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La gestion des activités du Groupe intègre les principaux risques détaillés dans le tableau ci-dessous. Le niveau de criticité de chacun de ces risques (élevé, intermédiaire, modéré) a été déterminé en fonction de leur probabilité d’occurrence, de l’ampleur anticipée de leur impact négatif au niveau Groupe et après prise en compte des procédures de gestion afin de présenter un impact net.

Les impacts de la pandémie de la Covid-19 font l’objet d’une description spécifique, et sont également repris dans ce tableau de synthèse.

Les impacts de la pandémie de la Covid-19
Type de risquesDescription Niveau de criticitéImpacté par la Covid-19Évolution
Opérationnels
Branche contracting+
• Phase amontÉlevé
• Phase avalIntermédiaireoui
Branche concessions
• Phase étudesIntermédiaire
• Phase constructionIntermédiaire
• Phase exploitationÉlevéoui
Métiers de l'immobilierIntermédiaireoui
Acquisitions et cessions de sociétésIntermédiaire
Juridiques
Relations contractuellesÉlevé=
Conformité législative et réglementaireIntermédiaire
Cyberrisques
CyberattaquesÉlevéoui+
FraudesIntermédiaireoui
Sociaux et sociétaux
Droits humainsÉlevé+
Santé-sécurité et sûreté des salariés et sous-traitantsÉlevéoui
Attraction et rétention des talentsModéré
Environnementaux
Changements climatiques et raréfaction des ressourcesÉlevé+
Qualité des milieux et présence de contaminantsIntermédiaire
Éthiques
Violation des principes éthiques du GroupeModéré=
Financiers et économiques
Évolution du contexte économique et fiscalÉlevéoui+
Risques financiersIntermédiaireoui

 

Impacts de la Covid-19

Une crise sanitaire majeure s’est développée à l’échelle mondiale depuis le début de l’année 2020. Pour limiter la propagation du virus, de multiples mesures restrictives ont été décidées dans de nombreux pays : mise en quarantaine, interdiction des regroupements de population, fermeture des lieux accueillant du public, limitation, voire interdiction, des déplacements, confinement d’une grande partie de la population, couvre-feux, etc. Les situations ont été adaptées en fonction de l’évolution de la pandémie.

Les activités de VINCI s’en sont trouvées impactées de manière significative. Dans ce contexte, le Groupe a mis en œuvre des mesures permettant d’ajuster le niveau d’activité et les dépenses opérationnelles, de revoir le phasage des investissements et de renforcer sa liquidité financière.

La pandémie a eu des effets sur les facteurs de risques suivants :

Risques opérationnels

- Branche contracting : phase de réalisation des contrats (phase aval)
Durant la première vague de la crise sanitaire, l’activité a été très faible en France dans le bâtiment et les travaux publics pendant près de deux mois à compter de la mi-mars 2020, conséquence de l’entrée en confinement et de contraintes administratives et logistiques. Dans de nombreux autres pays, elle s’est, en revanche, maintenue à des niveaux proches de la normale, la situation ayant toutefois évolué en fonction des mesures décidées par les autorités sanitaires locales. La situation s’est progressivement améliorée à partir de la seconde quinzaine d’avril, y compris en France, grâce à l’adaptation des équipes à ce nouveau contexte de travail et aux mesures sanitaires mises en place. L’activité est ainsi revenue, au cours du 2e trimestre 2020, proche de son niveau normal dans tous les pôles.
La rentabilité opérationnelle des entités du contracting a été affectée par la sous-activité au plus fort de la crise sanitaire, ne permettant pas la couverture des charges fixes pendant cette période, ainsi que par des surcoûts générés par la mise en place de mesures barrière sur les chantiers. Une partie de ces surcoûts a toutefois pu donner lieu à indemnisation de la part des clients.
Par ailleurs, une partie des coûts salariaux a pu être compensée par des dispositifs d’activité partielle mis en place par certains gouver-nements, notamment en France.

- Branche concessions : phase d’exploitation
Le trafic des réseaux autoroutiers de VINCI a été impacté par les mesures de restriction de la circulation. En France, VINCI Autoroutes a subi une très forte contraction du fait de l’entrée de la France en confinement le 17 mars. Il s’est ensuite redressé rapidement en deux temps, dès lors que les mesures de restrictions de circulation ont été levées (le 11 mai partiellement, puis le 2 juin totalement), pour retrouver au cours de l’été un niveau proche de celui de 2019. À la suite du reconfinement en novembre 2020, le trafic a de nouveau subi une baisse importante pour ensuite se redresser en toute fin d’année.

Le secteur aérien, premier touché (dès le mois de février 2020 en Asie), aura été aussi l’un des plus durement affectés par la pandémie et la mise en place de dispositifs de restriction des déplacements à l’échelle mondiale (mise en quarantaine, confinement des populations, fermeture de frontières, interdiction de vols commerciaux). Le trafic restait encore très faible en fin d’année 2020. Le rythme de la reprise sera conditionné à des facteurs tels que la levée des restrictions aux voyages, l’efficacité et la vitesse des campagnes de vaccination, et l’ampleur de la crise économique.

Dans ce contexte, les résultats des filiales concessionnaires du Groupe ont été fortement impactés par les baisses de chiffre d’affaires qu’elles ont subies, leurs coûts étant essentiellement fixes.

- Immobilier
Les opérations immobilières en France ont été affectées par les effets de la pandémie sur les chantiers, tels que décrits ci-dessus dans le contracting, et également par les difficultés à obtenir les permis de construire nécessaires au lancement des opérations.

Cyberrisques et fraudes
Le recours important au télétravail dès le début de la crise sanitaire a augmenté les cyberrisques. L’augmentation des connexions à distance est une source de vulnérabilité face à des actes malveillants. Le renforcement des dispositifs de sécurité informatique du Groupe a toutefois permis de protéger les systèmes d’information.

