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Rémunérations et intérêts des mandataires sociaux

Le président-directeur général

Politique de rémunération

Le Conseil a déterminé la politique de rémunération applicable à M. Xavier Huillard dans le cadre de son mandat de président-directeur général pour la période 2014-2018, lors de ses réunions des 5 février et 15 avril 2014, sur proposition du comité des Rémunérations.

La rémunération du président-directeur général comporte trois parties :
- une partie fixe court terme payée en numéraire, fixée à 1 000 000 d’euros par an pour toute la durée du mandat ;
- une partie variable court terme également payée en numéraire, dont le montant est lié à des conditions de performances annuelles et plafonné à 160 % de la partie fixe ;
- une partie long terme consistant en une allocation annuelle d’actions VINCI, dont l’attribution définitive est soumise à des conditions de performance appréciées sur une période de trois années civiles. Cette allocation porte sur une certaine quantité d’actions VINCI, dont la juste valeur est connue au moment de l’allocation, mais dont la valeur finale au moment de l’attribution définitive peut varier en fonction du nombre d’actions effectivement attribuées selon les critères de performance et du cours de Bourse de l’action VINCI à cette date.

Cette politique a conduit à la structure de rémunération suivante sur la période 2014-2018 :

Partie fixe

La partie fixe court terme de la rémunération du président-directeur général a été fixée à 1 000 000 d’euros par an pour toute la durée du mandat, à savoir pour la période 2014-2018. Elle est payée en numéraire.

Partie variable court terme

La partie variable court terme de la rémunération de M. Huillard est une somme dont le montant est déterminé chaque année par le Conseil, au moment où il arrête les comptes de l’exercice précédent, par application d’une méthode précise définie en février 2014. Cette méthode fait intervenir des paramètres économiques et managériaux liés aux performances du Groupe. Elle prévoit pour chaque élément un plafond en valeur absolue. Dans l’hypothèse où les performances permettraient dans chaque cas d’atteindre le plafond prévu, la rémunération court terme du président-directeur général serait structurée comme suit :

Cette ventilation est théorique, dans la mesure où les pourcentages que représentent les quatre composantes de la part variable sont susceptibles de varier dans leurs pondérations respectives, de même que la part variable est susceptible de représenter moins que 62 % du total.

La méthode consiste à apprécier la performance du président-directeur général en fonction, d’une part, de critères quantifiables de nature économique et, d’autre part, de critères qualitatifs managériaux et relevant de la responsabilité sociale et environnementale, et à en déduire des bonus dont le montant global peut varier entre 0 et 1 600 000 euros. Ce plafond représente l’équivalent de 1,6 fois la rémunération fixe.

Les critères pris en compte et les bonus correspondants sont décrits dans le tableau ci-après :

Le montant correspondant à la partie économique résulte de l’addition de trois bonus distincts (1, 2 et 3), dont le montant est lié à l’évolution respective des trois indicateurs financiers susmentionnés. Chaque bonus dépend du pourcentage d’évolution de l’indicateur concerné par rapport au niveau de ce même indicateur constatéau 31 décembre de l’année précédente par application d’une grille arrêtée par le Conseil. Cette grille subordonne le versement du bonus maximum plafonné relatif à chaque indicateur à l’obtention d’une performance de +15 % ou +30 % selon le cas, comme indiqué ci-dessus. Le bonus de référence correspond à la situation où l’indicateur est égal à celui de l’année précédente. En cas d’évolution négative de l’indicateur, le bonus est réduit et peut être nul.

Le montant correspondant à la partie managériale est déterminé par le Conseil après prise en compte de la performance du président-directeur général quant à la réalisation d’objectifs de nature qualitative que le Conseil a fixés au début de l’année précédente, en les affectant d’un coefficient de pondération reflétant ceux qu’il considère comme prioritaires. Cette appréciation est fondée sur une proposition détaillée élaborée conjointement par le comité des Rémunérations et le comitédes Nominations et de la Gouvernance. Le Conseil s’est laissé toute latitude pour faire évoluer ces indicateurs en fonction de l’environnement et du contexte.

b) Composante long terme

La rémunération de M. Huillard comporte une composante long terme, qui prend la forme d’une attribution différée et conditionnelle d’actions de la Société. La juste valeur de cette composante long terme a représenté environ 40 % en moyenne de la rémunération globale (fixe, variable et long terme) de l’intéressé.

