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93,250 € -0,93 %   21/06/2021 10:06

Paroles d’experts

Stéphanie d’Ath
Analyste, RBC

Le Groupe est très bien diversifié

Photo de Stéphanie d’Ath La génération de free cash-flow a été bonne avec des performances au-delà des attentes. Cela est dû, notamment, à un trafic autoroutier meilleur que prévu et au fait qu’Eurovia et VINCI Energies ont surperformé. L’activité construction, en revanche, a enregistré une marge en légère baisse, mais elle devrait croître à nouveau en 2020. Compte tenu des acquisitions, la dette a augmenté de 6 milliards d’euros, tandis que le cash-flow s’établit à 4 milliards d’euros, en hausse de 1 milliard. Ce qui va déterminer en partie le cours de l’action, c’est l’utilisation du cash en remboursement de la dette, en acquisitions ou en dividende. À noter que le dividende a été plus élevé que prévu en 2019 vu l’augmentation du payout. Pour 2020, le management prévoit une croissance du résultat net moins forte que l’année passée, mais il semble un peu trop prudent. Le Groupe est très bien diversifié avec une bonne exécution et un excellent management, autant d’ingrédients pour continuer sur le long terme à délivrer de bonnes performances."

Jean-Christophe Lefèvre-Moulenq
Analyste, CIC Market Solutions

En 2020, les résultats vont bénéficier de facteurs positifs

Photo de Jean-Christophe Lefèvre-MoulenqLa magie du levier de valeur continue d’opérer pleinement, avec un marché qui a salué la pertinence du modèle intégré de VINCI. La capitalisation boursière de VINCI était en 2005 de 13,5 milliards d’euros. Elle a, depuis lors, été multipliée par 4,7, atteignant en ce début d’année 60,4 milliards d’euros. La « potion magique » est très simple : le processus de revalorisation de VINCI, ininterrompu depuis 1999, a été nourri par la capacité du Groupe à démultiplier son socle d’actifs grâce à une capacité de faire des acquisitions structurantes particulièrement efficace, basée sur une revalorisation ultérieure des cibles (opérations ASF, puis ANA et, aujourd’hui, les aéroports japonais). En 2019, le cash-flow disponible a excédé 4,6 milliards d’euros, contre 2 milliards d’euros sur la période 2010-2013. En 2020, les résultats, même s’ils devraient progresser moins qu’en 2019, vont bénéficier de facteurs positifs : l’amélioration graduelle des marges de VINCI Construction et la poursuite de la montée en puissance de l’aéroportuaire, avec la pleine consolidation de l’aéroport Londres Gatwick. »

Olivier Dauzat
Rédacteur en chef adjoint pour Le Revenu

Un modèle de « concessionnaire-constructeur » performant

Photo de Olivier DauzatCela fait une quinzaine d’années que j’écris sur VINCI et je n’ai pas le souvenir d’une publication financière décevante. Les résultats augmentent presque sans discontinuité d’année en année, et l’exercice 2019 n’a pas dérogé à la règle. Le bénéfice net a atteint l’an dernier un nouveau plus haut historique à plus de 3,2 milliards d’euros, et les analystes attendent 3,6 milliards cette année ! La politique de dividende s’avère aussi attractive, avec cette année un taux de distribution de 52,5 %, un peu supérieur à sa moyenne (50 %). Les succès de VINCI s’expliquent par un modèle de “concessionnaire-constructeur” performant, une organisation décentralisée et une bonne couverture géographique. Le Groupe a construit en quelques années un pôle aéroportuaire qui est devenu le deuxième au monde. Cela montre la grande réactivité stratégique de l’équipe dirigeante. L’action VINCI est incontournable en fond de portefeuille. »

Paroles d’actionnaires

Raymond Quenin - Actionnaire de VINCI depuis plus de dix ans

Raymond Quenin VINCI est la première ligne d’actions que je détiens en direct. C’est donc pour moi une valeur de fond de portefeuille dont j’attends une rentabilité suffisante et une bonne visibilité dans le temps. J’apprécie chez VINCI la politique de diversification entre les métiers et les débouchés, tout en évitant les risques d’une dispersion excessive et d’une rentabilité mal appréciée dans les nouveaux projets.

Pierre Château - Actionnaire de VINCI depuis 2005

Pierre Château J’ai toujours conservé mes actions car VINCI constitue une valeur de fond de portefeuille, avec une politique de dividende constante. Je suis également membre du Club des actionnaires, ce qui me permet d’être informé de l’actualité du Groupe. Je trouve que la stratégie est claire et le business model efficace : tout cela est très rassurant pour moi.

François Jager - Actionnaire

François Jager Je suis actionnaire de VINCI depuis 20 ans. J’apprécie sa capacité à développer une vision de long terme, comme en attestent ses diversifications récentes. Lorsque le Groupe désinvestit, c’est parce qu’il anticipe une fin de cycle et qu’il estime pouvoir mieux allouer ses capacités humaines et financières. J’apprécie aussi son action citoyenne et son manifeste.
Je souhaite que l’Etat respecte les engagements contractuels qu’il a pris avec les concessionnaires autoroutiers et qui lui ont permis de faire d’importantes économies en déléguant des dizaines de milliards d’euros d’investissements. En tant qu’usager des autoroutes, je les trouve à la fois très chères et remarquablement aménagées. Les hausses de tarifs programmées me semblaient cependant toutes relatives par rapport à celles d’autres services publics. Et surtout, tout cela relève d’un contrat prévisible signé par l’Etat. Je ne trouve pas judicieux de reprocher à des entreprises privées de gagner de l’argent en honorant leurs contrats.

Philippe Dunoyer - Actionnaire de VINCI depuis plus de dix ans et membre du Club des actionnaires individuels

Philippe Dunoyer Le Groupe est fiable et rassurant, grâce à son modèle économique intégré, sa gestion prudente et son management efficace. Les résultats annuels sont performants et même meilleurs que prévu. L’action VINCI est une valeur de fond de portefeuille car il y a très peu d’à-coups dans son parcours boursier. Le virage stratégique vers les aéroports ne me fait pas peur car c’est un secteur en pleine croissance.

Mise à jour : 24/11/2020