Risques sociaux et sociétaux
La situation sans précédent, causée par la pandémie, a conduit à renforcer la vigilance du Groupe face aux risques de santé-sécurité pour ses salariés, partenaires, sous-traitants, clients et autres parties prenantes. Des démarches auprès des pouvoirs publics ont été entreprises aux côtés des organisations professionnelles afin de définir les conditions permettant la reprise progressive des travaux, tout en assurant la sécurité sanitaire des intervenants, priorité absolue pour VINCI. Les mesures déployées pour atténuer ce risque sont détaillées dans la section E, dans les parties 1.1.2, pages 190 à 193, 4.3.2, pages 247 à 248, 4.3.3, pages 248 à 252, 4.4.3, et pages 256 à 260.

Risques financiers et économiques
La crise sanitaire et la crise économique qui en découle ont eu des impacts sur la situation financière de certaines des filiales du Groupe, mettant en péril leurs notations de crédit, attribuées par les agences de notation.
Ce type d’évènement exceptionnel peut conduire à un risque ponctuel de non-respect des ratios financiers (covenants) associés à certains contrats de financements, comme ce fut le cas pour l’aéroport de Londres Gatwick qui a toutefois obtenu un waiver de ses covenants financiers en septembre 2020. Ce point est décrit dans la note J.25.3, page 333 de l’annexe aux comptes consolidés.Par ailleurs, dans ce contexte incertain, une attention particulière est portée aux tests de juste valeur des actifs, réalisés pour s’assurer que leur valeur recouvrable reste supérieure à la valeur comptable présentée à l’actif du bilan.

Facteurs de risque

Les risques susceptibles d’affecter la performance de VINCI sont identifiés, évalués et traités aux différents niveaux de l’organisation (holding, pôles, filiales), dans le cadre des règles de fonctionnement décentralisé, en vigueur dans le Groupe. Les entreprises du Groupe peuvent être soumises à des risques liés aux conditions environnementales et sociétales dans les territoires où elles interviennent. VINCI étant un acteur majeur de l’économie, tout risque avéré peut affecter l’image du Groupe dans son ensemble.

Risques opérationnels

Selon leur activité, les entreprises du Groupe sont exposées à des risques opérationnels spécifiques, dont la prévention, la gestion et le contrôle sont de nature différente.
Un des éléments clés du dispositif de gestion des risques de VINCI est l’existence de comités des Risques à chaque niveau de l’organisation, et notamment au niveau du holding du Groupe. Ce comité examine en amont les propositions d’engagement ou d’investissement préparées par les pôles, excédant certains seuils, lesquels sont fixés dans les directives générales données aux différents responsables des métiers du Groupe. La procédure de fonctionnement et les acteurs de ce comité sont décrits au paragraphe 3.4.3, pages 180-181.

Risques métiers

CONTRACTING
Dans le contracting, l’activité est réalisée pour le compte de nombreux clients, publics ou privés, dans une centaine de pays, à travers l’exécution de contrats de durée déterminée, pouvant aller de quelques semaines à plusieurs années.La mise en œuvre de ces contrats passe par une phase préalable d’études suivie d’une phase de réalisation, qui s’achève par la réception de l’ouvrage.

Risques métiers CONTRACTING
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
En phase amont (avant la signature du contrat)
- Mauvaise évaluation du pays, du client, du projet.
- Erreurs de conception, de chiffrage.
- Erreurs dans l’appréciation des clauses du contrat.
- Surestimation des ressources internes disponibles.
- Mauvaise évaluation de la sous-traitance.
Conséquences possibles :
- Difficultés organisationnelles, techniques, contractuelles, administratives et réglementaires dans la réalisation de l’objet du contrat, pouvant impacter les délais, les coûts, la trésorerie et la qualité.

- Analyse préalable conduite dans le cadre de réunions de sélection d’affaires.
- Passage en comité des Risques en amont des remises d’offres (voir paragraphe 3.4.3, pages 180-181) avec l’établissement de grilles de risques.
- Négociation avec le client pour un partage équilibré des risques.
- Évaluation du bon dimensionnement des équipes responsables.- Prise en compte des retours d’expérience dans la phase d’études.
En phase aval (après la signature du contrat)
- Temps de préparation du projet insuffisant.
- Erreur dans le choix des équipements et des méthodes.
- Ressources en personnel et en fournitures insuffisantes ou inadaptées.
- Relations difficiles avec le client.
- Rencontre d’imprévus.
- Changements imposés par le client en cours de chantier.
- Mauvaise gestion contractuelle.
- Inflation des coûts.
- Défaillance des partenaires (cotraitants, fournisseurs, sous-traitants) ou des clients.
- Contestation de la facturation et du décompte final par le client.
Conséquences possibles :
- Difficultés organisationnelles, techniques, contractuelles, administratives et réglementaires dans la réalisation de l’objet du contrat, pouvant impacter les délais, les coûts, la trésorerie et la qualité.
- Dommage aux tiers.
- Atteinte à la réputation du Groupe.

- Organisation de la préparation des chantiers.
- Mise en place de systèmes de gestion spécifiques et adaptés au métier (Codex chez VINCI Energies, Kheops chez Eurovia, Orchestra chez VINCI Construction).
- Application de formules de révision de prix.
- Transfert du risque aux sous-traitants et fournisseurs.
- Choix préalable de solutions ou d’équipements robustes face aux aléas.
- Dialogue avec le client, mise en place de comités de règlement amiable et éventuellement actions en justice (contentieux).
- Mise en place de garanties de paiement, clauses contractuelles.
- Mise en place de polices d’assurance (voir paragraphe 3.5, pages 182 à 183).

CONCESSIONS
Les risques d’un contrat de concession, dont la durée peut varier de quelques années à plusieurs décennies, sont évalués avant la soumission, durant la phase d’études, généralement d’une durée beaucoup plus longue que dans le contracting.
Les principaux risques liés à l’exploitation d’ouvrages concédés portent sur l’évolution du trafic, le niveau et la collecte des péages, ainsi que les coûts d’exploitation, d’entretien et de réparation définis dans le contrat de concession. Le trafic des concessions auto-routières est corrélé à l’activité économique et généralement affecté par l’évolution des prix des carburants. Les augmentations tari-faires sont déterminées par des formules contractuelles qui visent notamment à compenser le risque d’inflation. Dans les concessions aéroportuaires, le trafic peut être impacté par les phénomènes naturels ou météorologiques, ainsi que par les attentats ou menaces terroristes. Les tarifs sont fixés en fonction de la régulation applicable au contrat. Celle-ci peut ou non faire référence à une rémuné-ration des capitaux investis. La fin de l’année 2018 et le début de l’année 2019 ont montré que des évènements sociaux peuvent perturber l’exploitation des concessions et occasionner des actes de vandalisme. Une crise sanitaire de type Covid-19 peut également impacter de manière très significative le trafic des concessions, avec la mise en place de mesures de restriction des déplacements.
Pour toute infrastructure exploitée en concession, le coût de renouvellement des équipements, notamment les couches de roulement des autoroutes et des pistes d’aéroports, ainsi que le coût d’entretien des bâtiments doivent être provisionnés sur la base d’un plan prévisionnel de dépenses de gros entretien (voir note H.19 de l’Annexe aux comptes consolidés, page 312).

