Par ailleurs, dans le cadre du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, VINCI Construction est en charge de la valorisation des matériaux d’excavation du versant français du tunnel de base du Mont-Cenis (Savoie). Plus de 50 % des 23 Mt extraites côté français seront réutilisés sur les chantiers du projet. Ils serviront notamment à produire des granulats destinés à fabriquer le béton nécessaire aux infrastructures du tunnel et à construire les remblais ferroviaires, ainsi que la plateforme de la nouvelle gare de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). C’est dans ce cadre qu’en octobre 2025 a été inaugurée, à Illaz, la première station de traitement des matériaux d’excavation.
Travaux ferroviaires. En 2025, portée par le dynamisme du secteur, la filiale spécialisée ETF a réalisé ses travaux de voies, caténaires, signalisation, quais, génie civil et ses prestations de sécurité ferroviaire sur des réseaux nationaux, urbains et privés. Doté de trains-usines, ETF mène des opérations de rénovation et de maintenance sur l’ensemble du réseau ferré national. Sur la ligne du RER B, des travaux effectués aux côtés d’autres équipes de VINCI Construction vont créer une seconde voie pour la ligne TGV entre Massy (Essonne) et Valenton (Val-de-Marne). ETF intervient également sur le renouvellement de la ligne Lunéville-Sarrebourg (Meurthe- et-Moselle et Moselle) et la modernisation du réseau ferroviaire sur la ligne Laon-Hirson (Aisne).
Les activités de proximité, qui représentent plus de 50 % du chiffre d’affaires, ont notamment porté sur l’extension du centre de remisage du Mans (Sarthe), la modernisation des caténaires entre Nice et Vintimille (Italie) et celle du technicentre Sud-Est européen à Paris, la seconde extension du centre de remisage à Meyzieu (Rhône) et. la régénération de voies sur l’axe Plounérin- Brest (Côtes-d’Armor, Finistère).
Concernant les nouvelles infrastructures de mobilité urbaine, ETF réalise, aux côtés d’autres divisions du pôle et de VINCI Energies, les travaux d’équipement des voies de la ligne 15 Ouest du Grand Paris Express et participe à plusieurs projets de tramways, notamment à Orléans (Loiret), Marseille (Bouches-du-Rhône), Lyon, Nantes (Loire-Atlantique) et en Île-de-France. Après plus d’un an de travaux, l’extension ouest de la ligne F du tramway de Strasbourg (Bas-Rhin) était prête à accueillir ses premiers voyageurs fin 2025. L’entreprise intervient également sur la ligne SNCF Poitiers-Limoges, en Nouvelle-Aquitaine, dont le tronçon nᵒ 1, entre Saint-Benoît et Lathus-Saint-Rémy, fait l’objet d’un chantier de renouvellement, inscrit dans le plan d’investissement ferroviaire 2017-2030. Les travaux, qui visent à rétablir les performances de la ligne (vitesse, régularité et qualité de service), comprennent 10 km de renouvellement de voies et ballast, 11 km de ballast seul, 35 km de curage de fossés, 48 km de suppression de cordons étanches et 6 km d’assainissement de plateforme, le tout sur un tracé traversant des zones écologiquement sensibles et soigneusement balisées.
Réseaux hydrauliques. L’activité de Sogea Environnement a porté sur un grand nombre de chantiers de proximité (entretien et renouvellement de réseaux d’eau potable et d’assainissement) et sur la construction et la modernisation de grands équipements hydrauliques. Les équipes travaillent notamment sur de nouvelles stations d’épuration entre la France et la Suisse, mais aussi dans l’Ain, les Pyrénées-Atlantiques et le Morbihan. Sogea Environnement a également participé à la modernisation des réseaux d’assainissement et d’eau potable en Île-de-France, notamment grâce à un chantier stratégique pour accompagner l’expansion du plateau de Saclay dans le cadre de l’opération d’intérêt national Paris-Saclay. Dans le prolongement des métiers de l’eau, VINCI Construction réalise ou restructure des réseaux de chauffage urbain (à Mulhouse, Haut-Rhin), à Strasbourg ou au Havre (Seine-Maritime) et de fibre optique. Ainsi, Sogea Environnement, aux côtés de VINCI Energies, déploie pour Voies navigables de France de la fibre optique le long des canaux afin de moderniser et de sécuriser le réseau fluvial.
Terrassement, travaux maritimes et fluviaux. L’activité de terrassement, réalisée principalement par la filiale Terélian, est fréquemment menée en synergie avec d’autres divisions du pôle et sur une grande variété de chantiers, tels que les ouvrages de régulation hydraulique ou les infrastructures de mobilité (routes et voies ferrées). Les terrassements de futures plate-formes ont par exemple été réalisés à Belfort (plate-forme logistique), à Dunkerque (plateforme pour l’accueil d’une centrale électrique) ou encore à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).
Dans la continuité des métiers du terrassement, VINCI Construction a réalisé, sous la marque Equo Vivo®, de nombreuses opérations de génie écologique, telles que la restauration éco-morphologique de la Reyssouze en aval de Pont-de-Vaux, dans l’Ain. Cette opération, qui comprend la renaturation de 1,2 km de rivière et la replantation de plus de 1 200 arbres et arbustes et de 7 500 végétaux semi-aquatiques, favorisera la biodiversité en améliorant la qualité de l’eau et en reconnectant la rivière à ses milieux naturels.
L’activité de travaux maritimes et fluviaux, exercée principalement par Océlian, a concerné notamment des chantiers combinant plusieurs équipes expertes en confortement-minage et en travaux subaquatiques, comme au port du Palais, à Belle-Île-en-Mer (Morbihan). Des travaux sur des barrages EDF sont également menés, ainsi que des travaux de dragage, de déroctage ou de battage de palplanches dans le cadre de chantiers maritimes et fluviaux.
Déconstruction et équipements de la route. La filiale Cardem est intervenue sur de nombreux chantiers de déconstruction d’ouvrages d’art, d’immeubles urbains et de reconversion de sites industriels, concluant notamment les chantiers initiés sur la tour Kennedy à Loos (Nord), foudroyée durant l’été 2025, et sur les Fonderies du Poitou, à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne). Ce vaste chantier, emblématique de la reconversion des friches industrielles françaises, comprend près de 60 000 m² de bâtiments à déconstruire. Au total, environ 4 000 t de matériaux (principalement de l’acier) ont été recyclées.