Accueil - Mobile
84,260 € -3,87 %   23/09/2022 17:35

Facteurs de risques

La gestion des activités du Groupe intègre les principaux risques détaillés dans le tableau ci-dessous. Le niveau de criticité de chacun de ces risques (élevé, intermédiaire, modéré) a été déterminé en fonction de leur probabilité d’occurrence, de l’ampleur anticipée de leur impact négatif au niveau du Groupe et après prise en compte des procédures de gestion afin de présenter un impact net.

Les impacts de la pandémie de Covid-19 en 2021 font l’objet d’une description spécifique, et sont également repris dans ce tableau de synthèse.

Les impacts de la pandémie de la Covid-19
Type de risquesDescription Niveau de criticité*Impacté par la Covid-19Évolution
Opérationnels
Branche contracting+
• Phase amontÉlevé
• Phase avalIntermédiaireoui
Branche concessions
• Phase étudesIntermédiaire
• Phase constructionIntermédiaire
• Phase exploitationÉlevéoui
Métiers de l'immobilierIntermédiaireoui
Acquisitions et cessions de sociétésIntermédiaire
Juridiques
Relations contractuellesÉlevé=
Conformité législative et réglementaireIntermédiaire
Cyberrisques
CyberattaquesÉlevéoui+
FraudesIntermédiaireoui
Sociaux et sociétaux
Droits humainsÉlevé+
Santé-sécurité et sûreté des salariés et sous-traitantsÉlevéoui
Attraction et rétention des talentsModéré
Environnementaux
Changements climatiques et raréfaction des ressourcesÉlevé+
Qualité des milieux et présence de contaminantsIntermédiaire
Éthiques
Violation des principes éthiques du GroupeModéré=
Financiers et économiques
Évolution du contexte économique et fiscalÉlevéoui+
Risques financiersIntermédiaireoui

(*) Niveau de risque déterminé en fonction de la fréquence du contrôle et du niveau d’impact (élevé, intermédiaire, modéré).

Par ailleurs, au regard de la situation actuelle entre la Russie et l’Ukraine, le Groupe précise que son exposition économique et bilantielle à ces deux pays n’est pas significative :
• en 2021, VINCI Construction y a réalisé environ 30 millions d’euros de chiffre d’affaires ;
• VINCI Concessions détient plusieurs participations en Russie : à l’essentiel, 50 % de la société concessionnaire de la section 0 de l’autoroute Moscou – Saint-Pétersbourg (M11), 40 % d’une société dédiée qui exploite les sections 7 et 8 de la même autoroute dans le cadre d’un partenariat public-privé, et 50 % d’une société d’exploitation routière. Ces participations, consolidées par mise en équivalence dans les comptes du Groupe, ont représenté une contribution marginale au résultat et aux capitaux engagés de VINCI en 2021.

 

Impacts du Covid-19 en 2021

Malgré la montée en puissance des campagnes de vaccination à l’échelle mondiale, l’année 2021 a été impactée par l’évolution de la crise sanitaire. La recrudescence de la pandémie en début et en fin d’année 2021 – liée notamment à l’apparition de nouveaux variants – a conduit à la mise en place de nouvelles mesures restrictives dans de nombreux pays : mise en quarantaine, interdiction des regroupements de population, fermeture des lieux accueillant du public, limitation voire interdiction des déplacements, confinement d’une partie de la population, couvre-feux, fermetures de frontières, etc.

Dans ce contexte, les résultats des concessions du Groupe ont été pénalisés par la faiblesse du trafic aérien et, plus marginalement, par le léger recul du trafic autoroutier par rapport à son niveau de 2019. Les métiers de l’énergie et de la construction du Groupe, s’appuyant sur les préconisations de sécurité sanitaire élaborées par les organisations professionnelles et les autorités locales, ont été en mesure de continuer de travailler malgré la pandémie. Évoluant sur une dynamique de marchés porteurs, et forts de leurs carnets de commandes élevés, ils ont vu leurs chiffres d’affaires progresser par rapport à 2019. Aussi, ils affichent des marges opérationnelles supérieures à celles d’avant-crise – en dépit du contexte d’inflation des coûts et de pénurie de matières premières et de main-d’œuvre observé en 2021 – grâce à une bonne gestion opérationnelle et contractuelle.

La pandémie a eu, en 2021, des effets sur les facteurs de risques suivants :

Risques opérationnels : branche concessions, phase d’exploitation

À l’image de l’ensemble du secteur aérien mondial, le trafic passagers du réseau VINCI Airports est resté pénalisé par la pandémie de Covid-19 et les restrictions aux voyages en découlant. Après un début d’année particulièrement difficile, il a toutefois été observé un redressement progressif à partir du 3e trimestre 2021. Sur l’ensemble de l’année 2021, le trafic ressort légèrement supérieur à celui de 2020 – à un niveau nettement inférieur à celui d’avant-crise –, avec de forts contrastes selon les zones géographiques.

Le trafic des réseaux de VINCI Autoroutes a été impacté par les mesures de restriction de la circulation en place au cours du 1er semestre 2021 en France, dont le couvre-feu jusqu’au 20 juin 2021, le confinement du 3 avril au 3 mai 2021 avec interdiction des déplacements au-delà de 10 km du domicile, la fermeture de nombreux lieux accueillant du public et la limitation des déplacements entre pays. La levée des mesures restrictives aux déplacements en juin a ensuite permis un rebond fort et rapide du trafic autoroutier. Au cours du 2e semestre 2021, il a atteint un niveau supérieur à celui de 2019.

Cyberrisques et fraudes
Comme en 2020, le recours important au télétravail en 2021 s’est traduit par une augmentation des cyberrisques en raison du nombre croissant de connexions à distance, qui représentent une source de vulnérabilité face à des actes malveillants. Le renforcement et l’amélioration continue des dispositifs de sécurité informatique du Groupe ont permis de protéger les systèmes d’information.

Risques sociaux et sociétaux
Dans cet environnement sanitaire, le Groupe s’est employé à renforcer sa vigilance face aux risques de santé-sécurité pour ses salariés, partenaires, sous-traitants, clients et autres parties prenantes.

Risques financiers et économiques
Les effets de la crise sanitaire ont eu des répercussions sur la situation financière de certaines filiales du Groupe, susceptibles d’impacter leurs notations de crédit.
Ce type d’évènement exceptionnel peut conduire à un risque ponctuel de non-respect des ratios financiers (covenants) associés à certains contrats de financements, comme ce fut le cas pour l’aéroport Londres Gatwick qui a toutefois obtenu un de ses covenants financiers en septembre 2021.
Par ailleurs, dans ce contexte incertain, une attention particulière est portée aux tests de juste valeur des actifs, réalisés pour s’assurer que leur valeur recouvrable reste supérieure à la valeur comptable présentée à l’actif du bilan.