Risques métiers CONCESSIONS
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
En phase d’études
- Établissement d’un business plan erroné.
– Mauvaise estimation des investissements.
– Difficultés de bouclage du montage financier.
– Contraintes liées à la régulation applicable.
– Manque de robustesse de l’environnement contractuel et géopolitique.
– Mauvaise estimation des impacts environnementaux.
– Aléas juridiques ou fiscaux.
- Conséquences possibles :
- Surcoût, allongement des délais.
– Retard, dégradation du projet.
– Projet non rentable.
– Remise en cause du contrat par le concédant.
– Atteinte à la réputation du Groupe.

- Passage en comité des Risques en amont des remises d’offres.
– Montage de l’opération en société de projet : afin de limiter les engagements et les montants investis par le Groupe dans celle-ci, son capital et son contrôle peuvent être partagés avec des partenaires et son financement majoritairement assuré par un endettement sans recours ou à recours limité contre les actionnaires.
– Certains risques peuvent rester à la charge de l’autorité concédante, notamment ceux concernant la mise à disposition des terrains.
– Recours à l’expertise de la branche contracting du Groupe.
– Implication des prêteurs en amont des projets.
– Recours à des conseils extérieurs.
En phase de construction
- Mauvais choix des maîtres d’œuvre et des entreprises.
– Difficultés ou imprévus en cours de construction.
– Perturbations causées par des opposants
- Conséquences possibles :
- Surcoût, allongement des délais.
- Pénalités.
- Retard, dégradation du projet.
– Projet non rentable.

- Attention particulière portée à la phase de préparation, relations avec les parties prenantes.
- Mise en œuvre de la démarche Cooperate (guide de bonnes pratiques).
- Établissement des contrats de construction forfaitaires sur la base du principe back-to-back.
En phase d’exploitation
- Trafic plus faible qu’anticipé.
- Difficultés dans la gestion de la concession : vis-à-vis du concédant, des autorités de tutelle et/ou des usagers.
- Changement de loi, de fiscalité.
- Sanction(s) internationale(s) contre un partenaire ou un pays d’implantation.
- Dégradation de l’infrastructure.
- Dégradation significative des marchés de capitaux.
- Changement climatique, évènements climatiques extrêmes.
- Conséquences possibles :
- Projet non rentable.
- Difficultés à refinancer le projet dans de bonnes conditions.
- Décision unilatérale du concédant de remettre en cause les termes du contrat.
- Difficultés financières des compagnies aériennes.
- Indisponibilité de l’infrastructure pouvant causer des pertes de revenus et des pénalités contractuelles.
- Atteinte à la réputation du Groupe.

- Revue approfondie de la rédaction du contrat initial
et de l’établissement des contrats de régulation économique périodiques.
- Qualité du service rendu aux usagers.
- Application de procédures strictes en matière de surveillance et de maintenance.
En France, pour les ouvrages d’art, suivi et application des règles de l’ITSEOA (instruction technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art, règlement de l’administration des Ponts et Chaussées).
- Analyse du risque de crédit des compagnies aériennes.

IMMOBILIER
Les activités de promotion immobilière sont soumises à de nombreux aléas administratifs, techniques, commerciaux, fiscaux, économiques, ainsi qu’à la défaillance éventuelle de partenaires ou de sous-traitants (constructeurs). Les opérations immobilières du Groupe sont essentiellement réalisées en France, par VINCI Immobilier. Certaines filiales de VINCI Construction peuvent également être amenées à participer à des opérations de montage immobilier ou de promotion immobilière, avec une prise de risque limitée. Les engagements dépassant certains seuils font l’objet d’une autorisation préalable par le comité des Risques de VINCI. La politique du Groupe est de ne lancer un nouveau projet qu’après avoir atteint un taux de précommercialisation minimal.

Risques métiers IMMOBILIER
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Activité cyclique.
- Risque sur l’obtention des permis, recours des tiers.
- Mauvaise définition du projet et de l’offre (nombre et taille des logements, standing).
- Mauvais choix des entreprises (partenaires, sous-traitants).
- Dégradation de la solvabilité des investisseurs et des acquéreurs.
- Dégradation des conditions de crédit.
- Qualité des réalisations.
Conséquences possibles :
- Surévaluation du foncier.
- Non-obtention des permis de construire.
- Inadéquation de l’offre au marché.
- Refus de financement des acheteurs par les banques.
- Faiblesse de la demande.
- Taux de remplissage insuffisant (bureaux, résidences).
- Risque d’invendus.
- Surcoûts, retards, voire abandon de certains projets.
- Atteinte à la réputation du Groupe.
- Passage en comité des Risques préalablement aux acquisitions foncières et/ou au lancement des travaux sur les opérations immobilières.
- Spécialisation en pôles de compétences : résidentiel, immobilier d’entreprise, services immobiliers.
- Conditions suspensives dans les contrats d’achat de terrain (obtention de permis, taux de commercialisation, etc.).
- Limitation des opérations « en blanc », seuil de précommercialisation minimal requis.
- Renforcement des contrôles pour l’attribution et le suivi des travaux.
- Développement d’une stratégie « zéro réserve » dans le cadre de programmes qualité.

 

Acquisition et cession de sociétés

Acquisition et cession de sociétés
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Le développement du Groupe repose de longue date sur une politique proactive d’acquisition de nouvelles sociétés, de toutes tailles, dans tous ses métiers.

