Fin 2023, VINCI a défini une méthodologie permettant de prioriser les fournisseurs les plus exposés à partir d’un certain nombre de critères dont la pertinence et la pondération varient d’une famille à une autre : pays de production du fournisseur associé à un niveau de risque pays environnement mais aussi droits humains en lien avec le Global Human Rights Risks Mapping de VINCI, résultats des questionnaires d’évaluation RSE, certifications en place, montants de dépenses achats, contractualisation, part d’intérimaires, recours à la sous-traitance, etc. La mise en application de cette méthodologie s’est poursuivie tout au long de l’année 2025 sur plusieurs familles d’achats prioritaires, en collaboration avec VINCI Energies en France, les divisions Bâtiment France, Génie civil France, Routes France et Réseaux France de VINCI Construction. Des plans d’action spécifiques ont été définis et sont en cours de mise en œuvre par les pôles et divisions associés.
Des discussions avec certains fournisseurs stratégiques (famille d’achats carburants, location de matériel, bétons) se poursuivent dans la perspective de répondre aux enjeux de réduction des émissions de gaz à effet de serre du scope 3 du Groupe.
VINCI est doté d’un dispositif d’alerte piloté par la direction Éthique et Vigilance, dont l’objectif est de recueillir les atteintes graves envers l’environnement via une plateforme en ligne dédiée. En parallèle, la direction de l’Environnement suit, dans le cadre du reporting annuel, les incidents environnementaux majeurs, c’est-à-dire nécessitant l’intervention d’un expert externe et dont les conséquences s’étendent au-delà de l’emprise de l’entité.
Au niveau local, les filiales, divisions ou pôles du Groupe disposent de leurs propres procédures pour alerter la direction en cas de survenance d’un incident environnemental, afin de mettre en œuvre les mesures correctives dans les meilleurs délais. Par exemple, des rapports détaillés doivent, en cas d’incidents environnementaux, être établis par les responsables environnement des entreprises de construction et diffusés auprès du management de l’entreprise concernée.
Les entreprises de VINCI dialoguent avec leurs parties prenantes et renforcent la concertation avec les riverains grâce à des échanges réguliers et à des canaux diversifiés. Des informations plus détaillées sur les modalités de concertation sont disponibles dans la section E : Rapport de durabilité, paragraphe 2.4.2.2 : Actions de prévention des nuisances et incidents environnementaux, page 234.
Un incident majeur se définit comme une pollution ayant engagé la responsabilité de l’entité dans l’année, nécessitant l’intervention d’un expert externe (entreprises de dépollution, pompiers, etc.) et dont les conséquences s’étendent au-delà des emprises de l’entité, ou ayant créé une atteinte aux espèces protégées et à leurs habitats (dégradation ou destruction) non prévue par autorisation des autorités environnementales. En 2025, 15 incidents environnementaux concernant une filiale de VINCI ou ses sous-traitants ont été identifiés. Ces incidents comprennent principalement des cas de pollutions ayant entraîné l’intervention d’un expert externe et qui s’étendent au-delà de l’emprise de l’entité ou du chantier, ainsi que des cas de destruction d’habitat d’espèce protégée ou de dégradation de zones humides à l’extérieur des emprises prévues par les autorisations. À titre d’exemple, lors du nettoyage d’une centrale d’enrobage, des produits débitumants utilisés en quantité importante ont débordé d’un séparateur d’hydrocarbures, créant un déversement dans un fossé puis dans un cours d’eau. La pollution a été rapidement maîtrisée et le site dépollué. Des travaux ont également été menés sur le site (aire de lavage et aire de distribution des carburants) afin d’éviter ce type d’incidents.
Le suivi des actions mises en œuvre et l’évaluation de leur efficacité sont pilotés par la direction de l’Environnement de VINCI, en lien avec les directions de l’Audit et du Contrôle interne, de l’Éthique et de la Vigilance, de la Responsabilité sociétale ainsi que des Achats. Ils sont effectués de manière continue grâce à l’animation de comités internes consacrés aux principaux enjeux environnementaux du Groupe (Comité Environnement, coordination Biodiversité, coordination Économie circulaire). Cette activité de suivi et d’évaluation est également effectuée grâce aux travaux du réseau des correspondants environnement du Groupe, qui répondent notamment aux questions du reporting environnemental annuel comprenant une soixantaine d’indicateurs quantitatifs, inspirés des standards de la Global Reporting Initiative (référentiel d’indicateurs qui permet d’évaluer les politiques de développement durable des entreprises), ainsi que des recommandations de la Taskforce on Climate-related Financial Disclosures (TCFD ; voir tableau de correspondance, page 453), de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD ; voir tableau de correspondance, page 454), du Sustainability Accounting Standards Board (SASB ; voir tableau de correspondance, page 455). Ce reporting est une ressource de qualité pour assurer le pilotage et le suivi des actions de limitation des risques environnementaux liés aux activités de VINCI. Il intègre également quelques données relatives aux sous-traitants des entreprises du Groupe.
Par ailleurs, une enquête annuelle d’autoévaluation du contrôle interne est organisée par la direction de l’Audit sur les thèmes suivants : l’environnement de contrôle interne, l’information financière et comptable, l’environnement, les droits humains, la conformité et la sécurité informatique (voir section D : Facteurs de risques et procédures de gestion, paragraphe 2.4 : Contrôle interne, page 182). Le questionnaire 2025 inclut des questions spécifiques dédiées à la mise en œuvre de la CSRD.