Facteurs de risque

Les risques susceptibles d’affecter la performance de VINCI sont identifiés, évalués et traités aux différents niveaux de l’organisation (holding, pôles, filiales), dans le cadre des règles de fonctionnement décentralisé en vigueur dans le Groupe.
Les entreprises du Groupe peuvent être soumises à des risques liés aux conditions environnementales et sociétales dans les territoires où elles interviennent. VINCI étant un acteur majeur de l’économie, tout risque avéré peut affecter l’image du Groupe dans son ensemble.

Risques opérationnels

Selon leur activité, les entreprises du Groupe sont exposées à des risques opérationnels spécifiques, dont la prévention, la gestion et le contrôle sont de nature différente.
Un des éléments clés du dispositif de gestion des risques de VINCI est l’existence de comités des Risques à chaque niveau de l’organisation, et notamment au niveau du holding du Groupe. Ce comité examine en amont les propositions d’engagement dans de nouveaux projets dans le cadre de consultations d’investissement préparées par les pôles, excédant certains seuils, lesquels sont fixés dans les directives générales données aux différents responsables des métiers du Groupe. La procédure de fonctionnement et les acteurs de ce comité sont décrits au paragraphe 3.4.3, page 169.

Risques métiers

ÉNERGIE ET CONSTRUCTION
Dans les métiers de l’énergie et de la construction, l’activité est réalisée pour le compte de nombreux clients, publics ou privés, dans une centaine de pays, à travers l’exécution de contrats de durée déterminée, pouvant aller de quelques semaines à plusieurs années.La mise en œuvre de ces contrats passe par une phase préalable d’études, suivie d’une phase de réalisation qui s’achève par la réception de l’ouvrage.

Risques métiers ÉNERGIE ET CONSTRUCTION
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
En phase amont (avant la signature du contrat)
- Mauvaise évaluation du projet, du client, du pays.
- Erreurs de conception, de chiffrage.
- Erreurs dans l’appréciation des clauses du contrat.
- Surestimation des ressources internes disponibles.
- Mauvaise évaluation de la sous-traitance.
Conséquences possibles :
- Difficultés organisationnelles, techniques, contractuelles, administratives et réglementaires dans la réalisation de l’objet du contrat, pouvant impacter les délais, les coûts, la trésorerie, la qualité et la réputation du Groupe.

- Analyse préalable conduite dans le cadre de réunions de sélection d’affaires.– Passage en comité des Risques en amont des remises d’offres (voir paragraphe 3.4.3, page 169) avec l’établissement de grilles de risques.
– Négociation avec le client pour un partage équilibré des risques.
– Évaluation du bon dimensionnement des équipes responsables.
– Prise en compte des retours d’expérience dans la phase d’études.
En phase aval (après la signature du contrat)
– Temps de préparation du projet insuffisant.
– Erreur dans le choix des équipements et des méthodes.
– Ressources en personnel et en fournitures insuffisantes ou inadaptées.
– Relations difficiles avec le client.
– Rencontre d’imprévus.
– Pollution ou accidents environnementaux.
– Changements imposés par le client en cours de chantier.
– Mauvaise gestion contractuelle.
– Variations des coûts des matériaux et fournitures.
– Rupture de la chaîne d’approvisionnement et pénurie de matières premières et de main-d’œuvre.
– Défaillance des partenaires (cotraitants, fournisseurs, sous-traitants) ou des clients.
– Contestation de la facturation et du décompte final par le client.
Conséquences possibles :
- Difficultés organisationnelles, techniques, contractuelles, administratives et réglementaires dans la réalisation de l’objet du contrat, pouvant impacter les délais, les coûts, la trésorerie et la qualité.
– Dommage aux tiers.
– Atteinte à la réputation du Groupe.

– Organisation de la préparation des chantiers.
– Mise en place de systèmes de gestion spécifiques et adaptés au métier (Codex chez VINCI Energies, Kheops et Orchestra chez VINCI Construction).
– Application de formules contractuelles de révision de prix ou prise en compte en amont de l’impact des variations des coûts non couverts par les formules.
– Transfert du risque aux sous-traitants et fournisseurs.
– Campagnes de sensibilisation aux risques environnementaux, contrôle et suivi des indicateurs de performance en matière d’environnement.– Choix préalable de solutions ou d’équipements robustes face aux aléas.
– Dialogue avec le client, mise en place de comités de règlement amiable et éventuellement actions en justice (contentieux).
– Mise en place de garanties de paiement, clauses contractuelles.
– Mise en place de polices d’assurance (voir paragraphe 3.5, pages 170 à 171).

CONCESSIONS
Les risques d’un contrat de concession, dont la durée peut varier de quelques années à plusieurs décennies, sont évalués avant la soumission, durant la phase d’études, généralement d’une durée beaucoup plus longue que dans les métiers de l’énergie et de la construction.
Les principaux risques liés à l’exploitation d’ouvrages concédés portent sur l’évolution du trafic, le niveau et la collecte des péages, ainsi que les coûts d’exploitation, d’entretien et de réparation définis dans le contrat de concession. Le trafic des concessions autoroutières est corrélé à l’activité économique et généralement affecté par l’évolution des prix des carburants. Les augmentations tarifaires sont déterminées par des formules contractuelles qui visent notamment à compenser le risque d’inflation. Dans les concessions aéroportuaires, le trafic peut être impacté par les phénomènes naturels ou météorologiques, ainsi que par les attentats ou menaces terroristes. Les tarifs sont fixés en fonction de la régulation applicable au contrat. Celle-ci peut ou non faire référence à une rémunération des capitaux investis.
Le passé a montré que des évènements sociaux peuvent perturber l’exploitation des concessions et occasionner des actes de vandalisme, comme ce fut le cas en fin d’année 2018 et en 2019 avec le mouvement des gilets jaunes en France. Une crise sanitaire de type Covid-19 peut également impacter de manière très significative le trafic des concessions, avec la mise en place de mesures de restriction des déplacements.
Pour toute infrastructure exploitée en concession, le coût de renouvellement des équipements, notamment les couches de roulement des autoroutes et des pistes d’aéroports, ainsi que le coût d’entretien des bâtiments doivent être provisionnés sur la base d’un plan prévisionnel de dépenses de gros entretien (voir note H.19.3 de l’Annexe aux comptes consolidés, pages 313 à 314).