Les risques liés à ces acquisitions portent sur :
- la fiabilité des comptes fournis et du business plan établi par les vendeurs ;
- la continuité de la gouvernance ;
- l’existence de contentieux cachés ;
- la « compatibilité culturelle » ;
- l’atteinte à la réputation du Groupe ;
- l’atteinte à la conformité.
Les projets d’acquisition ou de cession d’activité sont soumis à l’accord du comité des Investissements de VINCI et, pour les plus significatifs, à celui du comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration (voir paragraphe 3.4.2 de la section C : Rapport sur le gouvernement d’entreprise, page 151), voire à celui du Conseil d’administration de VINCI (voir paragraphe 2 de la section C : Rapport sur le gouvernement d’entreprise, page 134).

La politique de VINCI consiste à :
- cibler des sociétés avec lesquelles des synergies peuvent être développées compte tenu de leur expertise, de leur positionnement dans le marché ou de leur implantation géographique ;
- en règle générale, prendre le contrôle majoritaire du capital des sociétés cibles, afin de limiter les risques liés à leur intégration et de pouvoir mettre en place rapidement les règles de gestion du Groupe ;
- rechercher une compatibilité culturelle afin de faciliter l’intégration des sociétés nouvellement acquises au sein du Groupe ;
- viser la création de valeur pour les actionnaires de VINCI.

Risques juridiques

Relations contractuelles

L’activité du Groupe repose sur des contrats, généralement soumis aux lois des pays dans lesquels les projets sont exécutés, mais prévoyant si possible des clauses d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale, notamment pour les pays dont l’environnement juridique peut sembler insuffisamment protecteur.
Comme indiqué dans le paragraphe 2.1 Risques opérationnels (voir page 171), des différends peuvent survenir lors de l’exécution des contrats. Une information détaillée sur les principaux litiges et arbitrages dans lesquels le Groupe est impliqué est fournie en note M de l’Annexe aux comptes consolidés, page 351. Ces litiges font l’objet d’un examen à la date d’arrêté des comptes, et, si nécessaire, des provisions sont constituées pour couvrir les risques estimés.

Risques juridiques Relations contractuelles
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Différence d’appréciation des éléments nouveaux en cours d’exécution des contrats.
- Changement dans la gouvernance du donneur d’ordres.
- Nouvelle jurisprudence.
- Mauvaise interprétation des clauses contractuelles.
La politique du Groupe vise à limiter les risques encourus en essayant de négocier avec les donneurs d’ordres, durant la phase d’offre, des dispositions contractuelles permettant de :
- répercuter au client les coûts et/ou délais supplémentaires résultant de modifications effectuées à sa demande après la signature du contrat ;
- arrêter le chantier en cas de non-paiement ;
- exclure les dommages indirects ;
- exclure ou limiter sa responsabilité en matière de pollution existante ;
- limiter sa responsabilité contractuelle sur l’ensemble du projet à une part raisonnable du montant du contrat ;
- plafonner les pénalités de retard et de performance à un pourcentage acceptable du montant du contrat ;
- prévoir un ajustement des dispositions contractuelles (prix, délai) en cas de modification législative, fiscale ou réglementaire ;
- obtenir la protection d’une clause de force majeure (risque politique, décision unilatérale du client ou du concédant, bouleversement économique, intempéries) ou de résiliation anticipée du projet ;
- obtenir une clause d’arbitrage international ;
- veiller à l’activation des couvertures d’assurance.

 

Conformité législative et réglementaire

Compte tenu de la diversité de leurs activités et de leurs implantations géographiques, les sociétés du Groupe sont soumises à un environnement législatif et réglementaire spécifique, variant selon le lieu d’exécution des prestations et les métiers concernés. Certains États mettent en place des législations pouvant avoir une portée extraterritoriale et s’appliquant ainsi aux sociétés du Groupe.

Celles-ci doivent notamment respecter les règles relatives :
- aux modalités de passation et d’exécution des contrats et marchés de droit public ou privé ;
- au droit de la construction, notamment les règles techniques régissant les prestations de services, de fournitures et de travaux applicables ;
- au droit de l’environnement, au droit économique, au droit du travail, au droit de la concurrence, au droit financier et boursier ;à la protection des données à caractère personnel ;
- aux obligations de vigilance et de prévention (lois françaises Sapin 2 et Vigilance notamment).

Risques juridiques Conformité législative et réglementaire
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Dans le domaine des concessions, outre les changements de dispositions législatives, réglementaires ou fiscales toujours possibles sur les durées longues de ces contrats, le Groupe se trouve dans une situation de dépendance à l’égard des autorités concédantes, qui peuvent disposer, comme c’est le cas en France, du pouvoir de modifier unilatéralement les termes et conditions des contrats en cours d’exécution (contrats de délégation de service public, de partenariat public-privé ou de concession), voire de résilier ces contrats moyennant une compensation.
Dans le cadre de leurs activités, les sociétés du Groupe sont susceptibles d’engager leur responsabilité civile contractuelle, délictuelle ou pénale, et ainsi de devoir en assumer les conséquences pécuniaires ou administratives. Par ailleurs, la responsabilité pénale des dirigeants ou des collaborateurs du Groupe peut être mise en cause.
Une large part des risques de non-conformité est ainsi susceptible de peser sur les dirigeants mandataires sociaux et les collaborateurs détenant une délégation de responsabilité, mais également sur les personnes morales. Les conséquences peuvent être financières (amendes) ou pénales (condamnation et/ou interdiction d’exercer).
Les principales dispositions du contrôle légal et réglementaire sont décrites aux paragraphes 2.3 Respect des droits humains page 213 et 2.4 L’éthique des affaires page 214 de la section E : Informations sociales, sociétales et environnementales.

Les risques financiers afférents à la mise en jeu éventuelle de la responsabilité civile des sociétés du Groupe sont couverts dans certaines limites par des polices d’assurance décrites au paragraphe 2.5 Couverture des risques par les assurances, pages 182-183.

