Cours de l'action le 17/11/2017 17:35
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Nos solutions

Réinventer la gestion de projet

Le monde du bâtiment et des infrastructures a longtemps travaillé « en silo », chaque corps de métier intervenant successivement dans la chaîne de production d’un projet. Les méthodes de travail, les cadres contractuels étaient alors conçus pour réaliser des ouvrages immuables, construits à l’instant T. Aujourd’hui, pour anticiper et gérer dans la durée la totalité du cycle de vie des projets, VINCI casse ces silos, met en place des approches collaboratives et concourantes et invente avec les pouvoirs publics de nouveaux modèles de partenariat conjuguant bénéfices économiques et climatiques.

L’université du Mirail : un chantier majeur en mode collaboratif

À Toulouse, le campus universitaire du Mirail fait l’objet d’une métamorphose de grande ampleur. L’occasion pour le Groupe d’expérimenter de nouveaux modes de travail.

La métamorphose du campus du Mirail

À Toulouse, le campus universitaire du Mirail a été conçu dans les années 1960. Ce site emblématique fait aujourd’hui l’objet d’une profonde métamorphose, confiée en grande partie au groupe VINCI associé à l’agence d’architecture Cardete-Huet. VINCI Construction France et VINCI Facilities (VINCI Energies) ont signé un contrat de partenariat public-privé de 416 M€ pour la reconstruction et la réhabilitation de plusieurs bâtiments du campus.

VINCI Construction France est en charge de la démolition, de la conception, de la construction ainsi que de la restructuration de trois des cinq unités du campus, soit 60 000 m2 de locaux neufs, dont sept amphithéâtres. Les travaux comprennent également la construction d’une canopée de plus 7 000 m2, de 200 logements étudiants, de 120 logements pour jeunes actifs, de 1 100 places de parking, d’équipements sportifs et d’aménagements extérieurs sur 90 000 m2.
L’entreprise a pris des engagements de performance énergétique et environnementale, notamment pour la valorisation de plus de 92 % des 55 000 tonnes de matériaux issus de la déconstruction.
Les travaux ont été réalisés en 36 mois en trois phases à compter de mars 2013, sans interruption du fonctionnement de l’université. En outre, tous les ouvrages construits seront modulables et fidèles à la structure d’origine.
VINCI Facilities prend en charge l’exploitation, la maintenance, le gros entretien et le gros renouvellement ainsi que le service de nettoyage des locaux pour une durée moyenne de 27 ans.

Chiffres clés :
- 36 mois de travaux ;
- valorisation de plus de 92 % des 55 000 t de matériaux issus de la déconstruction ;
- 94 000 m2 de bâtiments rénovés ou reconstruits ;
- Un ensemble total de 130 000 m2, plus vaste qu’aujourd’hui (109 557 m2) ;
- Contrat de partenariat public-privé : 202 millions d’euros de dotations de l’État pour la reconstruction du campus et une enveloppe à peu près équivalente pour le gros entretien et la maintenance pendant 27 ans.

Expérimenter de nouveaux modes de travail

La reconstruction du campus du Mirail, aujourd’hui rebaptisé Jean Jaurès, est une opération « à tiroirs » particulièrement complexe. Le programme est en effet réalisé en trois tranches et ne doit pas interrompre l’activité du campus qui accueille 26 000 étudiants. Il faut, pour chaque phase, planifier les opérations de déménagement, de logement provisoire, de démolition et de reconstruction. Pour mener à bien le projet, les trois partenaires réunis au sein de la société de projet Miralis, VINCI Construction France, VINCI Facilities et DIF, leur partenaire financier, ont développé une approche collaborative avec les différents acteurs.

Une rénovation co-conçue avec un collectif d’universitaires

Une université n’est pas un site comme les autres. Dès l’amont et pour élaborer le cahier des charges du projet qui respecte l’identité du lieu et répond aux besoins des utilisateurs, VINCI a constitué, sous l’égide du philosophe Michel Serres, un collectif d’universitaires chargés de réfléchir, avec les architectes, au futur visage du campus. Béatrice Salviat, agrégée de biologie et Michel Authier, mathématicien philosophe, inventeur de l'Arbre de connaissances sont membres de ce collectif.

Témoignage : Jérôme Triomphe - Animateur qualité sécurité environnement (QSE), Bourdarios

« L’activité sur le campus ne doit pas s’interrompre. »

« Nous menons un important travail de prévention autour de la sécurité. Non seulement celle des étudiants et des professeurs aux abords des différents chantiers, celle de nos compagnons, mais aussi celle des équipes de nos sous-traitants. Nous avons fait signer à ces derniers une charte qualité et sécurité contractuelle reprenant nos fondamentaux pour respecter un même niveau d’exigence, et nous sommes vigilants quant à sa bonne application. C’est un message fort que VINCI Construction France adresse à tous ceux qui participent à la reconstruction de l‘université Toulouse Jean Jaurès, laquelle s’accompagne de multiples sujets sensibles. Au regard de la présence de 26 000 étudiants, les nuisances sonores et les émissions de poussière sont contrôlées chaque jour. Nous avons constaté que des professeurs et des administratifs, présents à l’université lors de l’explosion du site AZF en 2001, ont gardé une réelle appréhension face aux vibrations et aux bruits induits par les travaux. Nous veillons également à cela. Par ailleurs, l’activité sur le campus ne doit jamais s’interrompre. Cette exigence implique une planification bien orchestrée des interventions des uns et des autres et une parfaite gestion des étapes de relogement provisoire. Durant la première phase de chantier, nous menions des réunions quotidiennes avec la direction de l’université. À présent, une relation de confiance s’est installée. »

