Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

17.3 Tests de perte de valeur des immobilisations corporelles et incorporelles
Principes comptables

Les immobilisations corporelles et incorporelles font l’objet de tests de perte de valeur lorsque des indices de dépréciation surviennent. Pour les immobilisations incorporelles à durée de vie indéfinie et les immobilisations en cours, un test est réalisé au minimum une fois par an ou dès lors qu’un indice de perte de valeur apparaît.

Les actifs soumis aux tests de perte de valeur sont regroupés au sein d’unités génératrices de trésorerie (UGT) correspondant à des ensembles homogènes d’actifs dont l’utilisation génère des flux d’entrée de trésorerie identifiables.

Conformément à la norme IAS 36, les critères retenus pour apprécier les indices de perte de valeur sont indifféremment des critères externes (ex. : évolution significative des données de marché…) ou internes (ex. : diminution significative du chiffre d’affaires…).

Au 31 décembre 2025, la valeur nette des autres immobilisations incorporelles s’élève à 10 865 millions d’euros. Elles comprennent les droits d’exploitation des aéroports Londres Gatwick et d’Édimbourg pour respectivement 6 337 millions d’euros et 3 556 millions d’euros. Ces droits d’exploitation étant assimilés à des licences perpétuelles, ils ne sont pas amortis et font l’objet d’un test de perte de valeur une fois par an.

Au 31 décembre 2025, le test a été effectué pour les droits d’exploitation des aéroports Londres Gatwick et d’Édimbourg sur la base des hypothèses suivantes :

  • les projections de flux de trésorerie sont établies sur une durée de trente années, à l’issue desquelles il est déterminé une valeur terminale sur la base de la capitalisation à l’infini du flux de trésorerie projeté de la dernière année, ramenée ensuite en valeur actuelle ;
  • les taux d’actualisation avant impôt retenus ressortent à 9,5 % pour l’aéroport Londres Gatwick et à 9,6 % pour celui d’Édimbourg.

Au 31 décembre 2025, les valeurs recouvrables de ces droits d’opérer, déterminées selon les hypothèses ci-dessus, sont supérieures à leurs valeurs nettes comptables. Il ressort des calculs de sensibilité qu’une hausse de 50 points de base du taux d’actualisation ou une baisse des cash-flows d’exploitation prévisionnels de 5 % se traduiraient par une baisse de la valeur d’utilité de respectivement 2,1 milliards d’euros et 0,8 milliard d’euros. Dans ces scénarios, la valeur d’utilité resterait supérieure à la valeur nette comptable du droit d’exploitation.

18. Actifs financiers évalués au coût amorti
Principes comptables

Les actifs financiers évalués au coût amorti sont principalement constitués des prêts et créances. Lors de leur comptabilisation initiale, les prêts et créances sont comptabilisés à leur juste valeur diminuée des coûts de transaction directement attribuables.

Dès l’origine, le Groupe enregistre une dépréciation de ses prêts et créances liée au risque de non-recouvrement de ces derniers, conformément à IFRS 9 « Instruments financiers ».

À chaque date de clôture, ces actifs sont évalués au coût amorti en appliquant la méthode dite du taux d’intérêt effectif et le Groupe procède à une analyse de l’évolution du risque de crédit afin de déterminer si de nouvelles dépréciations doivent être reconnues.

Si une augmentation du risque de crédit est constatée, une dépréciation supplémentaire prenant en compte ce risque sur la durée de vie de l’actif est comptabilisée en résultat.

Les prêts et créances évalués au coût amorti comprennent principalement des créances rattachées à des participations dont des avances d’actionnaires aux filiales gérant des projets en concession ou partenariat public-privé pour 819 millions d’euros (928 millions d’euros au 31 décembre 2024). Ils sont présentés à l’actif du bilan consolidé, dans le poste « Autres actifs financiers non courants » (pour la part à plus d’un an). La part à moins d’un an des prêts et créances est classée en « Autres actifs financiers courants » pour un montant de 108 millions d’euros au 31 décembre 2025 (68 millions d’euros au 31 décembre 2024).

L’évolution des prêts et créances au coût amorti ainsi que leur ventilation par échéance s’analysent comme suit :

L’évolution des prêts et créances au coût amorti ainsi que leur ventilation par échéance
(en millions d’euros) 2025 2024
Début de période Début de période

2025

1 439

Début de période

2024

1 273

Acquisitions de la période

Acquisitions de la période

2025

199

Acquisitions de la période

2024

427

Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises

Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises

2025

(0)

Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises

2024

3

Pertes de valeur

Pertes de valeur

2025

(9)

Pertes de valeur

2024

(25)

Sorties de la période

Sorties de la période

2025

(251)

Sorties de la période

2024

(124)

Autres mouvements et écarts de conversion

Autres mouvements et écarts de conversion

2025

118

Autres mouvements et écarts de conversion

2024

(116)

Fin de période Fin de période

2025

1 495

Fin de période

2024

1 439

dont : dont :

2025

 

dont :

2024

 

de 1 à 5 ans de 1 à 5 ans

2025

729
de 1 à 5 ans

2024

657
> 5 ans > 5 ans

2025

766
> 5 ans

2024

782