Cyberrisques

Les nouvelles pratiques collaboratives permettent de travailler de manière plus fluide et plus efficace. Mais dans un monde hyperconnecté, elles sont devenues une source de vulnérabilité, car les systèmes, essentiels à l’efficacité opérationnelle du Groupe, sont exposés aux cyberattaques, lesquelles peuvent revêtir des formes très diverses et de plus en plus sophistiquées.
Les grands groupes internationaux sont confrontés fréquemment à des campagnes, parfois massives, de cyberattaques et à de nombreuses tentatives de fraude. Cette tendance a connu une accélération très nette en 2020, notamment pendant les périodes généralisées de confinement. Ces attaques à grande échelle visent à compromettre l’intégrité des données ou la qualité de l’information.

Cyberattaques

Les nouvelles pratiques collaboratives permettent de travailler de manière plus fluide et plus efficace. Mais dans un monde hyperconnecté, elles sont devenues une source de vulnérabilité, car les systèmes, essentiels à l’efficacité opérationnelle du Groupe, sont exposés aux cyberattaques, lesquelles peuvent revêtir des formes très diverses et de plus en plus sophistiquées.Les grands groupes internationaux sont confrontés fréquemment à des campagnes, parfois massives, de cyberattaques et à de nombreuses tentatives de fraude. Cette tendance a connu une accélération très nette en 2020, notamment pendant les périodes généralisées de confinement. Ces attaques à grande échelle visent à compromettre l’intégrité des données ou la qualité de l’information.

Cyberrisques Cyberattaques
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Cyberattaques : attaques des systèmes d’information (SI).
- Fuite d’information : déperdition ou divulgation de données.
- Cyberespionnage : écoute ou vol de données confidentielles.
Conséquences possibles :
- Atteinte à la réputation du Groupe.
- Perte financière.
- Indisponibilité des SI.
- Non-conformité.
En 2020, VINCI a accéléré le déploiement de sa politique générale de sécurité des systèmes d’information, qui définit les rôles et les responsabilités de l’ensemble des acteurs concernés :
- déclinaison en directives de sécurité des SI, qui précisent les règles de sécurité obligatoires pour chaque domaine du système d’information, règles issues de bonnes pratiques, telles que la norme ISO/IEC 27001 (management de la sécurité de l’information) ou les guides de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (www.ssi.gouv.fr) ;
- nomination d’un référent cybersécurité au sein du comité Exécutif du Groupe ; le directeur des SI et le responsable de la sécurité des SI du Groupe présentent périodiquement, en comité Exécutif, le dispositif de cybersécurité ;
- déploiement du CyberSecPlan 2020 (plan de transformation stratégique pluriannuel), qui sera renouvelé en partenariat avec les responsables de la sécurité des SI et des représentants des métiers ;
- lancement d’un standard d’uniformisation de la sécurité des postes de travail et des mécanismes d’authentification utilisateur renforcés ;renforcement de l’équipe VINCI-Cert (Computer Emergency Response Team), dont le rôle est d’identifier les menaces et les vulnérabilités des systèmes d’information ainsi que d’apporter une expertise en cas de cyberattaque ;
- actions de sensibilisation à destination de l’ensemble des utilisateurs des systèmes d’information ;
- campagne de tests d’intrusion menée sur les infrastructures critiques du Groupe.

Fraudes

Cyberrisques Fraudes
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Fraude : acte intentionnel d’un tiers ou d’un collaborateur visant à détourner des actifs du Groupe.

Un groupe décentralisé et diversifié comme VINCI est exposé aux risques de fraude interne ou externe, notamment sur les moyens de paiement. Les tentatives de fraude visent généralement les personnes impliquées dans la chaîne de paiement aux tiers.Conséquences possibles :
- Perte financière.
- Atteinte à la réputation du Groupe.
La prévention de la fraude externe associe plusieurs services de la direction Financière,de la direction de la Sûreté et de la direction des Systèmes d’information du Groupe. Le dispositif central inclut un reporting sur une plate-forme en ligne ou par courriel vers une adresse dédiée permettant une action immédiate des services centraux et une analyse des tentatives de fraude. Des informations spécifiques et des recommandations sont diffusées aux directeurs administratifs et financiers et aux référents antifraude. En 2020, dès le début du confinement, les règles de base de la sécurité informatique dans le travail à distance leur ont été diffusées.

La direction Financière du Groupe, en liaison avec la direction de la Sûreté et la direction des Systèmes d’information, a mis en place un dispositif de prévention des fraudes disponible sur l’intranet du Groupe. Il comprend les instructions précisant la conduite à tenir dans les cas de suspicion, les lignes directrices concernant les moyens de paiement et les mesures de sensibilisation auprès des acteurs clés.

La prévention de la fraude interne s’appuie, quant à elle, sur la Charte éthique et comportements ainsi que sur des actions de sensibilisation ou de formation spécifiques. Elle est décrite dans la section E : Informations sociales, sociétales et environnementales, page 214.

Risques sociaux et sociétaux

Les risques sociaux et sociétaux du Groupe sont décrits et complétés dans le chapitre E.4 du document d’enregistrement universel, relatif au plan de vigilance (voir page 244). Les informations disponibles dans cette section relèvent à la fois des enjeux extérieurs que les activités de VINCI font porter sur les questions sociales et sociétales, et de l’impact des enjeux sociaux et sociétaux sur les risques du Groupe.

Les entreprises du Groupe sont confrontées à des risques liés aux conditions de travail des salariés qu’elles emploient, mais aussi aux impacts significatifs sur les territoires sur lesquels elles agissent, auprès des populations et des parties prenantes concernées. Ces risques sociaux et sociétaux sont pris en compte à chaque étape des projets et analysés dès l’amont afin d’identifier les enjeux locaux, et les attentes des parties prenantes, notamment des salariés et de leurs représentants. L’analyse des risques s’accompagne de la mise en place de mesures adaptées. Des analyses régulières sont menées tout au long de la vie d’un projet.

Droits humains

Les entreprises de VINCI sont ancrées dans des territoires aux normes du travail très diverses. Elles doivent également répondre à des normes internationales en matière de droits humains : le Global Compact, dont VINCI est signataire depuis 2003, les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, et les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Les entreprises du Groupe veillent au respect des droits humains dans leurs opérations et attachent une grande importance aux conditions de travail de leurs collaborateurs et de leurs sous-traitants. Elles restent exposées à des alertes ou des controverses de la part d’associations de défense des droits humains, de communautés locales et populations riveraines, d’organisations ou d’institutions internationales, ou encore de bailleurs de fonds institutionnels. Celles-ci sont de nature à affecter l’image du Groupe.

