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Rémunérations et intérêts des mandataires sociaux

Président-directeur général

Politique de rémunération au titre de la période 2018-2022

Le Conseil a déterminé la politique de rémunération applicable à M. Xavier Huillard dans le cadre de son mandat de président--directeur général pour la période 2018-2022 sur proposition du comité des Rémunérations, lors de ses réunions des 7 février et 17 avril 2018. Le 5 février 2019, il a apporté des modifications à cette politique.

La rémunération annuelle du président-directeur général comporte trois parties :
- une partie fixe court terme ;
- une partie variable court terme ;
- une partie long terme.

Chacune de ces composantes est explicitée ci-après.

La ventilation de la rémunération réelle dépend naturellement du constat à l’échéance des performances auxquelles les parties variables sont soumises.

Les modifications apportées par le Conseil au cours de sa réunion du 5 février 2019 ont eu pour objet :

- de plafonner la rémunération long terme de M. Huillard à100 % de la rémunération court terme, au lieu de 200 % ;

- de modifier le poids des indicateurs de performance court terme afin de donner plus d’importance aux indicateurs non économiques ;

- d’introduire un indicateur environnemental dans les conditions de performance applicables à la rémunération long terme.

Cette rémunération est structurée comme suit :

Étude comparative

Les composantes de la rémunération de M. Huillard font, àla demande du comitédes Rémunérations, l’objet d’un benchmark réalisé par un cabinet extérieur et régulièrement actualisé.

L’objectif de cette étude est de s’assurer que la rémunération du principal dirigeant du Groupe est cohérente et en phase avec le marché.

À cet effet, le comité a retenu deux panels, l’un composéde 17 sociétés françaises industrielles membres de l’indice CAC40(Panel CAC40), l’autre de dix sociétés européennes opérant sur des marchés comparables (Panel sectoriel international).

Ces panels sont les suivants :

Ces panels sont jugés représentatifs, mais la comparaison fait ressortir que le groupe VINCI fait partie du peloton de tête des entreprises incluses dans le benchmark tant en termes de capitalisation, de chiffre d’affaires que d’effectifs, ainsi qu’il ressort des graphiques ci-après :

L’étude comparative fait ressortir que la rémunération globale 2017 du président-directeur général de VINCI se situe :
- au-dessus de la médiane du panel sectoriel et au-dessous de la médiane du panel du CAC 40 ;
- au-dessous du troisième quartile des deux panels.

Les graphiques suivants rendent compte du positionnement de la rémunération globale réelle du président-directeur général de VINCI versée en 2017 par rapport à celle des dirigeants des panels rapportée à l’Ebitda et à la capitalisation boursière au 31 décembre 2017.

Partie fixe

La partie fixe court terme de la rémunération de M. Huillard a été fixée à 1 200 000 euros par an pour toute la durée du mandat, à savoir pour la période 2018-2022. Elle est payée en numéraire en 12 mensualités.

Partie variable court terme

La partie variable court terme de la rémunération de M. Huillard est une somme payée en numéraire, dont le montant est déterminé par le Conseil au moment où il arrête les comptes de l’exercice précédent.

Elle s’inscrit dans une fourchette pouvant aller de 0 à 1 920 000 euros (ce qui correspond à un plafond égal à 160 % de la partie fixe).

Pour déterminer la somme due, le Conseil utilise une méthode qui fait intervenir des paramètres économiques et financiers et des paramètres non économiques. Cette méthode a été fixée par le Conseil en février 2018 et modifiée en février 2019 afin de mieux prendre en compte à l’avenir les aspects ESG (environnement, social et gouvernance) au travers d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs.

Le graphique ci-après rend compte de cette évolution.

La partie variable court terme est composée de trois indicateurs reflétant la performance économique et financière du Groupe, d’un indicateur mesurant le développement du Groupe et de plusieurs critères reflétant la démarche du Groupe en matière de responsabilité sociétale (ESG) :

La méthode adoptée par le Conseil pour fixer le montant de la partie variable court terme consiste à examiner chacun des indicateurs ci-dessus, à les comparer par rapport au niveau de l’exercice précédent et à fixer un bonus adapté dans la limite d’un plafond pour chaque bonus.

