Par ailleurs, ce risque de perte de valeur concerne également les infrastructures exploitées par des sociétés concessionnaires dans lesquelles le Groupe exerce un contrôle conjoint ou a une influence notable. Les participations détenues dans ces entreprises concessionnaires s’élèvent à 1 150 millions d’euros au 31 décembre 2025.
Des tests de perte de valeur sont réalisés sur ces actifs s’ils présentent un indice de perte de valeur, en comparant leur valeur comptable à leur valeur recouvrable. La valeur recouvrable est basée sur un calcul de valeur d’utilité, lui-même basé sur des prévisions de flux de trésorerie futurs actualisés, prenant en compte les prévisions macroéconomiques.
La détermination de la valeur recouvrable de ces actifs et des éventuelles pertes de valeur à comptabiliser constitue ainsi un point clé de l’audit, compte tenu du degré élevé d’estimation et de jugement requis de la Direction sur les hypothèses de performance opérationnelle et de trafic futurs, de taux de croissance long terme et de taux d’actualisation retenus, ainsi que de la sensibilité de leur évaluation à la variation de certaines de ces hypothèses.
Pour les unités génératrices de trésorerie et les immobilisations incorporelles significatives, ainsi que pour les participations dans les sociétés concessionnaires mises en équivalence significatives, ou celles qui présentent un risque spécifique de perte de valeur que nous avons jugé important, nous avons :
S’agissant des goodwill, nous avons examiné le caractère approprié des informations données dans l’annexe aux comptes consolidés sur la détermination des hypothèses et les analyses de sensibilité.
Notes A.2.3, G.16 et H.19.3 de l’Annexe aux comptes consolidés.
Le chiffre d’affaires des branches construction et services à l’énergie de VINCI est réalisé pour l’essentiel au travers de contrats de construction et de services à long terme.
Les revenus et les résultats relatifs aux contrats de construction et de services sont comptabilisés selon la méthode de l’avancement : la détermination du pourcentage d’avancement et du chiffre d’affaires à comptabiliser repose sur de nombreuses estimations à terminaison fondées sur le suivi des travaux et la prise en compte d’éventuels aléas. Ces estimations intègrent notamment les droits à recettes complémentaires ou à réclamation, dans la mesure où ils sont hautement probables et peuvent être évalués de façon fiable. Des révisions des estimations initiales peuvent donc intervenir tout au long de la vie des contrats et avoir des impacts significatifs sur les résultats.
Dans le cas où la prévision à fin d’affaire fait ressortir un résultat déficitaire, une provision pour pertes à terminaison est comptabilisée indépendamment de l’avancement du chantier, en fonction de la meilleure estimation des résultats prévisionnels.
Compte tenu du degré élevé de jugement requis de la Direction du Groupe et des directions opérationnelles des filiales concernées pour la détermination de ces estimations à terminaison et de l’impact financier que les révisions de ces estimations peuvent représenter, nous avons considéré la comptabilisation des contrats de construction et de services à long terme comme un point clé de l’audit.
Nos travaux ont en premier lieu consisté à prendre connaissance des procédures et des systèmes d’information mis en place par le Groupe pour la comptabilisation du chiffre d’affaires des contrats de construction et de services et, le cas échéant, à évaluer la conception et la mise en œuvre des contrôles clés afférents.
Par ailleurs, pour une sélection de contrats fondée sur leur importance en termes de valeur de contrat, leur complexité technique ou leur localisation géographique, nous avons en particulier :
S’agissant des contrats de valeurs unitaires et de niveaux de risques faibles, nous avons procédé à une analyse du portefeuille de contrats à travers l’examen des variations et des contributions atypiques de contrats.
Notes H.19.3, H.20 et M de l’Annexe aux comptes consolidés.
Les sociétés du Groupe sont parfois impliquées dans des litiges dans le cadre de leurs activités. Les risques y afférents sont évalués par VINCI et les filiales concernées et font l’objet, le cas échéant, de provisions déterminées en conséquence.