Risques sociaux et sociétaux Droits humains
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Risques inhérents à la nature des métiers de la construction : part importante de la main-d’œuvre, caractère cyclique et multiplicité des acteurs de la chaîne de valeur (sous-traitants, personnel intérimaire).
- Manque de formation du personnel et/ou de référentiels clairs, non-respect des règles du Groupe.
Conséquences possibles :
- Dégradation des relations avec les parties prenantes.
- Procédures judiciaires et conflits potentiels avec les instances de représentation du personnel, les organisations non gouvernementales et les associations de protection des droits.
- Manque de crédit auprès des investisseurs et des organisations internationales.
- Atteinte à la réputation du Groupe.
- Élaboration et diffusion du Guide des droits humains, identifiant les risques du Groupe et les lignes directrices associées en faveur des droits humains.
- Identification des potentielles sources de controverse sur les projets et des risques encourus sur les territoires.
- Mise en place de méthodes de concertation, d’outils juridiques et de management adaptés (clauses pour les sous-traitants, élections de délégués du personnel, dialogue avec les communautés locales, etc.).
- Conduite d’évaluation des droits humains auprès des filiales.
- Mise en place de formations et d’actions de sensibilisation dédiées auprès des managers et des collaborateurs.
- Participation à des initiatives sectorielles et collaboratives en matière de droits humains.

 

Santé-sécurité et sûreté des salariés et sous-traitants

Santé et sécurité
Les projets et les opérations souvent complexes, réalisés par le Groupe, sont soumis à des contraintes pouvant menacer les conditions d’hygiène, de sécurité, de santé et de qualité de vie au travail des salariés des entreprises de VINCI et des entreprises sous-traitantes. Les référents santé-sécurité des pôles du Groupe ont identifié plusieurs risques majeurs.
En cas d’accident ou de presque-accident, l’activité de l’entreprise concernée peut être fortement affectée, et la reprise de cette activité est conditionnée à la mise en œuvre de mesures correctives appropriées.

Sureté>
Compte tenu du grand nombre de pays où le Groupe est présent, certaines activités peuvent être affectées par diverses formes d’instabilité sociale ou politique (actes de terrorisme, conflits armés, embargos, saisies de comptes bancaires ou de matériels, etc.) ainsi que par des actes de malveillance, délictueux (vandalisme, vols sur chantier) ou criminels (agressions, enlèvements).

Santé-sécurité et sûreté des salariés et sous-traitants
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Santé-sécurité
Devant la complexité et les contraintes grandissantes sur les chantiers, les risques majeurs identifiés sont liés :
- aux masses en mouvement (engins, véhicules, équipements) ;
- aux chutes d’objets ou de charges ;
- au travail en hauteur ;
- aux appareils sous tension ;
- aux outils mécaniques portatifs ;
- à la circulation routière ;
- aux crises sanitaires (épidémies ou pandémies).
Conséquences possibles :
- Conditions de santé et de sécurité dégradées pour les salariés et sous-traitants.
- Allongement des délais de réalisation (interruptions de chantier) et pertes d’exploitation.
- Atteinte à la réputation du Groupe.

Analyse préalable des risques encourus le plus en amont possible et lors du démarrage des opérations.Fourniture d’équipements de protection individuelle adaptés.
- Mise en place de procédures de prévention et de modes opératoires issus de l’évaluation des risques (balisages, garde-corps, escaliers, etc.).
- Réalisation d’audits dédiés et de certifications (OHSAS, ISO 45001).
- Organisation de formations et d’évènements de sensibilisation.
- Utilisation d’outils de remontée d’informations, notamment numériques.
- Mise en place de partenariats avec des organismes extérieurs tels que l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi).
- Inscription de clauses dédiées dans les contrats avec les sous-traitants.
- Mise en place de dispositifs de télétravail pour les collaborateurs dont la présence sur site n’est pas requise.
- Respect des mesures sanitaires mises en place par les autorités locales (en France, le guide de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics notamment).
Sureté
Le contexte géopolitique local est lié aux enjeux économiques, sociaux et politiques des territoires. Il influe sur les conditions de sûreté des salariés et sous-traitants.
Conséquences possibles :
- Conditions de sûreté dégradées pour les salariés.
- Atteinte à la continuité d’activité avec de potentielles conséquences contractuelles.

- Veille géopolitique et sécuritaire permanente et diffusion d’informations sur l’évolution des risques aux directions des entreprises et des projets.
- Mise à disposition de chauffeurs dans les zones à risque.
- Recommandations particulières pour la protection des personnes et des biens.
- Programmes de sensibilisation des collaborateurs voyageurs et expatriés.
- Audits et plans particuliers de protection.
- Application des mesures de gestion de crise.
- Échanges avec les clients sur les conditions d’arrêt partiel ou total d’activité.

 

Attraction et rétention des talents

L’enjeu de l’attraction et de la rétention des talents est essentiel dans un Groupe où l’activité des chantiers évolue très vite et où la spécialisation des métiers et des expertises donne un avantage concurrentiel dans les réponses aux appels d’offres.

Attraction et rétention des talents
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Manque d’attractivité des métiers du Groupe, faible notoriété de la marque employeur des entreprises du Groupe.
- Manque d’incitations et d’évolutions professionnelles.
Conséquences possibles :
- Difficultés à conserver des salariés qualifiés et formés aux métiers spécifiques du Groupe.
- Difficultés à répondre aux besoins des projets.
- Délais ou annulation des projets.
- Atteinte à la réputation en cas de défaut de la qualité des ouvrages en raison d’un manque de compétences.
- Accroissement des compétences des salariés du Groupe selon un cycle de développement du capital humain (objectifs de formation et d’évolution dans l’entretien annuel).
- Mise en place d’un programme de formation pour chaque collaborateur.
- Institution de programmes favorisant les mobilités internes.
- Mise en place de partenariats locaux avec des acteurs économiques, sociaux, institutionnels, académiques ou associatifs.
- Mise en œuvre de programmes de développement des compétences à destination de salariés recrutés localement, notamment dans le cadre de contrats d’insertion.
- Développement des actions favorisant la diversité dans les équipes en luttant contre les discriminations au sein des entreprises du Groupe.
- Association des salariés au partage des fruits de la performance du Groupe.
- Développement d’actions favorisant l’engagement citoyen des salariés du Groupe.