Les indicateurs de performance économique retenus sont les suivants :

Chacun de ces indicateurs donne droit à un bonus en fonction de l’évolution dudit indicateur au cours de l’exercice de référence par rapport à l’exercice précédent. Le bonus est calculé par interpolation linéaire entre 0 pour une évolution négative de – 10 % et 384 000 euros pour une évolution positive égale ou supérieure à 10 %. Le plafond du bonus a été réduit en 2019 du fait du rééquilibrage de la partie variable court terme au bénéfice de critères ESG. Le Conseil se réserve toutefois le droit de modifier ces règles afin de prendre en compte des situations exceptionnelles.

La partie économique représente un maximum de 60 % du plafond de la rémunération variable court terme, soit un montant total de 1 152 000 euros sur un plafond total applicable à la rémunération variable court terme de 1 920 000 euros.

La rémunération variable court terme comporte également une partie assise sur les performances managériales et ESG de la direction Générale. Cette partie est structurée comme suit à compter de l’exercice 2019 :

Les performances managériales et ESG sont évaluées de la manière suivante :
- le Conseil fixe au début de l’année des objectifs en les affectant d’un coefficient de pondération reflétant ses priorités ;
- à la fin de l’année, le comité des Rémunérations et celui des Nominations et de la Gouvernance se réunissent d’abord séparément, puis ensemble, pour procéder à l’évaluation de ces performances au regard d’éléments factuels. Cette évaluation est ensuite partagée avec l’ensemble des membres du Conseil à l’exception du dirigeant mandataire social et, enfin, le Conseil fixe le taux de performance pour chaque objectif. Ceci permet de fixer le montant de la partie qualitative.

Le Conseil se laisse toute latitude pour faire évoluer ces indicateurs en fonction de l’environnement et du contexte.

La rémunération variable court terme est égale à l’addition de ces bonus.

Sur la base des plafonds ainsi fixés, la structure de la rémunération court terme du président-directeur général se présente comme suit :

Composante long terme

La rémunération du président-directeur général comporte également une partie long terme destinée à aligner les intérêts du bénéficiaire sur ceux des actionnaires dans une perspective pluriannuelle.

À cet effet, le Conseil procède chaque année à une allocation dont il détermine la teneur. Il peut s’agir d’actions VINCI, physiques ou synthétiques, dont l’attribution peut relever soit du droit commun, soit de tout autre régime prévu par la loi. En pratique, les allocations ont consisté jusqu’à présent en des actions VINCI dans les conditions du droit commun. Il est en effet précisé qu’en l’état actuel de la législation française, les dirigeants mandataires sociaux de VINCI ne sont actuellement pas éligibles à l’attribution d’actions de performance relevant de l’article L. 225-197-1 du Code de commerce, en raison des critères fixés par l’article L. 225-197-6 dudit Code.

Lors de l’allocation, le Conseil décide du nombre maximum d’actions qui seront attribuées au bénéficiaire à l’issue d’une période de trois ans si certaines conditions de présence et de performance sont remplies. La juste valeur de ces allocations annuelles ne peut pas excéder 100 % du plafond de la rémunération court terme (fixe et variable) de l’intéressé, soit une somme de 3 120 000 euros, le nombre d’actions étant fixé en conséquence.

L’attribution définitive des actions est subordonnée à une condition de présence articulée comme suit :

Le Conseil se réserve le droit de procéder à tout maintien de droits selon les circonstances qu’il appréciera.

L’attribution définitive est également subordonnée à des conditions de performance qui peuvent en diminuer le nombre et même annuler l’allocation.

Ces conditions de performance sont les suivantes à compter de l’exercice 2019 :

L’évolution de la note CDP Carbon depuis 2010 figure dans le graphique ci-après. Il est à noter que la note attribuée chaque année est le reflet d’une performance dans un environnement de plus en plus exigeant, le CDP renforçant régulièrement ses critères.

Retraite et prévoyance

M. Huillard bénéficie des régimes de retraite collectifs à cotisations définies et de prévoyance mis en place par VINCI pour ses collaborateurs. Le Conseil a décidé, à cet effet, de confirmer formellement son assimilation à un cadre dirigeant.

Il bénéficie également du régime de retraite collectif supplémentaire à prestations définies (dit article 39) mis en place en 2010 par VINCI au bénéfice des cadres dirigeants de VINCI SA et VINCI Management, décrit au paragraphe 4.1.7, page 163.