Il est précisé que les dirigeants mandataires sociaux de VINCI ne sont actuellement pas éligibles à l’attribution d’actions de performance relevant de l’article L. 225-197-1 du Code de commerce, en raison des critères fixés par l’article L. 225-197-6 dudit Code.

c) Retraite et prévoyance

M. Huillard bénéficie des régimes de retraite et de prévoyance collectifs mis en place par VINCI pour ses collaborateurs. Le Conseil a décidé, à cet effet, de confirmer formellement son assimilation à un cadre dirigeant.

Il bénéficie également :
- du régime de retraite à ncotisations définies (dit article 83 dénommé Reverso) mis en place par VINCI en 2013 au bénéfice de ses cadres et assimilés.
- et du régime de retraite collectif supplémentaire à prestations définies (dit article 39) mis en place en 2010 par VINCI au bénéfice des cadres dirigeants de VINCI SA et VINCI Management.

Il est précisé que la rémunération globale de M. Huillard a étédéterminée en prenant en compte ces avantages, qui ont fait l’objet d’une approbation par l’assemblée générale du 15 avril 2014 dans sa 10e résolution.

d) Indemnité de rupture

L’assemblée générale du 15 avril 2014 a approuvé, par sa 11e résolution, un engagement de versement à M. Huillard d’une indemnitéen cas de rupture simultanée de ses mandats de président du Conseil et de directeur général à l’initiative du Conseil avant l’expiration de son mandat d’administrateur, sauf en cas de faute lourde ou de départ à la retraite. Cet engagement est plafonné à 24 mois de rémunération, conformément aux recommandations du code Afep-Medef.

Le montant de l’indemnité à verser serait déterminé par le Conseil au regard des performances économiques du Groupe, mesurées par application des mêmes indicateurs que ceux retenus pour le calcul de la partie économique de sa rémunération variable (résultat net par action, résultat opérationnel courant, cash-flow libre).

L’indemnité pourrait atteindre 24 mois de rémunération dans le cas où le taux moyen d’atteinte des objectifs quantitatifs retenus pour la détermination de la part variable de sa rémunération au cours des deux dernières années précédant la rupture serait supérieur à 100 %, et elle serait nulle si ce taux moyen était inférieur ou égal à 60 %. Entre ces deux bornes, le niveau de l’indemnité serait déterminé par interpolation linéaire.

Le montant de l’indemnité serait réduit de moitié si la rupture intervenait au cours de la quatrième année du mandat.

e) Avantages en nature

M. Huillard bénéficie d’un véhicule de fonction.

Politique de rémunération au titre de la période 2018-2022

Le système de rémunération du président-directeur général serait structuré en trois parties :
- une partie fixe court terme payée en numéraire ;
- une partie variable court terme également payée en numéraire, dont le montant sera lié à des conditions de performances annuelles et plafonné à 1,6 fois le montant de la rémunération fixe ;
- une partie long terme dont la juste valeur, déterminée au moment de l’allocation, ne pourra excéder un plafond égal à deux fois le montant du plafond global de la rémunération fixe et variable du bénéficiaire.

a) Étude comparative (benchmark)

Les composantes de la rémunération de M. Huillard font, à la demande du comitédes Rémunérations, l’objet d’un benchmark réalisépar un cabinet extérieur et régulièrement actualisé, par rapport à un panel jugé représentatif de plus d’une quinzaine de sociétés françaises membres de l’indice CAC 40 opérant sur des marchés comparables. Il est à noter que le groupe VINCI fait partie du peloton de tête des entreprises incluses dans le benchmark en termes de capitalisation, de chiffre d’affaires et d’effectifs.

L’examen du benchmark réaliséau titre de l’exercice 2016 sur le panel des sociétés françaises permet de constater que la rémunération 2016 de M. Huillard était inférieure à la médiane des sociétés du panel.

b) Partie fixe

Le Conseil a décidéde réviser la partie fixe de la rémunération du président-directeur général à 1 200 000 euros par an pour toute la durée du mandat – à savoir pour la période 2018-2022. Cette augmentation de 20 % par rapport au niveau précédent, qui avait été fixé en 2014, représente une progression moyenne annuelle de 2,6 % entre avril 2014 et avril 2022.