Risques environnementaux

Les entreprises du Groupe peuvent être soumises à des risques liés aux conditions de l’environnement des projets et territoires dans lesquels elles interviennent, notamment aux risques liés au changement climatique et à la contamination potentielle des milieux naturels.Ces risques environnementaux sont analysés dès la réponse aux appels d’offres, au regard des enjeux humains, techniques, financiers et juridiques qu’ils représentent. Les solutions élaborées et dimensionnées avec les équipes de développement prennent en compte le plus en amont possible ces risques environnementaux. Une analyse est réalisée afin de préciser les enjeux de préservation de l’environnement sur les territoires. Elle est complétée, le cas échéant, d’une consultation auprès des parties prenantes locales et réévaluée régulièrement en fonction de l’évolution des activités. Des solutions techniques et organisationnelles appropriées sont mises en œuvre pour réduire les risques au minimum. Les risques environnementaux sont également évalués avec les compagnies d’assurances afin d’adapter les contrats aux risques résiduels sur les projets.
La prise en compte de ces risques évolue tout au long de la vie des projets, y compris lors de la phase d’exploitation des infrastructures. Les coûts de remise en état liés à des évènements climatiques majeurs peuvent être partiellement pris en charge par les compagnies d’assurances. Au-delà des aspects économiques, les risques environnementaux s’apprécient en termes d’image et de réputation, l’exploitation pouvant être durablement affectée par leurs conséquences. Dans une perspective de plus long terme, l’évolution de la réglementation ainsi que le développement du marché et de certaines technologies peuvent constituer des facteurs de risques liés à la transition écologique.
Les enjeux environnementaux relatifs aux activités du Groupe et leurs conséquences potentielles sur l’environnement sont détaillés plus spécifiquement dans la section E de la déclaration de performance extra-financière, pages 216 à 244.

Changement climatique et raréfaction des ressources

Dans le contexte du changement climatique, l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des phénomènes extrêmes rend les risques environnementaux de plus en plus significatifs pour les activités du Groupe. Ils comprennent :
- les « tempêtes », terme général qui regroupe les phénomènes climatiques provoquant rafales de vents et précipitations (pluie, neige ou grêle) ;- les fortes variations de température (canicules, périodes de froid) ;- les inondations, par crue, par ruissellement à la suite de précipitations trop importantes ou par submersion marine, pouvant provoquer des glissements de terrain et renforcer les phénomènes d’érosion ;- les éboulements ou d’autres mouvements des sols comme le risque de retrait-gonflement des argiles, pouvant affecter les bâtiments et les infrastructures.

Les modifications de l’équilibre climatique naturel s’accompagnent d’une raréfaction de certaines matières premières (minéraux, métaux rares, énergies fossiles) et de l’extension des zones de stress hydrique. Les activités du Groupe dépendant de la disponibilité de ces ressources, leur diminution a une influence directe sur les capacités d’approvisionnement nécessaires à l’exécution des projets et des concessions.

Changement climatique et raréfaction des ressources
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Raréfaction des ressources, extension des zones de stress hydrique.
- Phénomènes climatiques extrêmes.
Conséquences possibles :
- Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
- Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses nécessaires à l’entretien ou à la remise en état des infrastructures et matériels, pertes liées à l’exploitation et à l’allongement des délais de réalisation des projets.
- Impacts financiers du fait de l’augmentation possible du coût de certains matériaux.
- Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).
- Pertes de marchés, de rentabilité financière des projets, du fait d’une évolution de la réglementation ou du marché.
- Identification préalable des risques encourus sur le territoire concerné et mise en place de moyens techniques d’atténuation des phénomènes climatiques extrêmes (batardeaux, pompes, bassins, éléments de refroidissement, etc.).
- Mise en place d’un business continuity plan (BCP) pour certains actifs concédés (aéroports, par exemple).
- Mise en œuvre de procédures d’urgence, en coopération avec les acteurs locaux, pour répondre aux évènements climatiques extrêmes (journées « intempéries » pour les salariés, évacuation du matériel, etc.) ainsi que pour la reprise d’activité après les évènements.
- Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.
- Mise en œuvre de solutions d’éco-conception visant à réduire l’usage de certaines matières premières et à réemployer, réutiliser ou recycler les matériaux de déconstruction dans une démarche d’économie circulaire.
- Identification des zones de stress hydrique sur les sites des projets afin d’adapter les méthodes de construction et d’exploitation.
- Réduction des consommations d’eau et développement de solutions de réutilisation de l’eau sur certains sites.
- Adaptation des procédés et veille.

Qualité des milieux et présence de contaminants

Le risque d’intervenir sur une parcelle dégradée ou polluée est substantiel, notamment en milieu urbanisé où, par le passé, l’activité industrielle est susceptible d’avoir eu des incidences négatives sur les sols et les milieux naturels. En l’absence de connaissance du responsable de la dégradation observée, il est souvent du ressort de l’aménageur de procéder à la restauration du site pour assurer la pérennité des nouveaux bâtiments et infrastructures. Les travaux de comblement de carrières, de dépollution de sols, de traitement des déchets ont des impacts importants sur les coûts et délais de certains chantiers et projets d’aménagement. Par ailleurs, la valorisation ou le traitement de matériaux nécessite également de s’assurer de l’absence de contaminants, y compris d’espèces végétales considérées comme envahissantes.

Qualité des milieux et présence de contaminants
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Risque d’intervention sur une parcelle dégradée ou polluée.
Conséquences possibles :
- Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses pour la remise en état des sites concernés et à l’allongement des délais.
- Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
- Impacts en termes d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (qualité des ouvrages, délais de réalisation, etc.).
- Identification des terrains pollués et dégradés, estimation des coûts associés à un traitement.
- Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.
- Protection des salariés travaillant sur des terrains présentant des risques.
- Mise en œuvre de techniques et filières de dépollution et de retraitement des éléments pollués ou dégradés.