Le Conseil, au cours de sa réunion du 5 février 2019, a constaté que la condition de performance fixée pour l’accroissement du plafond était remplie et qu’en conséquence, M. Huillard bénéficie depuis le 1er janvier 2019 du régime de retraite collectif supplémentaire à prestations définies donnant droit à une pension plafonnée à huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit une somme de 324 192 euros au 1er janvier 2019.

Il est précisé que la rémunération globale de M. Huillard a été déterminée en prenant en compte ces avantages.

Indemnité de rupture

L’assemblée générale du 17 avril 2018 a approuvé, par sa 11e résolution, un engagement de versement à M. Huillard d’une indemnité en cas de rupture simultanée de ses mandats de président du Conseil et de directeur général à l’initiative du Conseil avant l’expiration de son mandat d’administrateur, sauf en cas de faute lourde ou de départ à la retraite. Cet engagement est plafonné à vingt-quatre mois de rémunération, conformément aux recommandations du code Afep-Medef.

Le montant de l’indemnité à verser serait déterminé par le Conseil au regard des performances économiques du Groupe, mesurées par application des mêmes indicateurs que ceux retenus pour le calcul de la partie économique de sa rémunération variable (résultat net par action, résultat opérationnel courant, cash-flow opérationnel).

L’indemnité pourrait atteindre vingt-quatre mois de rémunération dans le cas où le taux moyen d’atteinte des objectifs quantitatifs retenus pour la détermination de la part variable de sa rémunération au cours des deux dernières années précédant la rupture serait supérieur à 100 % et elle serait nulle si ce taux moyen était inférieur ou égal à 85 %. Entre ces deux bornes, le niveau de l’indemnité serait déterminé par interpolation linéaire.

Le montant de l’indemnité serait réduit de moitié si la rupture intervenait au cours de la quatrième année du mandat.

Avantages en nature

M. Huillard bénéficie d’un véhicule de fonction.

Éléments soumis au vote des actionnaires conformément à l’article L. 225-37-2 du Code de commerce

Tableau récapitulatif

Conformément à l’article L. 225-37-2 du Code de commerce, l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2019 sera appelée à voter sur un projet de résolution fixant comme suit les principes et critères de détermination de la rémunération du président-directeur général :

Projet de résolution soumis au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 17 avril 2019

Seizième résolution

Approbation des principes et critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables au président-directeur général.

L’assemblée générale, statuant en application de l’article L. 225-37-2 du Code de commerce, après avoir pris connaissance du Rapport de gestion du Conseil d’administration, et en particulier du Rapport sur le gouvernement d’entreprise qui y est intégré, approuve les principes et les critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables, en raison de son mandat, au président-directeur général, tels que détaillés dans le rapport prévu au dernier alinéa de l’article L. 225-37 du Code de commerce et figurant dans le document de référence relatif à l’exercice 2018, page 159.

Décisions relatives à la rémunération du président-directeur général au titre de 2018

Rémunération variable court terme 2018 du président-directeur général

Lors de sa réunion du 5 février 2019, le Conseil, sur proposition du comité des Rémunérations et, pour la partie managériale, conjointement avec le comité des Nominations et de la Gouvernance, a arrêté comme suit le montant de la rémunération variable due à M. Huillard au titre de l’exercice 2018 :

Le Conseil a constaté le caractère exigeant des objectifs économiques fixés puisque, bien que la Société ait réalisé en 2018 des performances remarquables, la partie économique du bonus 2018 ne représente que 93 % du plafond correspondant.

En ce qui concerne la partie managériale de la part variable, le Conseil avait décidé de prendre en compte pour 2018 le développement du Groupe à moyen terme, la vigilance et la conformité, la santé et la sécurité au travail et la qualité de la gouvernance. Le Conseil, au cours de sa réunion du 5 février 2019, a considéré que les performances managériales de M. Huillard en 2018 justifient de lui allouer 78 % du montant maximum prévu.

Pour parvenir à cette appréciation, le Conseil a particulièrement apprécié la qualité des opérations de croissance externe réalisées en 2018, notamment dans le secteur aéroportuaire, par VINCI Energies et par Eurovia, la réactivité dans la proposition et la mise en œuvre de dispositifs de gouvernance adaptés aux circonstances rencontrées, les efforts déployés dans le domaine de la vigilance et de la prévention. Constatant que la politique de prévention des accidents du travail déployée au sein des différentes entités du Groupe porte ses fruits, les taux de gravité et de fréquence diminuant, le Conseil appelle la direction Générale à maintenir et intensifier les efforts du Groupe dans ce domaine.

