Dans certains cas, des audits ou des mécanismes de contrôle externes peuvent être mis en place par le Groupe face à des risques majeurs. Cela a été par exemple le cas au Qatar(*) ou encore au Cambodge.
Par ailleurs, dans le cadre de grands projets notamment, il arrive que le Groupe mobilise des prestataires indépendants pour accompagner les équipes dans l’analyse des risques droits humains et la définition de mesures de mitigation des impacts en amont des projets, au stade de la prospection commerciale ou en anticipation du démarrage de contrats attribués.
La feuille de route est suivie par le Comité de pilotage Droits humains et fait l’objet d’un échange avec le Comité Stratégie et RSE du Conseil d’Administration.
En parallèle, les pôles et divisions ont poursuivi la mise en place d’indicateurs de déploiement de la démarche droits humains et de reporting auprès de leurs instances de direction. C’est le cas de VINCI Construction Grands Projets qui a instauré des indicateurs présentés et monitorés chaque mois au niveau du Comité de direction. Ces indicateurs couvrent à la fois les évaluations effectuées et leur suivi, ainsi que la progression des résultats et la clôture des non-conformités. Chez VINCI Construction, deux présentations sur le bilan des évaluations droits humains ont également été faites en 2025 auprès du Comité de direction de Freyssinet.
Le contrôle interne est également associé de manière croissante à la démarche. Au-delà du travail réalisé pour renforcer la revue des risques environnementaux et sociaux en Comité des Risques, il est prévu que des contrôles inopinés du respect des règles édictées dans les documents de référence du Groupe puissent être menés à l’initiative de celui-ci, en complément des dispositifs mis en place dans les pôles et divisions.
Les audits menés par l’équipe du contrôle interne de VINCI intègrent selon les cas des questions liées à la démarche droits humains, élaborées au cas par cas avec la direction de la Responsabilité sociétale en fonction du type d’activités et du pays d’opération de la filiale. En 2025, la direction de l’Audit interne a intégré à l’agenda de quatre de ses audits un point sur la prévention des risques droits humains, en présence de la direction de la Responsabilité sociétale. Par ailleurs, certaines évaluations droits humains menées par la direction de la Responsabilité sociétale peuvent compter sur la participation d’un représentant de la direction de l’Audit interne. En 2025, la direction de la Responsabilité sociétale a également développé ses actions avec le contrôle interne des pôles et divisions du Groupe. À la suite de la participation à la Journée du contrôle interne, durant laquelle un bilan des évaluations droits humains a été présenté, une session de formation des auditeurs internes a été organisée (voir paragraphe 3.3.1 : Les actions et mesures transverses, sous-paragraphe Le développement d’une culture de la prévention par la formation et la sensibilisation, page 307).
Par ailleurs, l’enquête annuelle du contrôle interne de VINCI, qui s’inscrit dans le cadre de référence de l’Autorité des marchés financiers (AMF) selon lequel la société mère veille à l’existence de dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne au sein de ses filiales, comporte depuis huit ans un volet dédié à la prévention des risques en matière de droits humains. En 2025, les questions portaient notamment sur la diffusion du Guide VINCI des droits humains et de l’e-learning de sensibilisation aux risques droits humains, mais également sur les temps de travail des collaborateurs, ou encore sur les contrôles exercés par les filiales sur les conditions de travail des travailleurs temporaires ou de ceux des sous-traitants ainsi que sur l’existence d’un mécanisme d’alerte. Les résultats de l’enquête sont présentés aux responsables du contrôle interne, aux membres du Comité de pilotage Droits humains ainsi qu’aux membres du Conseil d’Administration, et partagés avec les pôles et divisions. Ils sont également utilisés pour adapter ou renforcer certaines actions du Groupe.
La gestion des enjeux environnementaux de VINCI est portée au plus haut niveau de responsabilité par le Comité Stratégie et RSE du Conseil d’Administration de VINCI, qui veille à leur intégration dans la stratégie du Groupe (voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 1.2.1 : La gouvernance ESG, page 194). En 2019, la prise de conscience de l’urgence climatique et environnementale s’est accélérée, se traduisant par la définition d’une nouvelle ambition environnementale, sur la période 2020-2030, associant l’ensemble des entités de VINCI. Elle se décline selon trois axes, correspondant aux principaux enjeux des activités du Groupe : le changement climatique, l’économie circulaire et la préservation des milieux naturels. La direction de l’Environnement anime son déploiement au sein des différentes entités et reporte deux fois par an au Comité Exécutif et trois fois par an au comité d’entreprise européen. Elle anime mensuellement les Comités environnement, composés des directeurs et des responsables environnement des pôles, et le réseau environnement, qui comprend plus de 800 correspondants.