Risques métiers CONCESSIONS
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
En phase d’études
– Établissement d’un business plan erroné.
– Mauvaise estimation des investissements.
– Difficultés de bouclage du montage financier.
– Contraintes liées à la régulation applicable.
– Manque de robustesse de l’environnement contractuel et géopolitique.
– Mauvaise estimation des impacts environnemental, social et sociétal du projet.
– Aléas juridiques ou fiscaux.
– Surcoût, allongement des délais.
– Retard, dégradation du projet.
– Projet non rentable.
– Remise en cause du contrat par le concédant.
– Atteinte à la réputation du Groupe.

– Passage en comité des Risques en amont des remises d’offres.
– Montage de l’opération en société de projet : afin de limiter les engagements et les montants investis par le Groupe dans celle-ci, son capital et son contrôle peuvent être partagés avec des partenaires et son financement majoritairement assuré par un endettement sans recours ou à recours limité contre les actionnaires.
– Certains risques peuvent rester à la charge de l’autorité concédante, notamment ceux concernant la mise à disposition des terrains.
– Recours à l’expertise des métiers de l’énergie et de la construction du Groupe.
– Implication des prêteurs en amont des projets.
– Recours à des conseils extérieurs.
– Analyse des impacts environnemental, social et sociétal du projet.
En phase de construction
– Mauvais choix des maîtres d’œuvre et des entreprises.
– Difficultés ou imprévus en cours de construction.
– Perturbations causées par des opposants.
- Évolution défavorable du contexte légal ou politique.
- Conséquences possibles :
– Surcoût, allongement des délais.
– Pénalités.
– Retard, dégradation du projet.
– Projet non rentable.

– Attention particulière portée à la phase de préparation, relations avec les parties prenantes. Mise en œuvre de la démarche Cooperate (guide de bonnes pratiques).
– Établissement des contrats de construction forfaitaires sur la base du principe back-to-back.
En phase d’exploitation
– Difficultés dans la gestion de la concession : vis-à-vis du concédant, des autorités de tutelle et/ou des usagers.
– Changement de loi, de fiscalité.
– Sanction(s) internationale(s) contre un partenaire ou un pays d’implantation.
– Dégradation de l’infrastructure.
– Dégradation significative des marchés de capitaux.
– Changement climatique, évènements climatiques extrêmes.
– Mouvements sociaux ou de contestation du péage.
- Conséquences possibles :
– Projet non rentable.
– Difficultés à refinancer le projet dans de bonnes conditions.
– Décision unilatérale du concédant de remettre en cause les termes du contrat.
– Difficultés financières des compagnies aériennes.
– Indisponibilité de l’infrastructure pouvant causer des pertes de revenus et des pénalités contractuelles.
– Atteinte à la réputation du Groupe.

– Revue approfondie de la rédaction du contrat initial et de l’établissement des contrats de régulation économique périodiques.
– Qualité du service rendu aux usagers.
– Application de procédures strictes en matière de surveillance et de maintenance. En France, pour les ouvrages d’art, suivi et application des règles de l’ITSEOA (instruction technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art, règlement de l’administration des Ponts et Chaussées).
– Analyse du risque de crédit des compagnies aériennes.

IMMOBILIER
Les activités de promotion immobilière sont soumises à de nombreux aléas administratifs, techniques, commerciaux, fiscaux, économiques, ainsi qu’à la défaillance éventuelle de partenaires ou de sous-traitants (constructeurs). Les opérations immobilières du Groupe sont essentiellement réalisées en France par VINCI Immobilier. Certaines filiales de VINCI Construction peuvent également être amenées à participer à des opérations de montage immobilier ou de promotion immobilière, avec une prise de risque limitée. Les engagements dépassant certains seuils font l’objet d’une autorisation préalable par le comité des Risques de VINCI. La politique du Groupe est de ne lancer un nouveau projet qu’après avoir atteint un taux de précommercialisation minimal.

Risques métiers IMMOBILIER
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
– Activité cyclique.
– Risque sur l’obtention des permis, recours des tiers.
– Mauvaise définition du projet et de l’offre (nombre et taille des logements, standing).
– Mauvais choix des entreprises (partenaires, sous-traitants).
– Dégradation de la solvabilité des investisseurs et des acquéreurs.
– Dégradation des conditions de crédit.
– Qualité des réalisations.
– Changement de la réglementation applicable, notamment en matière d’environnement
Conséquences possibles :
– Surévaluation du foncier.
– Non-obtention des permis de construire.
– Inadéquation de l’offre au marché.
– Refus de financement des acheteurs par les banques.
– Faiblesse de la demande.
– Taux de remplissage insuffisant (bureaux, résidences).
– Risque d’invendus.
– Surcoûts, retards, voire abandon de certains projets.
– Atteinte à la réputation du Groupe.
– Passage en comité des Risques préalablement aux acquisitions foncières et/ou au lancement des travaux sur les opérations immobilières.
– Spécialisation en pôles de compétences : résidentiel, immobilier d’entreprise, services immobiliers.
– Conditions suspensives dans les contrats d’achat de terrain (obtention de permis, taux de commercialisation, etc.).
– Limitation des opérations « en blanc », seuil de précommercialisation minimal requis.
– Renforcement des contrôles pour l’attribution et le suivi des travaux.
– Développement d’une stratégie « zéro réserve » dans le cadre de programmes qualité.

 

Acquisition et cession de sociétés

Acquisition et cession de sociétés
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Le développement du Groupe repose de longue date sur une politique proactive d’acquisition de nouvelles sociétés, de toutes tailles, dans tous ses métiers.
Les risques liés à ces acquisitions portent sur :
– la fiabilité des comptes fournis et du business plan établi par les vendeurs ;
– la continuité de la gouvernance et l’intégration des sociétés nouvellement acquises ;
– l’existence de contentieux cachés ;
– la « compatibilité culturelle » entre l’acquéreur et le vendeur ;
– l’atteinte à la réputation du Groupe ;
– l’atteinte à la conformité.
Les projets d’acquisition ou de cession d’activité sont soumis à l’accord du comité des Investissements de VINCI et, pour les plus significatifs, à celui du comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration (voir paragraphe 3.4.2 de la section C : Rapport sur le gouvernement d’entreprise, page 137), voire à celui du Conseil d’administration de VINCI (voir paragraphe 2 de la section C : Rapport sur le gouvernement d’entreprise, à partir de la page 121). Ces projets font l’objet d’une procédure « d’acquisitions et cessions d’actifs financiers » et d’une analyse des risques suivant une grille spécifique.