Cette rémunération placerait le président-directeur général au niveau du troisième quartile du panel selon le benchmark réalisésur l’exercice 2016. Elle a paru justifiée au Conseil en raison de la croissance du Groupe à l’international et de la complexité grandissante de ses activités.

c) Partie variable court terme

La partie variable court terme de la rémunération de M. Huillard serait une somme dont le montant serait déterminéchaque année par le Conseil, au moment où il arrête les comptes de l’exercice précédent, par application d’une méthode précise définie en février 2018. Cette méthode fait intervenir des paramètres économiques et managériaux liés aux performances du Groupe. Elle prévoit pour chaque élément un plafond en valeur absolue.

Dans l’hypothèse où les performances permettraient dans chaque cas d’atteindre le plafond prévu, la rémunération court terme du président-directeur général serait structurée comme suit :

Cette ventilation est théorique, dans la mesure où les pourcentages que représentent les quatre composantes de la part variable sont susceptibles de varier dans leurs pondérations respectives, de même que la part variable est susceptible de représenter moins que 62 % du total.

La méthode consiste à apprécier la performance du président-directeur général en fonction, d’une part, de critères quantifiables de nature économique et, d’autre part, de critères qualitatifs managériaux et relevant de la responsabilité sociale et environnementale, et à en déduire des bonus dont le montant global pourra varier entre 0 et 1 920 000 euros. Ce plafond représente l’équivalent de 1,6 fois la rémunération fixe.

Les critères qui seront pris en compte par le Conseil et les bonus correspondants sont décrits dans le tableau ci-après :

Le montant correspondant à la partie économique résultera de l’addition de trois bonus distincts (1, 2 et 3), dont le montant sera lié à l’évolution respective des trois indicateurs financiers susmentionnés. Chaque bonus dépendra du pourcentage d’évolution de l’indicateur concernépar rapport au niveau de ce même indicateur constatéau 31 décembre de l’année précédente par application d’une grille arrêtée par le Conseil. Cette grille subordonne le versement du bonus maximum plafonné relatif à chaque indicateur à l’obtention d’une performance de + 10%. Le bonus de référence correspond à la situation où l’indicateur est égal à celui de l’année précédente. En cas d’évolution négative de l’indicateur, le bonus est réduit et peut être nul. Le Conseil se réserve toutefois le droit de modifier ces règles afin de prendre en compte des situations exceptionnelles.

Le montant correspondant à la partie managériale sera déterminé par le Conseil après prise en compte de la performance du président-directeur général quant à la réalisation d’objectifs de nature qualitative que le Conseil fixe au début de l’année, en les affectant d’un coefficient de pondération reflétant ceux qu’il considère comme prioritaires. Cette appréciation est fondée sur une proposition détaillée élaborée conjointement par le comitédes Rémunérations et le comité des Nominations et de la Gouvernance. Le Conseil s’est laissé toute latitude pour faire évoluer ces indicateurs en fonction de l’environnement et du contexte.

Au titre de l’exercice 2018, le Conseil a décidé de prendre en compte le développement du Groupe à moyen et long terme, la vigilance et la conformité, la santéet la sécuritéau travail et la qualitéde la gouvernance.

d) Composante long terme

La rémunération de M. Huillard comportera une composante long terme, consistant en une allocation annuelle dont le Conseil pourra déterminer la teneur. Il pourra s’agir d’actions VINCI, physiques ou synthétiques, dont l’attribution pourra relever soit du droit commun, soit de tout autre régime prévu par la loi. L’attribution définitive sera soumise à des conditions de performance appréciées sur une période de trois années civiles. Ces allocations seront soumises à des conditions de performance internes et externes.
La juste valeur de cette composante long terme sera appréciée à la date de l’allocation et ne pourra excéder deux fois le montant du plafond de la rémunération fixe et variable.

Il est précisé que les dirigeants mandataires sociaux de VINCI ne sont actuellement pas éligibles à l’attribution d’actions de performance relevant de l’article L. 225-197-1 du Code de commerce, en raison des critères fixés par l’article L. 225-197-6 dudit Code.

e) Retraite et prévoyance

M. Huillard continuerait à être assimilé à un cadre dirigeant afin de lui permettre de bénéficier des régimes de retraite collectifs à cotisations définies et de prévoyance du Groupe.