En conséquence, la partie variable de la rémunération court terme de M. Huillard avant déduction des jetons de présence (13 830 euros nets) perçus en 2018 s’établirait à 1 691 462 euros.

Cependant, lors de la réunion du 5 février 2019, M. Huillard a indiqué au Conseil qu’il souhaite que la partie variable court terme de sa rémunération au titre de 2018 reste à un niveau du même ordre que celui de la partie variable de sa rémunération pour 2017. À cet effet, il a proposé au Conseil de réduire sa rémunération variable de 300 000 euros et demandé que cette somme soit versée par VINCI à la Fondation VINCI pour la Cité, ce que le Conseil a approuvé.

Composante long terme de la rémunération du président-directeur général

Le Conseil, au cours de sa réunion du 7 février 2018, a constaté la réalisation des conditions de performance du plan d’incitation à long terme mis en place le 14 avril 2015 (voir paragraphe 5.4.1, page 167). En conséquence, il a décidé d’attribuer de façon définitive, à la date du 14 avril 2018, à M. Huillard la totalité des 23 240 actions qui lui avaient été attribuées à l’origine.

Le Conseil, au cours de sa réunion du 5 février 2019, a constaté que les conditions de performance du plan d’incitation à long terme mis en place le 19 avril 2016 ont été réalisées à 97,27 % (voir paragraphe 5.4.1, page 168).

En conséquence, il a décidé d’attribuer de façon définitive, à la date du 19 avril 2019, à M. Huillard 25 290 actions sur les 26 000 actions qui lui avaient été attribuées à l’origine.

Il est précisé que ces attributions étaient soumises au respect des mêmes conditions de performance que celles applicables aux attributions d’actions dans le cadre des plans d’actions de performance mis en place par la Société au bénéfice des collaborateurs du Groupe et détaillés au paragraphe 5.3.2, page 167.

Par ailleurs, le Conseil a décidé, le 17 avril 2018, de faire bénéficier M. Huillard d’une allocation conditionnelle portant sur 32 000 actions de la société VINCI.

Cette allocation représentait, à cette date, une juste valeur de 2 051 840 euros. Les actions correspondantes seront attribuées en tout ou en partie à l’issue d’une période de trois ans qui prendra fin le 17 avril 2021, sous réserve du respect des conditions de présence et de performance, ces dernières étant appréciées à la date du 31 décembre 2020 dans les conditions précisées au paragraphe 5.3.2, page 167.

Les allocations dont M. Huillard bénéficie au titre des plans d’incitation à long terme encore en vigueur en 2018 sont les suivantes :

Retraite et prévoyance

Le Conseil avait constaté que M. Huillard remplissait au 1er janvier 2018 toutes les conditions lui permettant de faire valoir ses droits à pension au titre du régime de retraite à prestations définies mis en place par la Société en mars 2010 au bénéfice de ses cadres dirigeants, à savoir l’âge légal de départ à la retraite, la condition d’ancienneté de dix ans prévue par le régime et la condition d’achèvement de sa carrière au sein du Groupe telle que précisée par le Conseil en mars 2010 pour un mandataire social non titulaire d’un contrat de travail.

Il avait aussi constaté que le montant de la pension de retraite à laquelle M. Huillard pouvait prétendre au 1er janvier 2018 était plafonné à 7,45 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).

Le renouvellement du mandat de M. Huillard était sans incidence aucune sur le montant de sa pension de retraite en raison de l’existence de ce plafond, à cela près qu’en différant la liquidation des droits de ce dernier, M. Huillard pouvait bénéficier pour l’avenir du plafond de 8 fois le PASS au 1er janvier 2019 (au lieu de 7,45).

Compte tenu du fait que l’accroissement de ce plafond (correspondant à 0,55 PASS, soit 22 288 euros en valeur 2019) intervenait pendant le cours du mandat de M. Huillard, le Conseil avait décidé de subordonner le bénéfice de cet accroissement de manière volontaire à une condition de performance.