La politique de VINCI consiste à :
– viser la création de valeur pour les actionnaires de VINCI ;
– cibler des sociétés avec lesquelles des synergies peuvent être développées compte tenu de leur expertise, de leur positionnement dans le marché ou de leur implantation géographique ;
– en règle générale, prendre le contrôle majoritaire du capital des sociétés cibles, afin de limiter les risques liés à leur intégration et de pouvoir mettre en place rapidement les règles de gestion du Groupe ;
– rechercher une « compatibilité culturelle » afin de faciliter l’intégration des sociétés nouvellement acquises au sein du Groupe.

Risques juridiques

Relations contractuelles

L’activité du Groupe repose sur des contrats, généralement soumis aux lois des pays dans lesquels les projets sont exécutés, mais prévoyant si possible des clauses d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale, notamment pour les pays dont l’environnement juridique peut sembler insuffisamment protecteur.
Comme indiqué dans le paragraphe 2.1 Risques opérationnels (voir page 159), des différends peuvent survenir lors de l’exécution des contrats. Une information détaillée sur les principaux litiges et arbitrages dans lesquels le Groupe est impliqué est fournie en note M de l’Annexe aux comptes consolidés, à partir de la page 342. Ces litiges font l’objet d’un examen à la date d’arrêté des comptes, et, si nécessaire, des provisions sont constituées pour couvrir les risques estimés.

Risques juridiques Relations contractuelles
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
– Différence d’appréciation des éléments nouveaux en cours d’exécution des contrats.
– Changement dans la gouvernance du donneur d’ordres.
– Nouvelle jurisprudence.
– Mauvaise interprétation des clauses contractuelles.
La politique du Groupe vise à limiter les risques encourus en essayant de négocier avec les donneurs d’ordres, durant la phase d’offre, des dispositions contractuelles permettant de :
– répercuter au client les coûts et/ou délais supplémentaires résultant de modifications effectuées à sa demande après la signature du contrat ;
– arrêter le chantier en cas de non-paiement ;
– exclure les dommages indirects ;
– exclure ou limiter sa responsabilité en matière de pollution existante ;
– limiter sa responsabilité contractuelle sur l’ensemble du projet à une part raisonnable du montant du contrat ;
– plafonner les pénalités de retard et de performance à un pourcentage acceptable du montant du contrat ;
– prévoir un ajustement des dispositions contractuelles (prix, délai) en cas de modification législative, fiscale ou réglementaire ;
– obtenir la protection d’une clause de force majeure (risque politique, décision unilatérale du client ou du concédant, bouleversement économique, intempéries) ou de résiliation anticipée du projet ;
– obtenir une clause d’arbitrage international ;
– veiller à l’activation des couvertures d’assurance.

 

Conformité législative et réglementaire

Compte tenu de la diversité de leurs activités et de leurs implantations géographiques, les sociétés du Groupe sont soumises à un environnement législatif et réglementaire spécifique, variant selon le lieu d’exécution des prestations et les métiers concernés. Certains États mettent en place des législations pouvant avoir une portée extraterritoriale et s’appliquant ainsi aux sociétés du Groupe.
Celles-ci doivent notamment respecter les règles relatives :
• aux modalités de passation et d’exécution des contrats et marchés de droit public ou privé ;
• au droit de la construction, notamment les règles techniques régissant les prestations de services, de fournitures et de travaux applicables ;
• au droit de l’environnement, au droit économique, au droit du travail, au droit de la concurrence, au droit financier et boursier ;
• à la protection des données à caractère personnel ;
• aux obligations de vigilance et de prévention (lois françaises Sapin 2 et Vigilance notamment) ;
• aux sanctions internationales applicables par le biais notamment de diligences spécifiques et d’une veille régulière des réglementations concernées.

Risques juridiques Conformité législative et réglementaire
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Dans le domaine des concessions, outre les changements de dispositions législatives, réglementaires ou fiscales toujours possibles sur les durées longues de ces contrats, le Groupe se trouve dans une situation de dépendance à l’égard des autorités concédantes, qui peuvent disposer, comme c’est le cas en France, du pouvoir de modifier unilatéralement les termes et conditions des contrats en cours d’exécution (contrats de délégation de service public, de partenariat public-privé ou de concession), voire de résilier ces contrats moyennant une compensation.

Dans le cadre de leurs activités, les sociétés du Groupe sont susceptibles d’engager leur responsabilité civile contractuelle, délictuelle ou pénale, et ainsi de devoir en assumer les conséquences pécuniaires ou administratives. Par ailleurs, la responsabilité pénale des dirigeants ou des collaborateurs du Groupe peut être mise en cause.
Une large part des risques de non-conformité est ainsi susceptible de peser sur les dirigeants mandataires sociaux et les collaborateurs détenant une délégation de responsabilité, mais également sur les personnes morales. Les conséquences peuvent être financières (amendes) ou pénales (condamnation et/ou interdiction d’exercer).

Dans le droit de l’environnement, l’émergence de nouvelles réglementations relatives à la transition climatique telles que la RE2020 en France ou la taxonomie européenne peuvent constituer des risques avec des conséquences financières (pertes de projets en appel d’offres, amendes, impacts sur la rentabilité des projets en cours), morales et d’atteinte à la réputation du Groupe.
Les principales dispositions du contrôle légal et réglementaire sont décrites aux paragraphes 2.3 Respect des droits humains, page 199, et 2.4 L’éthique des affaires, page 201, de la section E : Informations sociales, sociétales et environnementales.

Les risques financiers afférents à la mise en jeu éventuelle de la responsabilité civile des sociétés du Groupe sont couverts dans certaines limites par des polices d’assurance décrites au paragraphe 3.5 Couverture des risques par les assurances, pages 170-171.

La capacité du Groupe à s’adapter aux nouvelles réglementations et la veille normative qu’il effectue lui permettent un contrôle significatif des risques de conformité législative et réglementaire.

Cyberrisques

La protection du capital informationnel de VINCI constitue un enjeu stratégique pour le Groupe, particulièrement à l’heure où tous ses métiers se digitalisent. Les cyberrisques constituent donc une préoccupation permanente pour le Groupe, qui travaille en continu sur le renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information et la sensibilisation de l’ensemble de ses salariés.

Cyberattaques

Les nouvelles pratiques collaboratives permettent de travailler au bureau, sur site ou à distance de manière plus fluide et plus efficace. Dans un monde hyperconnecté, elles sont devenues une source de vulnérabilité. Les systèmes d’information, essentiels à l’efficacité opérationnelle du Groupe, sont en effet exposés aux cyberattaques, lesquelles peuvent revêtir des formes très diverses et de plus en plus sophistiquées.
Les grands groupes internationaux sont confrontés fréquemment à des campagnes, parfois massives, de cyberattaques et à de nombreuses tentatives de fraude. L’accélération de cette tendance s’est confirmée en 2021, notamment pendant les périodes de confinement au cours desquelles le télétravail a été encouragé et s’est considérablement développé.