Par ailleurs, le Conseil a constatéque M. Huillard remplissait au 1er janvier 2018 toutes les conditions lui permettant de faire valoir ses droits à pension au titre du régime de retraite à prestations définies mis en place par la Société en mars 2010 au bénéfice de ses cadres dirigeants, à savoir l’âge légal de départ à la retraite, la condition d’anciennetéde dix ans prévue par le régime et la condition d’achèvement de sa carrière au sein du Groupe telle que précisée par le Conseil en mars 2010 pour un mandataire social non titulaire d’un contrat de travail.

Il a aussi constaté que le montant de la pension de retraite à laquelle M. Huillard pourrait prétendre est en tout état de cause plafonné à 7,45 fois le plafond annuel de la sécuritésociale (PASS).

Ainsi, le renouvellement du mandat de M. Huillard serait sans incidence aucune sur le montant de sa pension de retraite en raison de l’existence de ce plafond, à cela près qu’en différant la liquidation des droits de ce dernier, M. Huillard bénéficierait pour l’avenir du plafond de 8 fois le PASS au 1er janvier 2019 (au lieu de 7,45), plafond qui lui serait de toute façon applicable s’il ne liquide pas avant cette date ses droits à la retraite et ce indépendamment du renouvellement ou non de son mandat.

Compte tenu du fait que l’accroissement de ce plafond (correspondant à 0,55 PASS, soit 21 853 euros en valeur 2018) interviendra pendant le cours du mandat de M. Huillard, le Conseil a décidéde subordonner le bénéfice de cet accroissement de manière volontaire à une condition de performance. La condition de performance retenue sera fondée sur le constat par le Conseil au 31 décembre 2018 portant sur le rapport entre, d’une part, le taux de rendement des capitaux employés (ROCE) calculésur une moyenne de trois années (2016, 2017 et 2018) et, d’autre part, le coût moyen pondéré du capital (WACC) calculésur une moyenne de trois années (2016, 2017 et 2018). Le taux d’acquisition de l’accroissement du plafond sera de 100 % si le rapport est supérieur ou égal à 1,10 et de 0 % s’il est inférieur, avec interpolation linéaire entre les deux bornes. Le Conseil se réserve cependant la faculté de tenir compte dans l’application de cette règle de l’impact éventuel d’une opération de croissance externe significative.

Ces dispositifs feront l’objet d’une résolution soumise à l’assemblée générale des actionnaires lors de sa réunion du 17 avril 2018.

e) Indemnitéde rupture

Lors de sa réunion du 7 février 2018, le Conseil a approuvé un engagement de versement d’une indemnité à M. Huillard en cas de rupture simultanée de ses mandats de président du Conseil et de directeur général à l’initiative du Conseil avant l’expiration de son mandat d’administrateur, sauf en cas de faute lourde ou de départ à la retraite. Cet engagement est plafonné à 24 mois de rémunération, conformément aux recommandations du code Afep-Medef.

Le montant de l’indemnité à verser serait déterminé par le Conseil au regard des performances économiques du Groupe, mesurées par application des mêmes indicateurs que ceux retenus pour le calcul de la partie économique de sa rémunération variable (résultat net par action, résultat opérationnel courant, cash-flow opérationnel).

L’indemnité pourrait atteindre 24 mois de rémunération dans le cas où le taux moyen d’atteinte des objectifs quantitatifs retenus pour la détermination de la part variable de sa rémunération au cours des deux dernières années précédant la rupture serait supérieur à 100 % et elle serait nulle si ce taux moyen était inférieur ou égal 60%. Entre ces deux bornes, le niveau de l’indemnité serait déterminépar interpolation linéaire.
Le montant de l’indemnité serait réduit de moitié si la rupture intervenait au cours de la quatrième année du mandat.

