Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

16.3 Engagements donnés et reçus au titre des contrats de construction et de services

Dans le cadre des contrats de construction et de services, le Groupe accorde et reçoit des garanties (sûretés personnelles ou sûretés réelles). Le montant des garanties mentionnées ci-dessous comprend principalement les cautions sur marchés de travaux, émises par des établissements financiers ou des compagnies d’assurances (garanties données).

Les sociétés du Groupe bénéficient, de leur côté, de garanties émises par des établissements financiers sur instructions de leurs cotraitants ou de leurs sous-traitants (garanties reçues).

  31/12/2025 31/12/2024

(en millions d’euros)

Garanties données

Garanties reçues

Garanties données

Garanties reçues

Bonne exécution et performance bonds 15 245 1 992 15 200 1 595
Retenue de garantie 3 978 525 3 997 527
Paiement à terme des sous-traitants et fournisseurs 1 371 805 1 374 916
Cautions de soumission 174 0 184 0
Sûretés réelles 53 4 58 4
Total 20 821 3 325 20 814 3 041

Lorsque des évènements, tels que des retards de livraison ou des litiges sur l’exécution du contrat, rendent probable la réalisation d’un risque d’exécution au titre des garanties données, celui-ci est provisionné.

D’une manière générale, tout risque de perte qui serait lié à l’exécution d’un engagement donné par VINCI ou ses filiales donne lieu à la dotation d’une provision dans les comptes du Groupe. VINCI estime toutefois que les engagements hors bilan détaillés ci-dessus ne sont pas susceptibles d’affecter de façon significative la situation financière et patrimoniale du Groupe.

Le Groupe est amené à accorder, dans le cadre de ses opérations courantes, des garanties de service après-vente sur plusieurs années. Ces garanties donnent lieu à la dotation de provisions évaluées soit de manière statistique selon les observations de dépenses des années précédentes, soit de manière individualisée en cas de sinistre identifié. En conséquence, les engagements ainsi provisionnés relatifs à ces garanties ne sont pas repris dans le tableau ci-dessus.

Garanties solidaires des sociétés de personnes non consolidées (SNC, GIE, etc.)

Une partie de l’activité de VINCI Construction est réalisée à travers des sociétés en participation (SEP). Les associés d’une société de personnes étant juridiquement solidaires et indéfiniment responsables des dettes contractées par celle-ci auprès des tiers, le Groupe peut être amené à mettre en place des contre-garanties croisées avec ses partenaires. Lorsque le Groupe a connaissance d’un risque particulier relatif à l’activité d’une société en participation, pouvant conduire à une sortie de ressources sans contrepartie pour le Groupe, une provision est constituée.

Le montant inscrit en engagements hors bilan au titre des garanties solidaires correspond, à raison de la quote-part du Groupe, au passif des sociétés de personnes concernées minoré des fonds propres et des dettes financières (emprunts ou comptes courants) souscrites auprès des associés. Il s’établit à 61 millions d’euros au 31 décembre 2025 (64 millions d’euros au 31 décembre 2024). À 100 %, les montants d’engagements s’élèveraient à 135 millions d’euros au 31 décembre 2025 (151 millions d’euros au 31 décembre 2024). Compte tenu de la qualité de ses partenaires, le Groupe considère que le risque d’être appelé en garantie au titre de ces engagements est non matériel.

H. Autres composantes du bilan et engagements liés à l’activité
17. Autres immobilisations incorporelles et immobilisations corporelles
17.1 Autres immobilisations incorporelles
Principes comptables

Les autres immobilisations incorporelles figurent au bilan pour leur coût d’acquisition diminué des amortissements et, le cas échéant, des pertes de valeur cumulées.

Elles comprennent principalement :

  • les droits d’opérer des aéroports gérés en pleine propriété. Ces droits étant assimilés à une licence perpétuelle, conformément à IAS 38 « Immobilisations incorporelles », ils ne sont pas amortis. Ils font l’objet d’un test de dépréciation annuel ou dès lors qu’un indice de perte de valeur est identifié ;
  • les droits de fortage des carrières, amortis au fur et à mesure des extractions (tonnages extraits pendant l’exercice rapportés à la capacité d’extraction totale estimée du gisement sur sa durée d’exploitation) afin de refléter la diminution de valeur du fait de leur utilisation. Les autres immobilisations incorporelles sont amorties linéairement sur leur durée d’utilité.