Cyberrisques Cyberattaques
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Cyberattaques : attaques des systèmes d’information (SI).
– Fuite d’information : déperdition ou divulgation de données.
– Cyberespionnage : écoute ou vol de données confidentielles.
Conséquences possibles :
– Atteinte à la réputation du Groupe.
– Perte financière.
– Indisponibilité des systèmes d’information.
– Non-conformité.
En 2021, VINCI a continué ses efforts de déploiement de sa politique générale de sécurité des systèmes d’information (SI), sous l’impulsion du référent cybersécurité au sein du comité Exécutif du Groupe.
Les principales actions suivantes ont été menées :
- présentations régulières par la direction des Systèmes d’information et le responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI), devant le comité Exécutif, de l’avancement des projets qui constituent le programme de cybersécurité du Groupe ;
- actualisation, avec les représentants de chacun des pôles, du plan pluriannuel sur la cybersécurité ;
- renforcement de l’équipe VINCI-CERT (Computer Emergency Response Team) en central et dans les pôles, dont le rôle est d’identifier les menaces et les vulnérabilités des SI, ainsi que d’apporter une expertise en cas de cyberincident ;
- contrôle de l’application des directives de sécurité des SI, qui précisent les règles de sécurité obligatoires pour chaque domaine du système d’information ;
- actualisation du « cybersecurity radar » de VINCI qui mesure le niveau de maturité en cybersécurité de l’ensemble des entités du Groupe ; - uniformisation et déploiement des mécanismes de sécurisation des postes de travail et de la gestion des identités numérique ;
- déploiement de nombreuses actions de sensibilisation à destination de l’ensemble des collaborateurs ;
- campagne de tests d’intrusion sur les infrastructures critiques du Groupe ;
- renforcement des dispositifs de résilience des infrastructures informatiques essentielles aux métiers du Groupe (redondance, reprise après incident) ;
- réalisation d’exercices de simulations de cybercrises Groupe et ciblées par métier ;
- audits internes de cybersécurité réalisés conjointement par les directions de l’Audit et des Systèmes d’information du holding.

Fraudes

Cyberrisques Fraudes
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Fraude : acte intentionnel d’un tiers ou d’un collaborateur visant à détourner des actifs du Groupe.
Un groupe décentralisé et diversifié comme VINCI est exposé aux risques de fraude interne ou externe, notamment sur les moyens de paiement. Les tentatives de fraude visent généralement les personnes impliquées dans la chaîne de paiement aux tiers.
Conséquences possibles :
- Perte financière.
- Atteinte à la réputation du Groupe.
La prévention de la fraude externe mobilise plusieurs services de la direction Financière, de la direction de la Sûreté et de la direction des Systèmes d’information du Groupe. Le dispositif central inclut un reporting sur une plateforme en ligne (avec un lien sur l’intranet VINCI) permettant une action immédiate des services centraux et une analyse des tentatives de fraude.
De plus, un dispositif de prévention des fraudes a été mis en ligne sur l’intranet du Groupe. Il comprend les instructions précisant la conduite à tenir dans les cas de suspicion de fraude, les lignes directrices concernant les moyens de paiement et les mesures de sensibilisation auprès des acteurs clés.
Des informations spécifiques et des recommandations sont régulièrement diffusées aux directeurs administratifs et financiers et aux référents antifraude.

Une fiche pratique rappelant les consignes à adopter en télétravail a été diffusée à l’ensemble des collaborateurs du Groupe.La prévention de la fraude interne s’appuie, quant à elle, sur la ainsi que sur des actions de sensibilisation ou de formation spécifiques. Elle est décrite dans la section E : Informations sociales, sociétaleset environnementales, page 201.
En outre, une nouvelle procédure intitulée « Prévention et lutte contre la fraude VINCI SA » a été publiée sur l’intranet du Groupe. Celle-ci traite de la fraude externe et interne, et fait la synthèse des acteurs du Groupe impliqués dans la lutte contre la fraude ainsi que de l’ensemble des dispositifs mis en place pour prévenir et lutter efficacement contre la fraude.

Risques sociaux et sociétaux

Les risques sociaux et sociétaux du Groupe sont décrits et complétés dans le chapitre E.4 du document d’enregistrement universel, relatif au plan de vigilance (voir page 233). Les informations disponibles dans cette section relèvent à la fois des enjeux extérieurs que les activités de VINCI font porter sur les questions sociales et sociétales, et de l’impact des enjeux sociaux et sociétaux sur les risques du Groupe.

Les entreprises du Groupe sont confrontées à des risques liés aux conditions de travail des salariés qu’elles emploient, mais aussi aux impacts significatifs sur les territoires dans lesquels elles agissent, auprès des populations et des parties prenantes concernées. Ces risques sociaux et sociétaux sont pris en compte à chaque étape des projets et analysés dès l’amont afin d’identifier les enjeux locaux et les attentes des parties prenantes, notamment des salariés et de leurs représentants. L’analyse des risques s’accompagne de la mise en place de mesures adaptées. Des analyses régulières sont menées tout au long de la vie d’un projet.

Droits humains

Les entreprises de VINCI sont ancrées dans des territoires aux normes du travail très diverses. Elles doivent également répondre à des normes internationales en matière de droits humains : le Global Compact, dont VINCI est signataire depuis 2003, les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, et les conventions fondamentales de l’Organisation inter-nationale du travail (OIT).
Les entreprises du Groupe veillent au respect des droits humains dans leurs opérations et attachent une grande importance aux conditions de travail de leurs collaborateurs et de leurs sous-traitants ainsi qu’au respect des communautés locales. Elles restent exposées à des alertes ou des controverses de la part d’organisations non gouvernementales, notamment des associations de défense des droits humains, de communautés locales et populations riveraines, d’organisations ou d’institutions internationales, ou encore de bailleurs de fonds institutionnels. Celles-ci sont de nature à affecter l’image du Groupe.