Un chantier en mode collaboratif

Avec les entreprises impliquées dans le projet, le mode collaboratif a été adopté dès la conception, avec de réels bénéfices.
Par exemple, un procédé innovant de planchers à caissons, mis au point dans le centre de formation de VINCI à Agen, a été utilisé sur le chantier : il a permis de multiplier par 2 la cadence de pose de planchers par rapport à un procédé classique.
Le travail mené par les équipes de VINCI Construction France et VINCI Energies pour optimiser l’efficacité énergétique de la nouvelle université constitue un autre exemple. Ensemble, elles ont mis au point une canopée de 7000 m2 qui, tout en protégeant de la pluie et des vents forts les circulations extérieures, permet également d’optimiser l’éclairage en hiver et la production d’ombre en été. Grâce à cette approche collaborative, les questions de maintenance du futur site ont aussi pu être intégrées très tôt. Ainsi, pour permettre un nettoyage et un entretien efficace de l’installation, les équipes de VINCI Facilities ont demandé que la canopée soit équipée de lignes de vie et d’arrivées d’eau accessibles.

Un projet Blue Fabric

À Toulouse, VINCI a mis en œuvre sa démarche Blue Fabric, qui porte la vision d’un tissu urbain humanisé et durable, créateur de valeur pour tous, et traduit dans le projet l’expérience d’un constructeur responsable, au service du développement de la ville.

Le campus a été entièrement démoli et reconstruit sur une trame élargie. La structure sans poteaux facilitera les réaménagements ultérieurs.

Fidèle au concept modulaire d’origine, le projet s’appuie sur des solutions innovantes comme l’exploitation maximale de l’inertie thermique. Grâce à ce choix, le projet tend vers le bâtiment à énergie positive.

Le projet réinterprète les concepts de la structure initiale en amenant un rapport à la nature, en favorisant la circulation abritée des piétons et les rencontres.

En savoir plus
Blue Fabric : construire la ville de demain

L’éclairage public : un gisement d’économies d’énergie

L’éclairage public représente 41 % des consommations électriques des collectivités. Les aider à réduire intelligemment ces consommations sans peser sur leurs finances, c’est possible, dans le cadre de partenariats publics-privés de long terme.

Un enjeu de performance énergétique et économique pour les collectivités

Aujourd’hui tous les contrats portant sur l’éclairage public signés par Citeos, filiale de VINCI Energies, intègrent des objectifs de performance énergétique. En signant avec les communes des contrats de partenariat Public-Privé, Citeos apporte une réponse globale aux enjeux de réduction des consommations d‘énergie, dans un contexte de contrainte budgétaire accrue et de préoccupation environnementale.
Repères
En France, le nombre de points lumineux a augmenté de 35% en 10 ans pour atteindre près de 9,5 millions.
Source : Association française de l’éclairage

Le cercle vertueux du partenariat public-privé

Les partenariat public-privé (PPP) sont efficaces pour permettre aux collectivités de renouveler leurs équipements d’éclairage public. Souvent anciens, ces équipements génèrent des gaspillages énergétiques considérables. Dans le cadre d’un PPP, la collectivité et l’entreprise qui se voit attribuer le marché s’engagent sur un objectif de réduction des consommations énergétiques, inscrit dans le contrat. Pendant la première phase du PPP, l’entreprise réalise l’essentiel des investissements de rénovation du réseau en remplaçant des équipements vétustes par du matériel de dernière génération (luminaires LED, gradation des flux lumineux selon les heures de la nuit, systèmes de pilotage intelligent…), ce qui génère de substantielles économies d’énergie.

Ces économies compensent en grande partie, sur la durée du contrat, l’investissement initial, réduisant la part d’argent public nécessaire. L’entreprise titulaire du contrat, qui s’endette pour financer les travaux de rénovation, rembourse ensuite son emprunt en se rémunérant grâce aux économies d’énergie réalisées.

Cergy-Pontoise, ville lumière

Citeos, qui gère sur 18 ans l’éclairage de la ville de Cergy-Pontoise, s’est engagé à réduire sa consommation de 35 % d’ici à 2018. Ces objectifs vont être atteints grâce à la rénovation du parc d’éclairage et au déploiement de 7 000 luminaires à LED. Moins énergivores que les luminaires classiques, ces luminaires à LED peuvent en outre être pilotés de façon très fine, avec des variations d’intensité instantanées.

« Dans les premières années d’un PPP, nous portons à plus de 40 % le taux de renouvellement des équipements, qui est plutôt de 3 % par an sur l’ensemble du parc français. », Xavier Albouy, directeur de la marque Citeos (VINCI Energies)

Rouen, objectif -27 % d’énergie consommée

Citeos assure depuis 2007 et pour une durée de 20 ans la gestion globale des installations liées à la gestion de l’éclairage public de Rouen, à la circulation, la mise en conformité de signalisation lumineuse et la vidéo surveillance du trafic, soit au total 15 700 points lumineux. Son engagement ? Réduire de 27 % les consommations d’énergie et de 15 % les coûts de maintenance. Ainsi, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Citeos a implanté un dispositif utilisant la technologie LED, avec un double bénéfice : une consommation énergétique divisée par trois et une mise en valeur plus dynamique de l’un des joyaux architecturaux de la ville.