Cet engagement relevant de la procédure d’autorisation des conventions réglementées, conformément aux dispositions de l’article L. 225-42-1 du Code de commerce, il fera l’objet d’une résolution soumise à l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale du 17 avril 2018.

f) Avantages en nature

M. Huillard continuera à bénéficier d’un véhicule de fonction.

Éléments soumis au vote des actionnaires conformément à l’article L.225-37-2 du Code de commerce

a) Tableau récapitulatif

Conformément à l’article L. 225-37-2 du Code de commerce, l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2018 sera appelée à voter sur un projet de résolution fixant comme suit les principes et critères de détermination de la rémunération du président-directeur général :

b) Projet de résolution soumis au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 17 avril 2018

Treizième résolution
Approbation des principes et critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables au président-directeur général.

L’assemblée générale, statuant en application de l’article L. 225-37-2 du Code de commerce, après avoir pris connaissance du Rapport de gestion du Conseil d’administration, et en particulier du Rapport sur le gouvernement d’entreprise qui y est intégré, approuve les principes et les critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables, en raison de son mandat, au président-directeur général, tels que détaillés dans le rapport prévu au dernier alinéa de l’article L. 225-37 du Code de commerce et figurant dans le document de référence relatif à l’exercice 2017.

Décisions relatives à la rémunération du président-directeur général au titre de 2017

a) Rémunération variable court terme 2017 du président-directeur général

Lors de sa réunion du 7 février 2018, le Conseil, sur proposition du comité des Rémunérations et, pour la partie managériale, conjointement avec le comité des Nominations et de la Gouvernance, a arrêté comme suit le montant de la rémunération variable due à M. Huillard au titre de l’exercice 2017 :

Le Conseil a constaté à nouveau le caractère exigeant des objectifs économiques fixés puisque, bien que la Société ait réalisé en 2017 des performances solides, la partie économique du bonus 2017 ne représente que 82,7 % du plafond correspondant, mais elle dépasse de 32,2 % le bonus de référence correspondant à une stabilité des indicateurs retenus

En ce qui concerne la partie managériale de la part variable, le Conseil a considéré que les performances managériales de M. Huillard en 2017 justifient de lui allouer 95 % du montant maximum prévu. Pour parvenir à cette appréciation, le Conseil a particulièrement apprécié la qualité et la pertinence de la stratégie ainsi que l’efficacité de l’exécution des opérations de croissance externe réalisées, notamment, mais non exclusivement, dans le secteur aéroportuaire et dans les métiers de l’énergie. Il souligne également que, en 2017, la politique de prévention des accidents au travail a permis des progrès significatifs et que d’une manière générale la pratique de la gouvernance entre la direction Générale et le Conseil a été harmonieuse.

Il a en conséquence décidé de fixer à 1 388 759 euros le montant de la partie variable totale de la rémunération de M. Huillard avant déduction des jetons de présence (13 830 euros nets) perçus en 2017.

b) Composante long terme de la rémunération du président-directeur général

Le Conseil, au cours de sa réunion du 7 février 2017, a constatéla réalisation des conditions de performance du plan d’incitation à long terme mis en place le 15 avril 2014 . En conséquence, il a décidé d’attribuer de façon définitive, à la date du 15 avril 2017, à M. Huillard la totalité des 23 000 actions qui lui avaient été attribuées à l’origine et à la suite de l’ajustement de novembre 2014.

Par ailleurs, le Conseil a décidé, le 20 avril 2017, de faire bénéficier M. Huillard d’une allocation conditionnelle portant sur 30 000 actions de la société VINCI. Cette allocation représentait, à cette date, une juste valeur de 1 836 000 euros. Les actions correspondantes seront attribuées en tout ou en partie à l’issue d’une période de trois ans qui prendra fin le 20 avril 2020, sous réserve du respect des conditions de performance qui seront appréciées à la date du 31 décembre 2019.

Il est précisé que ces attributions sont soumises au respect des mêmes conditions de performance que celles applicables aux attributions d’actions dans le cadre des plans d’actions de performance mis en place par la Société au bénéfice des collaborateurs du Groupe. Ces performances doivent également être appréciées sur une période de trois années civiles.