Risques sociaux et sociétaux Droits humains
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Risques inhérents à la nature des métiers de la construction : part importante de la main-d’œuvre, caractère cyclique et multiplicité des acteurs de la chaîne de valeur (sous-traitants, personnel intérimaire).
- Manque de formation du personnel et/ou de référentiels clairs, non-respect des règles du Groupe.
- Expropriations des populations locales par les parties prenantes publiques.
Conséquences possibles :
- Dégradation des relations avec les parties prenantes.
- Procédures judiciaires et conflits potentiels avec les instances de représentationdu personnel, les organisations non gouvernementales et les associations de protection des droits.
- Manque de crédit auprès des investisseurs et des organisations internationales.
- Atteinte à la réputation du Groupe.
- Élaboration et diffusion du Guide VINCI des droits humains (), identifiant les risques du Groupe et les lignes directrices associées en faveur des droits humains.
- Identification des potentielles sources de controverse sur les projets et des risques encourus dans les territoires.
- Mise en place de méthodes de concertation, d’outils juridiques et de management adaptés (clauses pour les sous-traitants, élections de délégués du personnel, dialogue avec les communautés locales, etc.).
- Conduite d’évaluation des droits humains auprès des filiales.
- Mise en place de formations et d’actions de sensibilisation dédiées auprès des managers et des collaborateurs.
- Participation à des initiatives sectorielles et collaboratives en matière de droits humains.

 

Santé-sécurité et sûreté des salariés et sous-traitants

Santé et sécurité
Les projets et les opérations, souvent complexes, réalisés par le Groupe sont soumis à des contraintes pouvant menacer les conditions d’hygiène, de sécurité, de santé et de qualité de vie au travail des salariés des entreprises de VINCI et des entreprises sous-traitantes. Les référents santé-sécurité des pôles du Groupe ont identifié plusieurs risques majeurs.
En cas d’accident ou de presque-accident, l’activité de l’entreprise concernée peut être fortement affectée, et la reprise de cette activité est conditionnée à la mise en œuvre de mesures correctives appropriées.

Sureté
Compte tenu du grand nombre de pays où le Groupe est présent, certaines activités peuvent être affectées par diverses formes d’instabilité sociale ou politique (actes de terrorisme, conflits armés, embargos, saisies de comptes bancaires ou de matériels, etc.) ainsi que par des actes de malveillance, délictueux (vandalisme, vols sur chantier) ou criminels (agressions, enlèvements).

Santé-sécurité et sûreté des salariés et sous-traitants
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Santé-sécurité
Devant la complexité et les contraintes grandissantes sur les chantiers, les risques majeurs identifiés sont liés :
- aux masses en mouvement (engins, véhicules, équipements) ;
- aux chutes d’objets ou de charges ;
- au travail en hauteur ;
- aux appareils sous tension ;
- aux outils mécaniques portatifs ;
- à la circulation routière ;
- aux crises sanitaires (épidémies ou pandémies).
Conséquences possibles :
- Conditions de santé et de sécurité dégradées pour les salariés et sous-traitants.
- Allongement des délais de réalisation (interruptions de chantier) et pertes d’exploitation.
- Atteinte à la réputation du Groupe.

Analyse préalable des risques encourus le plus en amont possible et lors du démarrage des opérations.
- Fourniture d’équipements de protection individuelle adaptés.
- Mise en place de procédures de prévention et de modes opératoires issus de l’évaluation des risques (balisages, garde-corps, escaliers, etc.).
- Réalisation d’audits dédiés et de certifications (OHSAS, ISO 45001).
- Organisation de formations et d’évènements de sensibilisation.
- Utilisation d’outils de remontée d’informations, notamment numériques.
- Mise en place de partenariats avec des organismes extérieurs tels que l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi).
- Inscription de clauses dédiées dans les contrats avec les sous-traitants.
- Mise en place de dispositifs de télétravail pour les collaborateurs dont la présence sur site n’est pas requise.
- Respect des mesures sanitaires mises en place par les autorités locales (en France, le guide de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics notamment).
Sureté
Le contexte géopolitique local est lié aux enjeux économiques, sociaux et politiques des territoires. Il influe sur les conditions de sûreté des salariés et sous-traitants.
Conséquences possibles :
- Conditions de sûreté dégradées pour les salariés.
- Atteinte à la continuité d’activité avec de potentielles conséquences contractuelles.

- Veille géopolitique et sécuritaire permanente, et diffusion d’informations sur l’évolution des risques aux directions des entreprises et des projets.
- Mise à disposition de chauffeurs dans les zones à risque.
- Recommandations particulières pour la protection des personnes et des biens.
- Programmes de sensibilisation des collaborateurs voyageurs et expatriés.
- Audits et plans particuliers de protection.
- Application des mesures de gestion de crise.
- Échanges avec les clients sur les conditions d’arrêt partiel ou total d’activité.
- Analyse approfondie lors des réunions du comité des Risques de VINCI pour la prise d’affaires dans les pays à risque.

 

Attraction et rétention des talents

L’enjeu de l’attraction et de la rétention des talents est essentiel dans un groupe où l’activité des chantiers évolue très vite et où la spécialisation des métiers et des expertises donne un avantage concurrentiel dans les réponses aux appels d’offres.

Attraction et rétention des talents
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Manque d’attractivité des métiers du Groupe, faible notoriété de la marque employeur des entreprises du Groupe.
- Manque d’incitations et d’évolutions professionnelles.
Conséquences possibles :
- Difficultés à conserver des salariés qualifiés et formés aux métiers spécifiques du Groupe.
- Difficultés à répondre aux besoins des projets.
- Délais ou annulation des projets.
- Atteinte à la réputation en cas de défaut de la qualité des ouvrages en raison d’un manque de compétences.

- Accroissement des compétences des salariés du Groupe selon un cycle de développement du capital humain (objectifs de formation et d’évolution dans l’entretien annuel).
- Mise en place d’un programme de formation pour chaque collaborateur.
- Développement de programmes favorisant les mobilités internes.
- Mise en place de partenariats locaux avec des acteurs économiques, sociaux, institutionnels, académiques ou associatifs.
- Mise en œuvre de programmes de développement des compétences à destination de salariés recrutés localement, notamment dans le cadre de contrats d’insertion.
- Développement des actions favorisant la diversité dans les équipes en luttant contre les discriminations au sein des entreprises du Groupe.
- Association des salariés au partage des fruits de la performance du Groupe.
- Développement d’actions favorisant l’engagement citoyen des salariés du Groupe.