La condition de performance retenue par le Conseil et approuvée par l’assemblée générale des actionnaires lors de sa réunion du 17 avril 2018 (10e résolution) était qu’au 31 décembre 2018, le rapport entre, d’une part, le taux de rendement des capitaux employés (ROCE) calculé sur une moyenne de trois années (2016, 2017 et 2018) et, d’autre part, le coût moyen pondéré du capital (WACC) calculé sur une moyenne de trois années (2016, 2017 et 2018) soit supérieur ou égal à 1,10 pour que le taux d’acquisition de l’accroissement du plafond soit égal à 100 %.

Le Conseil, au cours de sa réunion du 5 février 2019, a constaté que la condition de performance était remplie.

Conformément aux dispositions du décret du 23 février 2016, s’agissant du régime de retraite à prestations définies mentionné au paragraphe 4.1.1.5, page 158, il est précisé les points suivants :

Contrat de travail, retraites spécifiques, indemnités de départ et clause de non-concurrence

Rémunérations dues et/ou versées en 2018 au président-directeur général

Tableau de synthèse des rémunérations dues et des options et actions attribuées (en euros)

Tableaux récapitulatifs des rémunérations (en euros)

Éléments de la rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice 2018 au dirigeant mandataire social exécutif soumis à l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2019

Conformément aux dispositions de l’article L. 225-100 du Code de commerce, l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2019 sera appelée à voter sur un projet de résolution relatif aux éléments de rémunération dus ou attribués au titre de l’exercice 2018 à M. Huillard, président-directeur général.

Régime de retraite supplémentaire des cadres dirigeants

La société VINCI et sa filiale VINCI Management ont mis en place, au bénéfice de leurs cadres dirigeants, un régime de retraite à prestations définies ayant pour objet de leur garantir une pension supplémentaire annuelle. Ce régime présente les caractéristiques suivantes :

Mandataires sociaux non dirigeants

Principes et règles de détermination des rémunérations et avantages accordés au vice-président

M. de Silguy bénéficie, dans le cadre de ses mandats d’administrateur et de vice-président, de jetons de présence calculés comme indiqué au paragraphe 4.2.2 ci-dessous.

Par ailleurs, la Société avait conclu le 5 février 2014 avec la société YTSeuropaconsultants, dont M. de Silguy est l’associé unique, une convention de prestation de services autorisée par le Conseil et approuvée par l’assemblée générale du 15 avril 2014 (12e résolution).

À l’occasion du renouvellement du mandat d’administrateur de M. de Silguy par l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2018, la Société avait conclu une nouvelle convention de prestation de services avec la société YTSeuropaconsultants dont les conditions étaient identiques à la précédente. Cette nouvelle convention conclue le 7 février 2018 sous la condition suspensive de son approbation par l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2018 avait trouvé à s’appliquer à compter de son approbation par celle-ci. En conséquence d’une erreur dans la comptabilisation des droits de vote exerçables révélée en juillet 2018 par BNP Paribas Securities Services, le Conseil a été amené à constater sa caducité rétroactivement à la date du 17 avril 2018. Cette situation a conduit M. de Silguy à restituer à la Société les sommes qu’il avait pu percevoir en application de cette convention devenue caduque.

Enfin, il est rappelé que M. de Silguy bénéficie d’une pension de retraite versée par la Société depuis le 30 avril 2010. L’engagement de VINCI au titre de cette retraite représentait au 31 décembre 2018 un montant de 7 576 525 euros. Il bénéficie également d’un véhicule de fonction.

Principes et règles de versement des jetons de présence aux administrateurs

L’assemblée générale des actionnaires tenue le 20 avril 2017 a fixé l’enveloppe maximale des jetons de présence alloués annuellement au Conseil à 1 400 000 euros à compter de l’exercice ouvert le 1er janvier 2017.

Il sera proposé à l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2019 de porter cette enveloppe à 1 600 000 euros. Cette augmentation se justifie en raison de la mise en place de règles visant à rendre la part variable des jetons prépondérante, cette part variable étant liée à l’assiduité des administrateurs et au nombre de réunions, en raison de la nomination soumise au vote de cette même assemblée générale d’un administrateur supplémentaire et en raison du fait que M. Miloud Hakimi, qui avait renoncé à ses jetons de présence, a décidé en 2018 de les faire verser à la CFDT.