Depuis le début du mandat de M. Huillard, les allocations dont il bénéficie au titre de cette partie long terme ont été les suivantes :

c) Retraite et prévoyance

Conformément aux dispositions du décret du 23 février 2016, s’agissant du régime de retraite à prestations définies, il est précisé les points suivants :

Contrat de travail, retraites spécifiques, indemnités de départ et clause de non-concurrence

Rémunérations dues et/ou versées en 2017 au président-directeur général

a) Tableau de synthèse des rémunérations dues et des options et actions attribuées (en euros)

b) Tableaux récapitulatifs des rémunérations (en euros)

Éléments de la rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice 2017 au dirigeant mandataire social exécutif soumis à l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2018

Conformément aux dispositions de l’article L.225-100 du Code de commerce, l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2018 sera appelée à voter sur un projet de résolution relatif aux éléments de rémunération dus ou attribués au titre de l’exercice 2017 à M. Huillard, président-directeur général.

Régime de retraite supplémentaire des cadres dirigeants

La sociétéVINCI et sa filiale VINCI Management ont mis en place, au bénéfice de leurs cadres dirigeants, un régime de retraite à prestations définies ayant pour objet de leur garantir une pension supplémentaire annuelle. Ce régime présente les caractéristiques suivantes :

Mandataires sociaux non dirigeants

Principes et règles de détermination des rémunérations et avantages accordés au vice-président administrateur référent

M. de Silguy bénéficie, dans le cadre de ses mandats d’administrateur et de vice-président administrateur référent, de jetons de présence.

Par ailleurs, la Société a conclu le 5 février 2014 avec la société YTSeuropaconsultants, dont M. de Silguy est l’associé unique, une convention de prestation de services autorisée par le Conseil et approuvée par l’assemblée générale du 15 avril 2014 (12e résolution).

Cette convention prévoit l’exécution de missions, sous le contrôle du comité d’Audit, en contrepartie d’une rémunération forfaitaire annuelle de 330 000 euros hors taxes. Elle a été conclue pour une durée de quatre ans, avec la possibilité pour chaque partie d’y mettre un terme chaque année.

Son renouvellement fait l’objet d’un projet de résolution soumis à l’assemblée générale du 17 avril 2018.

Enfin, il est rappelé que M. de Silguy bénéficie d’une pension de retraite versée par la Société depuis le 30 avril 2010. L’engagement de VINCI au titre de cette retraite représentait au 31 décembre 2017 un montant de 7 849 298 euros. Il bénéficie également d’un véhicule de fonction.

Principes et règles de versement des jetons de présence aux administrateurs

L’assemblée générale des actionnaires tenue le 14 avril 2015 avait fixé l’enveloppe maximale des jetons de présence alloués annuellement au Conseil à 1 150 000 euros à compter de l’exercice ouvert le 1er janvier 2015. Cette enveloppe a été portée par l’assemblée générale des actionnaires du 20 avril 2017 à 1 400 000 euros à compter de l’exercice ouvert le 1er janvier 2017. Cette augmentation se justifiait par la nécessité pour le Conseil de bénéficier d’une enveloppe permettant de rémunérer les administrateurs en fonction de leur participation assidue à toutes les réunions du Conseil et de ses comités rendues nécessaires par le développement du Groupe.

Le Conseil, au cours de sa réunion du 4 février 2015, avait fixé la répartition de l’enveloppe des jetons de présence comme suit (montants exprimés en base annuelle sauf indication contraire) :
- le président-directeur général ne perçoit aucun jeton de présence de la Société ;
chaque administrateur perçoit un jeton fixe de 20 000 euros et un jeton variable de 3 500 euros par réunion du Conseil ;
- une somme supplémentaire par réunion du Conseil, égale à 1 000 euros, est versée aux administrateurs résidant dans un pays de l’Union européenne autre que la France et de 2 000 euros aux administrateurs résidant hors de l’Union européenne, à condition qu’ils participent physiquement à ces réunions ;
- le président de chaque comitéperçoit une somme de 25 000 euros, les membres du comitéd’Audit 15 000 euros et les membres des autres comités 10 000 euros en complément des jetons de présence mentionnés ci-dessus ;
- le vice-président administrateur référent perçoit une somme supplémentaire de 100 000 euros au titre de sa fonction d’administrateur référent.