Risques environnementaux

Les entreprises du Groupe peuvent être soumises à des risques liés aux conditions de l’environnement des projets et territoires dans lesquels elles interviennent, notamment aux risques liés au changement climatique et à la contamination potentielle des milieux naturels.Ces risques environnementaux sont analysés dès la phase d’appels d’offres, au regard des enjeux humains, techniques, financiers et juridiques qu’ils génèrent. Les solutions élaborées et dimensionnées avec les équipes de développement prennent en compte le plus en amont possible ces enjeux. Une analyse est réalisée afin de définir les modalités de préservation de l’environnement sur les territoires. Elle est complétée, le cas échéant, d’une consultation auprès des parties prenantes locales et réévaluée régulièrement en fonction de l’évolution des activités. Des solutions techniques et organisationnelles appropriées sont mises en œuvre pour réduire les risques. Les compagnies d’assurances sont également impliquées dans l’analyse, afin d’adapter leurs contrats aux risques résiduels du projet.
La prise en compte de ces risques évolue tout au long de la vie des projets, y compris lors de la phase d’exploitation des infrastructures. Les coûts de remise en état liés à des évènements climatiques majeurs peuvent être partiellement pris en charge par les compagnies d’assurances. Au-delà des aspects économiques, les risques environnementaux s’apprécient en termes d’image et de réputation, l’exploitation pouvant être durablement affectée par leurs conséquences. Dans une perspective de plus long terme, l’évolution de la réglementation liée à la transition écologique peut aussi constituer un facteur de risques (voir paragraphe 2.2.2 : Conformité législative et réglementaire, page 162).
Les enjeux environnementaux relatifs aux activités du Groupe et leurs conséquences potentielles sur l’environnement sont détaillés plus spécifiquement dans la section E de la déclaration de performance extra-financière, pages 203 à 233.

Risques physiques liés au changement climatique

Dans le contexte du changement climatique, l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des phénomènes climatiques extrêmes rend les risques environnementaux de plus en plus significatifs pour les activités du Groupe. Ils comprennent :
• les « tempêtes », terme général qui recouvre les phénomènes climatiques provoquant rafales de vents et précipitations (pluie, neige ou grêle) ;
• les fortes variations de température (canicules, périodes de froid) ;
• les inondations, par crue, par ruissellement à la suite de précipitations trop importantes ou par submersion marine, pouvant provoquer des glissements de terrain et renforcer les phénomènes d’érosion ;
• les éboulements ou d’autres mouvements des sols comme le risque de retrait-gonflement des argiles, pouvant affecter les bâtiments et les infrastructures.

Risques physiques liés au changement climatique
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Raréfaction des ressources, extension des zones de stress hydrique.
- Phénomènes climatiques extrêmes.
Conséquences possibles :
- Dommages aux installations et aux matériels.
- Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
- Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses nécessaires à l’entretien ou à la remise en état des infrastructures et matériels, pertes liées à l’exploitationet à l’allongement des délais de réalisation des projets.
- Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).
- Identification préalable des risques encourus sur le territoire concerné et mise en place de moyens techniques d’atténuation des phénomènes climatiques extrêmes (batardeaux, pompes, bassins, éléments de refroidissement, etc.).
- Mise en place d’un (BCP) pour certains actifs concédés (aéroports, par exemple).
- Mise en œuvre de procédures d’urgence, en coopération avec les acteurs locaux, pour répondre aux évènements climatiques extrêmes (journées « intempéries » pour les salariés, évacuation du matériel, etc.) ainsi que pour la reprise d’activité après les évènements.
- Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.

Raréfaction des ressources

Les modifications de l’équilibre climatique naturel s’accompagnent d’une raréfaction de certaines matières premières (minéraux, métaux rares, énergies fossiles) et de l’extension des zones de stress hydrique. Pour certaines activités du Groupe dépendant de la disponibilité de ces ressources, leur diminution a une influence directe sur les capacités d’approvisionnement nécessaires à l’exécution des projets et des concessions.

Raréfaction des ressources
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Raréfaction des ressources.
- Extension des zones de stress hydrique.
Conséquences possibles :
- Impacts financiers du fait de l’augmentation possible du coût de certains matériaux.
- Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).
- Mise en œuvre de solutions d’écoconception visant à réduire l’usage de certaines matières premières et à réemployer, réutiliser ou recycler les matériaux de déconstruction dans une démarche d’économie circulaire.
- Identification des zones de stress hydrique sur les sites des projets afin d’adapter les méthodes de construction et d’exploitation.
- Réduction des consommations d’eau et développement de solutions de réutilisation de l’eau sur certains sites.
- Adaptation des procédés.

Qualité des milieux et présence de contaminants

Le risque d’intervenir sur une parcelle dégradée ou polluée est substantiel, notamment en milieu urbanisé où, par le passé, l’activité industrielle est susceptible d’avoir eu des incidences négatives sur les sols et les milieux naturels. En l’absence de connaissance du responsable de la dégradation observée, il est souvent du ressort de l’aménageur de procéder à la restauration du site pour assurer la pérennité des nouveaux bâtiments et infrastructures. Les travaux de comblement de carrières, de dépollution de sols, de traitement des déchets ont des impacts importants sur les coûts et délais de certains chantiers et projets d’aménagement. Par ailleurs, la valorisation ou le traitement de matériaux nécessite également de s’assurer de l’absence de contaminants, y compris d’espèces végétales considérées comme envahissantes.

Qualité des milieux et présence de contaminants
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Risque d’intervention sur une parcelle dégradée ou polluée.
Conséquences possibles :
Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses pour la remise en état des sites concernés et à l’allongement des délais.
Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).
- Identification des terrains pollués et dégradés, estimation des coûts associésà un traitement.
- Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.
- Protection des salariés travaillant sur des terrains qui présentent des risques.
- Mise en œuvre de techniques et filières de dépollution et de retraitement des éléments pollués ou dégradés.

Risques éthique des affaires

Les entreprises du Groupe opèrent de manière autonome dans un environnement international avec une multitude de parties prenantes participant aux opérations ou étant impactées par celles-ci : maîtres d’ouvrage et assistants, concédants, autorités de régulation, maîtres d’œuvre, architectes, bureaux d’études, cotraitants, sous-traitants, fournisseurs (dont certains sont locaux : fournisseurs de matériaux, de béton, de granulats, d’eau, etc.), prestataires de services (contrôleurs, transporteurs, transitaires, affréteurs, assureurs, banquiers, etc.), riverains, communautés, usagers, etc.

Par ailleurs, le développement du Groupe à l’international, notamment par des opérations de croissance externe, accentue le risque d’être exposé à des fraudes internes ou externes, à des violations de ses principes éthiques ou des réglementations, en particulier en matière de corruption. Si de telles violations étaient commises, VINCI serait passible d’amendes, de mesures d’exclusion des marchés publics, de redressement ou de résiliation de contrats. De plus, ces violations risqueraient de porter atteinte à son image, à la confiance de ses investisseurs, clients et partenaires, de ternir sa réputation et d’affecter sa capacité à soumissionner à des appels d’offres.

