Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

Instruments financiers (placements et produits dérivés)

Les instruments financiers de placement des disponibilités et de produits dérivés sont mis en place avec des établissements financiers répondant aux critères de notation de crédit définis par VINCI. Par ailleurs, un système de limites par établissement a été établi pour gérer le risque de contrepartie, ainsi que des ratios d’emprise maximale pour un placement donné. Des lignes de risque maximal par contrepartie sont ainsi définies en fonction de leurs notations de crédit. Les limites sont régulièrement suivies et mises à jour sur la base d’un reporting trimestriel au niveau consolidé.

En complément, la direction Financière du Groupe diffuse aux filiales des instructions fixant des limites par contrepartie autorisée, la liste des OPCVM autorisés (filiales françaises) et les critères de sélection des fonds monétaires (filiales étrangères).

L’évaluation de la juste valeur des instruments financiers dérivés portés par le Groupe intègre une composante « risque de contrepartie » pour les instruments dérivés actifs et une composante « risque de crédit propre » pour les instruments dérivés passifs. L’évaluation du risque de crédit est déterminée à partir de modèles mathématiques utilisés par les intervenants de marché. Au 31 décembre 2025, les ajustements comptabilisés au titre du risque de contrepartie et du risque de crédit propre ne sont pas significatifs.

Accords de compensation au titre des instruments financiers dérivés

Conformément aux dispositions d’IAS 32, les actifs et les passifs financiers du Groupe (y compris les instruments financiers dérivés) ne sont pas compensés au bilan, sauf dans les cas où le Groupe bénéficie d’accords de compensation prévoyant, en cas de défaillance du Groupe ou des établissements financiers avec lesquels il contracte, une compensation entre les justes valeurs actives et passives des instruments financiers dérivés présentées dans le bilan consolidé.

Le tableau ci-après présente l’exposition nette du Groupe résultant de ces accords de compensation :

Accords de compensation au titre des instruments financiers dérivés
(en millions d’euros) 31/12/2025 31/12/2024
Juste valeur des dérivés reconnus au bilan (*) Impact des accords de compensation Total Juste valeur des dérivés reconnus au bilan (*) Impact des accords de compensation Total
Instruments dérivés actifs 409 (135) 274 335 (147) 188
Instruments dérivés passifs (1 225) 135 (1 090) (1 557) 147 (1 410)
Instruments dérivés nets (815) - (815) (1 222) - (1 222)
27.4 Gestion des autres risques
Risques actions

Au 31 décembre 2025, le Groupe détient 25 849 736 actions VINCI (soit 4,44 % du capital) acquises au prix moyen de 108,18 euros. S’agissant d’actions autodétenues, les variations à la baisse ou à la hausse du cours de Bourse n’ont pas d’impact sur le résultat ni sur les capitaux propres consolidés du Groupe.

Par ailleurs, VINCI détient 8 % du capital du Groupe ADP. À chaque clôture, cette participation est évaluée à sa juste valeur sur la base du cours de Bourse. Une variation de +/– 1 % de ce dernier conduirait à comptabiliser un produit ou une charge de près de 9 millions d’euros en compte de résultat.

S’agissant des actifs de couverture des engagements de retraite, un détail par type d’actif est fourni en note K.29.1 : Provisions pour engagements de retraite.

Risque inflation

Certaines entités du Groupe sont exposées à un risque inflation, comme l’aéroport Londres Gatwick, dont les revenus sont, pour partie, indexés à l’inflation locale. Afin de se prémunir contre une baisse de l’inflation, des swaps permettant de recevoir un taux fixe ou un taux variable et de payer l’inflation ont été mis en place localement. Ces swaps ne sont pas qualifiés comptablement.

Afin de neutraliser partiellement la volatilité induite par ces opérations, le Groupe a mis en place, pour sa quote-part, des opérations miroirs avec des contreparties externes.

Risque sur matières premières

Le Groupe réalise la plus grande part de son chiffre d’affaires soit dans le cadre de contrats intégrant des formules de révision de prix, soit dans le cadre de contrats de courte durée. Le risque lié à l’augmentation du coût des matières premières est donc généralement limité. Pour les grands contrats à prix non révisables, les risques de fluctuation des prix des matières premières sont analysés au cas par cas et font l’objet, selon les cas, de négociation d’accords de prix fermes avec les fournisseurs ou d’instruments dérivés de couverture sur indices matières premières. VINCI Construction a mis en place une politique de gestion du risque bitume, sur une partie de son exposition, au moyen d’instruments dérivés de couverture sur des maturités courtes (swaps inférieurs à trois mois en moyenne). Cette politique s’applique aux petits contrats en France d’une durée moyenne inférieure à trois mois et ne comportant pas de clause de révision de prix.

Dans le cadre de son activité, Cobra IS peut être amené à mettre en place des couvertures indexées sur l’énergie afin de se prémunir contre les variations des prix de l’électricité et du gaz.

Le Groupe utilise peu de matières premières brutes produites en propre en dehors des granulats produits et utilisés par VINCI Construction.

Dans le cadre de son activité, des entités du Groupe peuvent signer des contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable sous la forme de Power Purchase Agreement. Les deux principaux contrats conclus par le Groupe font l’objet de livraison physique d’électricité. Le premier contrat prévoit des engagements d’achats de quantités déterminées d’électricité et est comptabilisé conformément à la norme IFRS 16. Le second contrat entre également dans le champ d’IFRS 16. Cependant, le fournisseur possédant un droit de substitution des actifs, aucun droit d’usage n’a été comptabilisé, les engagements d’achats figurent en engagements hors bilan.