouvrier QDVC est aujourd'hui de 1,100 € (QAR 4,557). Cela comprend le salaire net de 445 €/mois, auquel s'ajoutent le logement, la nourriture, le transport et la blanchisserie. Ce niveau de rémunération est supérieur aux standards locaux, et en constante progression. Le salaire minimum mensuel instauré en mars 2021 au Qatar est de 495€ (QAR 1,800). Cela comprend le salaire net de 275€/mois (QAR 1,000), auquel s'ajoutent le logement et la nourriture.

> Et le salaire des sous-traitants ?

Nous contrôlons nos sous-traitants pour nous assurer qu’ils paient le salaire minimum à leurs ouvriers, les heures supplémentaires au taux en vigueur et selon la réglementation du travail.

> Quels sont les horaires de travail ?

Chez QDVC les horaires de travail sont de 8h par jour (+ 2 heures supplémentaires sur une base volontaire), 6 jours sur 7. Au total un maximum de 60 heures par semaine, ce qui est en ligne avec les recommandations de l’OIT. Les heures au-delà de 8h sont payés 125 %, et 150 % les vendredis et jours fériés (voir Conditions d'emploi et d'hébergement).

> Comment protégez-vous les ouvriers en cas de fortes chaleurs ?

L’été, entre le 1er juin et le 15 septembre, tout travail en extérieur sous la lumière directe du soleil est interdit entre 10h00 à 15h30 (voir Santé et sécurité).

Un programme de prévention des risques liés aux fortes chaleurs est déployé tous les ans. Une campagne de sensibilisation est organisée auprès de tous les travailleurs, les sites sont équipés de capteurs de température et d’humidité. Des intervenants contrôlent régulièrement la température ressentie sur les chantiers en utilisant des appareils de mesures spécialisés. Si la température dépasse 32,1 degrés WBGT, les travaux sur site sont arrêtés.

> Quels sont les mécanismes de plainte pour les ouvriers ?

Un comité des travailleurs a été instauré dès 2011, qui a vu son périmètre et ses prérogatives se renforcer en 2014 et qui traite des sujets tels que les conditions de travail, la rémunération, les conditions d’hébergement, la santé-sécurité, etc. En 2016, QDVC a organisé les premières élections libres de représentants des travailleurs dans le pays. Un mécanisme pour les plaintes individuelles a également été mis en place, et les ouvriers peuvent recourir au mécanisme d’alerte indépendant instauré avec l’IBB (voir Représentation des travailleurs).

> Y-a-t-il beaucoup d’accidents sur les chantiers ?

En matière de sécurité, les statistiques de QDVC au Qatar sont meilleures qu’en Europe. Ces statistiques incluent tous les salariés de QDVC, y compris les sous-traitants.

> Est-ce que VINCI doit travailler dans ce type de pays si l’on sait que les droits humains y sont à risque ?

Nous avons posé cette question à une grande ONG internationale qui milite pour le respect des droits de l’Homme dans le monde et sa réponse a été catégorique : « si des entreprises comme les vôtres quittent le pays nous ne pourrons jamais faire évoluer les pratiques ».

De manière générale, nous ne « blacklistons » pas les pays, sauf évidemment ceux où les conditions de sûreté de nos collaborateurs ne peuvent pas être garanties. En revanche, dans tous les pays où nous opérons, nous appliquons nos standards sécurité et d’éthique des affaires, et nous nous nous efforçons de faire évoluer les pratiques locales.

Mise à jour : 10/11/2022