Risques éthique des affaires
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Violation des principes éthiques du Groupe.
- Violation des réglementations anticorruption.
- Violation des règles de la concurrence.
Conséquences possibles :
- Atteinte à l’image et à la réputation du Groupe.
- Atteinte à la confiance des investisseurs, clients ou partenaires.
- Exclusion des marchés publics.
- Amendes.
- Redressement ou résiliation de contrats.

- Engagement fort du management au plus haut niveau.
- Gouvernance structurée :
• le comité Éthique et Vigilance (composé de sept membres, dont cinq membres du comité Exécutif) supervise l’évolution et le déploiement des dispositifs de conformité couverts par la Charte éthique et comportements notamment en matière de :
- prévention de la corruption,
- prévention des atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant des activités du Groupe ;
• le club Éthique et Conformité, réunissant la directrice éthique et vigilance, le directeur de l’audit et des représentants de chacun des pôles et des divisions, assure une veille sur les législations relatives à l’éthique et le partage des bonnes pratiques ;
• le club des référents RGPD accompagne les pôles afin de garantir la conformité du Groupe au regard du règlement n° 2016/679 sur la protection des données (RGPD).
- Programmes de formation et d’information, afin de détecter et de prévenir les faits de corruption, notamment par une large diffusion au sein du Groupe et auprès de ses partenaires de la Charte éthique et comportements et du Code de conduite anticorruption.
- Évaluation multicritère des tiers (clients, fournisseurs, sous-traitants, prestataires) par des questionnaires, due diligences et audits qualité.
- Dispositif d’alerte : VINCI Integrity, plateforme numérique ouverte de signalement de manquements graves aux règles et engagements du Groupe.

La description du dispositif interne de VINCI pour gérer les risques éthiques est détaillée au paragraphe 2.4 : L’éthique des affaires, de la section E : Informations sociales, sociétales et environnementales, page 201.

Risques financiers et économiques

Évolution du contexte économique et fiscal

Risques financiers et économiques Évolution du contexte économique et fiscal
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Dégradation du contexte économique des marchés sur lesquels opère VINCI
- Ralentissement de la demande.
- Renforcement de la concurrence.

- Diversification des métiers du Groupe.
- Diversification géographique de l’activité.
- Contrôle des prises de commandes en amont.
- Suivi du carnet de commandes et des marges.
- Réactivité et agilité des entreprises du Groupe.
Évolution non prévue de la fiscalité
- Impact sur les offres déjà remises aux clients, sur les marges des entreprises du Groupe et sur la valorisation des opérations de croissance externe.
- Risques de nature déclarative (dépôt tardif, inexactitudes ou manquements déclaratifs) ou technique (manque de formalisation, mauvaise interprétation d’une règle, etc.), qui peuvent par incidence avoir des impacts réputationnels et des conséquences financières négatives.
- Engagement du Groupe à remplir ses obligations fiscales dans le respect des droits locaux et internationaux en vigueur.
- Suivi des évolutions fiscales par les directions financières des entreprises du Groupe et du Holding.

 

Risques financiers

La gestion des risques financiers est détaillée dans la note J.27 de l’Annexe aux comptes consolidés, page 326.

Risques financiers - Risque de liquidité au titre
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
a) Risque de liquidité au titre, notamment :
- des obligations de remboursement de la dette existante ;
- des engagements de financement des programmes d’investissement des sociétés concessionnaires ;
- des besoins généraux du Groupe.

- Préservation de la notation financière (voir point c).
- Allongement de la maturité de la dette.
- Diversification des sources de financement.
- Centralisation de la trésorerie des pôles.
- Maintien d’un niveau minimum de trésorerie nette gérée en central.
- Mise en place de lignes de crédit confirmées non utilisées .
- Mise en place d’un reporting au sein du Groupe pour suivre l’évolution des covenants financiers et, le cas échéant, négocier avec les prêteurs pour prévenir les cas de défauts potentiels liés au non-respect des covenants.
Risques financiers - Risque de marché
b) Risque de marché
- Risque de taux : évolution des taux d’intérêt et des marges de crédit appliquées par les prêteurs.
- Risque de change pour les activités et investissements réalisés hors zone euro.
- Risque matières premières sur les approvisionnements (bitume, carburant, béton, métaux, bois, etc.) et sur les sources de revenus de certains clients.
- Risque sur actions : participation dans des entités cotées, autodétention, actifs de couverture d’engagement de retraite, etc.
- Risque lié à l’inflation.
- Étroitesse des marchés financiers dans les pays émergents.
- Risques de non-transfert.

- Centralisation des opérations de marché (front office).
- Politique de variabilisation de la dette nette (en fonction d’un multiple d’Ebitda), maintien du solde de dette nette à taux fixe afin de maîtriser au mieux les frais financiers du Groupe.
- Politique de couverture du risque de change transactionnel (couverture systématique) et patrimonial (analyse de la pertinence devise par devise).
- Gestion au cas par cas du risque de fluctuation des prix des matières premières (avances de démarrage, accords avec les fournisseurs, utilisation d’instruments dérivés).
- Revues périodiques des actifs de couverture d’engagement de retraite.
Risques financiers - Risque de dégradation de la notation financière
c) Risque de dégradation de la notation financière des entités notées du Groupe (VINCI SA, ASF, Cofiroute, Londres Gatwick) à la suite :
- d’évènements affectant matériellement la situation financière de VINCI ou de ses filiales ;
- d’une modification significative du profil de métiers du Groupe ;
- d’un changement de méthodologies des agences ;
- avec pour conséquence un renchérissement des conditions de financement du Groupe, voire un accès plus difficile aux financements sur les marchés.

- Mise en place d’un monitoring des ratios financiers (réels et prévisionnels) suivis par les agences, contribuant à la détermination de la notation.
- Échanges réguliers avec les agences de notation et suivi des changements de méthodologie susceptibles d’affecter la notation du Groupe.
- Lors d’études d’acquisitions importantes, présentation de projections financières aux agences de notation afin d’obtenir leur avis sur les impacts éventuels sur la notation du Groupe.
Risques financiers - Risque de contrepartie
d) Risque de contrepartie dans le cadre des contrats et instruments financiers souscrits auprès de banques et d’institutions financières, dans l’hypothèse où le débiteur ne pourrait honorer tout ou partie de ses engagements.
- Centralisation de la trésorerie et des besoins de financements des pôles.
- Placement de la trésorerie sur des supports court terme liquides, auprès de banques relationnelles (critères de rating minimum) et sur des OPCVM monétaires, avec suivi centralisé des plafonds d’expositions et ratios d’emprise.
Mise à jour : 09/06/2022