Le Conseil, au cours de sa réunion du 15 décembre 2017, a décidé de fixer ainsi qu’il suit la répartition de l’enveloppe des jetons de présence afin d’accroître sa variabilité (montants exprimés en base annuelle sauf indication contraire), avec une prise d’effet au 1er juillet 2017 :
- le président-directeur général ne perçoit aucun jeton de présence de la Société ;
- chaque administrateur perçoit un jeton fixe de 25 000 euros et un jeton variable de 3 500 euros en cas de participation physique aux réunions du Conseil ou de 1 750 euros en cas de participation par audio ou vidéoconférence ; dans le cas où plusieurs réunions du Conseil sont tenues le même jour, un seul jeton variable est versé, sauf le jour de la tenue de l’assemblée générale où les administrateurs perçoivent deux jetons s’ils ont participé aux deux réunions du Conseil ;
- le président de chaque comité perçoit un jeton fixe de 20 000 euros, les membres du comité d’Audit de 10 000 euros, les membres du comité Stratégie et RSE de 4 000 euros et les membres des comités des Nominations et de la Gouvernance et des Rémunérations de 5 500 euros ; la participation à une réunion d’un comité donne droit à un jeton de 1 500 euros en cas de participation physique et de 750 euros en cas de participation par audio ou vidéoconférence ;
- une somme supplémentaire par réunion du Conseil ou des comités, égale à 1 000 euros, est versée aux administrateurs résidant dans un pays de l’Union européenne autre que la France et de 2 000 euros aux administrateurs résidant hors de l’Union européenne, à condition qu’ils participent physiquement à ces réunions.
Le Conseil ayant décidé, au cours de sa réunion du 17 octobre 2018 de scinder les fonctions de vice-président et d’administrateur référent a, en conséquence, décidé de répartir le jeton spécial de 100 000 euros précédemment versé au vice-président administrateur référent à hauteur de 70 000 euros pour le vice-président et de 30 000 euros pour l’administrateur référent.

Jetons de présence et autres rémunérations dus et/ou versés en 2018 aux mandataires sociaux non dirigeants

Le montant total des jetons de présence versés en 2018 par la Société (au titre du deuxième semestre 2017 et du premier semestre 2018) s’élève à 1 233 750 euros. Par ailleurs, certains mandataires sociaux ont perçu, au cours de l’exercice 2018, des jetons de présence de la part de sociétés contrôlées par VINCI.
Le montant total des jetons de présence dus par VINCI au titre de l’exercice 2018 s’élève à 1 214 584 euros.

Le tableau suivant récapitule le montant des jetons de présence et autres rémunérations versés en 2017 et en 2018 aux administrateurs non dirigeants de VINCI.

Actions VINCI détenues par les mandataires sociaux

Actions détenues par les administrateurs

Conformément aux statuts de la Société, le nombre minimal d’actions VINCI que doit détenir chaque administrateur (à l’exception de l’administrateur représentant les salariés actionnaires et des administrateurs représentant les salariés) est de 1 000, ce qui correspond, sur la base du cours de l’action au 31 décembre 2018 (72,02 euros), à un actif de 72 020 euros investis en actions VINCI.
Le nombre d’actions détenues par les mandataires sociaux tel que déclaré à la Société est indiqué au paragraphe 3.2, page 138 et suivantes.

Opérations sur titres des mandataires sociaux et dirigeants et des personnes mentionnées à l’article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier

Les mandataires sociaux et les dirigeants du Groupe soumis à déclaration spontanée de leurs opérations sur titres ont effectué en 2018 les opérations suivantes :

 

En savoir plus

Déclaration relative a l’engagement d’indemnité de rupture de mandat décidé par le Conseil d’administration de VINCI du 7 février 2018 47 Ko
Délibération du conseil d’administration du 7 février 2018 relative a la constatation des performances du plan d’incitation a long terme du 14 avril 2015 57 Ko


ARCHIVES

Décision du 15 avril 2014 (rémunération des dirigeants mandataires sociaux) 47 Ko
Décision du 6 mai 2010 (engagement de retraite - M. de Silguy) 42 Ko
Décision du 3 mars 2010 (rémunération mandataires sociaux) 94 Ko
Décision du 27 février 2008 (engagement de retraite - M. de Silguy) 57 Ko
Adhésion de VINCI au code AFEP-MEDEF (13 novembre 2008) 152 Ko
Adhésion et mise en oeuvre par VINCI des recommandations AFEP-MEDEF (16 décember 2008) 30 Ko

Mise à jour : 21/03/2019