Le Conseil, au cours de sa réunion du 15 décembre 2017, a décidé de modifier la répartition de l’enveloppe des jetons de présence comme suit afin d’accroître sa variabilité (montants exprimés en base annuelle sauf indication contraire), avec une prise d’effet au 1er juillet 2017 :
- le président-directeur général ne perçoit aucun jeton de présence de la Société ;
- chaque administrateur perçoit un jeton fixe de 25 000 euros et un jeton variable de 3 500 euros en cas de participation physique aux réunions du Conseil ou de 1 750 euros en cas de participation par audio ou vidéoconférence ; dans le cas où plusieurs réunions du Conseil sont tenues le même jour, un seul jeton variable est versé sauf le jour de la tenue de l’assemblée générale où les administrateurs perçoivent deux jetons s’ils ont participé aux deux réunions du Conseil ;
- le président de chaque comité perçoit un jeton fixe de 20 000euros, les membres du comité d’Audit de 10 000 euros, les membres du comité Stratégie et RSE de 4 000 euros et les membres des comités des Nominations et de la Gouvernance et des Rémunérations de 5 500 euros ; la participation à une réunion d’un comité donne droit à un jeton de 1 500 euros en cas de participation physique et de 750 euros en cas de participation par audio ou video conférence ;
- une somme supplémentaire par réunion du Conseil ou des comités, égale à 1 000 euros, est versée aux administrateurs résident dans un pays de l’Union européenne autre que la France et de 2 000 euros aux administrateurs résidant hors de l’Union européenne, à condition qu’ils participent physiquement à ces réunions ;
- une somme supplémentaire par réunion du Conseil ou des comités, égale à 1 000 euros, est versée aux administrateurs résident dans un pays de l’Union européenne autre que la France et de 2 000 euros aux administrateurs résidant hors de l’Union européenne, à condition qu’ils participent physiquement à ces réunions ;
- le vice-président administrateur référent perçoit une somme supplémentaire de 100 000 euros au titre de sa fonction d’administrateur référent.

Jetons de présence et autres rémunérations dus et/ou versés en 2017 aux mandataires sociaux non dirigeants

Le montant total des jetons de présence versés en 2017 par la Société (au titre du deuxième semestre 2016 et du premier semestre 2017) s’élève à 959 000 euros. Par ailleurs, certains mandataires sociaux ont perçu, au cours de l’exercice 2017, des jetons de présence de la part de sociétés contrôlées par VINCI.

Le montant total des jetons de présence dus par VINCI au titre de l’exercice 2017 s’élève à 1 099 000 euros.

Le tableau suivant récapitule le montant des jetons de présence et autres rémunérations perçus en 2016 et en 2017 par les administrateurs non dirigeants de VINCI.

Actions VINCI détenues par les mandataires sociaux

Actions détenues par les administrateurs

Conformément aux statuts de la Société, le nombre minimal d’actions VINCI que doit détenir chaque administrateur (à l’exception de l’administrateur représentant les salariés actionnaires et des administrateurs représentant les salariés) est de 1 000, ce qui correspond, sur la base du cours de l’action au 31 décembre 2017 (85,15 euros), à un actif de 85 150 euros investis en actions VINCI.

Le nombre d’actions détenues par les mandataires sociaux tel que déclaré à la Société est indiqué.

Opérations sur titres des mandataires sociaux et dirigeants et des personnes mentionnées à l’article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier

Les mandataires sociaux et les dirigeants du Groupe soumis à déclaration spontanée de leurs opérations sur titres ont effectué en 2017 les opérations suivantes :

 

En savoir plus

Déclaration relative a l’engagement d’indemnité de rupture de mandat décidé par le Conseil d’administration de VINCI du 7 février 2018 47 Ko
Délibération du conseil d’administration du 7 février 2018 relative a la constatation des performances du plan d’incitation a long terme du 14 avril 2015 57 Ko


ARCHIVES

Décision du 15 avril 2014 (rémunération des dirigeants mandataires sociaux) 47 Ko
Décision du 6 mai 2010 (engagement de retraite - M. de Silguy) 42 Ko
Décision du 3 mars 2010 (rémunération mandataires sociaux) 94 Ko
Décision du 27 février 2008 (engagement de retraite - M. de Silguy) 57 Ko
Adhésion de VINCI au code AFEP-MEDEF (13 novembre 2008) 152 Ko
Adhésion et mise en oeuvre par VINCI des recommandations AFEP-MEDEF (16 décember 2008) 30 Ko