Risques éthique des affaires

Les entreprises du Groupe opèrent de manière autonome dans un environnement international avec une multitude de parties prenantes participant ou étant impactées par les opérations : maîtres d’ouvrage et assistants, concédants, autorités de régulation, maîtres d’œuvre, architectes, bureaux d’études, cotraitants, sous-traitants, fournisseurs (dont certains sont locaux : fournisseurs de béton, de granulats, d’eau, etc.), prestataires de services (contrôleurs, transporteurs, transitaires, affréteurs, assureurs, banquiers, etc.), riverains, communautés, usagers, etc.

De plus, le développement du Groupe à l’international, notamment par des opérations de croissance externe, accentue le risque d’être exposé à des fraudes internes ou externes, à des violations de ses principes éthiques ou des réglementations, en particulier en matière de corruption. Si de telles violations étaient commises, VINCI serait passible d’amendes, de mesures d’exclusion des marchés publics, de redressement ou de terminaisons de contrats. De plus, ces violations porteraient atteinte à son image, à la confiance des investisseurs, clients et partenaires, terniraient sa réputation et affecteraient sa capacité à soumissionner à des appels d’offres.

Risques éthique des affaires
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
- Violation des principes éthiques du Groupe.
- Violation des réglementations anticorruption.
- Violation des règles de la concurrence.
Conséquences possibles :
- Amendes.
- Exclusion des marchés publics.
- Redressement ou terminaison de contrats.
- Atteinte à l’image, à la réputation du Groupe.
- Difficulté de soumissionner à des appels d’offres.
- Atteinte à la confiance des investisseurs, clients, partenaires.
- Engagement fort du management au plus haut niveau.
- Large diffusion au sein du Groupe :
• de la Charte éthique et comportements, qui formalise les règles de conduite s’imposant à l’ensemble des entreprises et collaborateurs du Groupe ;
• du Code de conduite anticorruption détaillant les règles du Groupe en matière de prévention des faits de corruption.
- Gouvernance structurée : le comité Éthique et Vigilance (composé de sept membres, dont cinq membres du comité Exécutif) supervise l’évolution et le déploiement des dispositifs de conformité couverts par la Charte éthique et comportements, notamment en matière de :
•prévention de la corruption ;
• prévention des atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant des activités du Groupe ;
• réseau d’animateurs et de référents éthiques pour assurer le déploiement dans les pôles :
• le club Éthique et Conformité, rassemblant la directrice éthique et vigilance, le directeur de l’audit et plusieurs représentants des pôles et des divisions, assure une veille sur les législations relatives à l’éthique et le partage des bonnes pratiques,
• le club des référents RGPD accompagne les pôles afin de garantir la conformité du Groupe au regard du règlement n° 2016/679 sur la protection des données (RGPD).
- Programmes de formation et d’information, afin de détecter et de prévenir les faits de corruption.
- Évaluation multicritère des tiers (clients, fournisseurs, sous-traitants, prestataires) par des questionnaires, due diligences et audits qualité.
- Dispositif d’alerte : VINCI Integrity, plate-forme numérique ouverte de signalements de manquements graves aux règles et engagements du Groupe.

La description du dispositif interne de VINCI pour gérer les risques éthiques est détaillée au paragraphe 2.4 L’éthique des affaires de la section E : Informations sociales, sociétales et environnementales, page 219.

Risques financiers et économiques

Évolution du contexte économique et fiscal

Risques financiers et économiques Évolution du contexte économique et fiscal
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Les incertitudes politiques, l’évolution du prix des matières premières et le ralentissement de la croissance économique peuvent entraîner une dégradation des marchés sur lesquels opère VINCI. Il peut en résulter un ralentissement de la demande et un renforcement de la concurrence.

Par ailleurs, l’alourdissement de la fiscalité dans certains pays exposés à la hausse de l’endettement public exerce une pression supplémentaire sur les marges des entreprises du Groupe. L’incertitude sur l’évolution des dispositions fiscales ne permet pas toujours d’en intégrer les impacts dans les offres faites aux clients ainsi que dans les opérations de croissance externe.
- Diversification des métiers du Groupe.
- Diversification géographique de l’activité.

Risques financiers

Risques financiers et économiques Risques financiers
Identification du risqueProcédures de gestion du risque
Risque de dégradation de la notation financière du Groupe.
Le Groupe bénéficie de notations de crédit attribuées par les agences S&P et Moody’s, dans la catégorie « Investment grade ».
Ces notations lui permettent d’accéder aux marchés financiers dans de bonnes conditions et de sécuriser ainsi des ressources à long terme pour faire face à ses besoins d’investissement. Ces notes de crédit sont susceptibles d’être dégradées par les agences, à la suite d’évènements affectant matériellement la situation financière de VINCI, d’une modification significative de son profil de métiers, ou du fait d’un changement de leurs méthodologies. Il pourrait en résulter un renchérissement des conditions de financement du Groupe, voire un accès plus difficile aux marchés financiers.
- Risque de contrepartie dans le cadre des contrats et instruments financiers souscrits auprès de banques et d’institutions financières, dans l’hypothèse où le débiteur ne pourrait honorer tout ou partie de ses engagements.
- Risque de non-respect des ratios financiers (breach of covenants) prévus dans certains contrats de financement, qui pourrait déclencher des clauses de remboursement anticipé.
- Mise en place d’un monitoring des ratios financiers (réels et prévisionnels) suivis par les agences, contribuant à la détermination de la notation. Échanges réguliersavec les analystes des agences, et suivi des changements de méthodologie susceptibles d’affecter la notation du Groupe.
Lors d’études d’acquisitions importantes, des projections financières sont réalisées pour simuler leur effet sur la structure financière du Groupe. Ces simulations, pour les acquisitions les plus significatives, sont présentées aux agences afin d’obtenir leur opinion préliminaire sur les impacts éventuels des opérations envisagées sur la notation du Groupe.
- Reporting mis en place au sein du Groupe pour suivre l’évolution des covenants financiers. Le cas échéant, négociations avec les prêteurs pour prévenir les cas de défauts potentiels liés au non-respect des covenants.
- La gestion des risques financiers est détaillée à la note J.27 de l’Annexe aux comptes consolidés, page 335.
Mise à jour : 14/06/2021