Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

4.2.2 L’évaluation de la situation des fournisseurs

Comme indiqué dans le rapport de durabilité, au sein du paragraphe 3.2.2.1, au sous-paragraphe Évaluation ESG des fournisseurs, page 271, un dispositif d’évaluation des fournisseurs et sous-traitants, portant sur plusieurs risques environnementaux (principalement changement climatique, épuisement des ressources, perte de biodiversité et pollution), a été défini et diffusé par le Comité Achats responsables. Les familles d’achats à fort enjeu de chiffre d’affaires ou avec un niveau de risque social et/ou environnemental élevé font l’objet d’une analyse et d’un questionnaire extrafinancier spécifique visant à évaluer les fournisseurs. Ces évaluations, adaptées en fonction des enjeux RSE spécifiques de chaque catégorie d’achats, sont intégrées de façon de plus en plus systématique aux appels d’offres. Elles peuvent aboutir à l’exclusion du processus d’appel d’offres ou à la proposition d’un plan d’action assorti de mesures de vérification de sa mise en œuvre. Dans un second temps, des audits sur chantier des sous-traitants ou des usines des fournisseurs sont menés en fonction du niveau et de la nature des risques évalués.

Dans le cadre de ses appels d’offres, VINCI Autoroutes encourage les meilleures pratiques visant à réduire l’empreinte carbone des travaux d’entretien des chaussées. Par exemple, ASF teste une grille d’évaluation environnementale pour soutenir et stimuler l’amélioration continue de ses fournisseurs. Ces derniers sont incités à prendre des engagements dès la soumission de leurs offres pour réduire l’impact environnemental des chantiers, engagements ensuite contractualisés et surveillés durant le déroulement du chantier, sous peine de pénalités. Cette grille a été expérimentée pour la première fois sur le marché d’entretien de l’A64 Nord. Les retours d’expérience documentés de ces actions et de ces innovations bénéficieront à l’ensemble du secteur. De plus, des plafonds d’émission de CO₂ par tonne d’enrobé sont introduits dans les marchés de chaussées des directions de maîtrise d’ouvrage de Cofiroute, d’ASF Est et d’Escota, accompagnés de pénalités en cas de dépassement.

En ce qui concerne les achats locaux, les fournisseurs de matériaux sont systématiquement interrogés lors des réponses à consultation sur leur empreinte environnementale (impact carbone, matériaux biosourcés, etc.). Le critère de la prise en compte de la préservation de l’environnement entre de plus en plus souvent dans le choix des fournisseurs, et des audits sont régulièrement menés à ce sujet, notamment lors de la reconduction de contrat.

Au sein de la division Bâtiment France (VINCI Construction), des configurateurs de données environnementales ont été élaborés en lien avec les ingénieurs de l’École nationale des ponts et chaussées, afin de connaître l’empreinte environnementale précise de ses bétons d’ingénierie, et plus particulièrement en matière d’émissions de gaz à effet de serre, l’objectif étant d’être capable de générer les données que les équipes pourront utiliser dans les calculs d’analyses du cycle de vie (ACV).