Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

2.6 L’évaluation de la situation des filiales, des sous-traitants et des fournisseurs(*)

La réalisation d’audits sécurité par le réseau des responsables santé-sécurité constitue un pilier de la politique santé-sécurité. Ces responsables sont impliqués dans la planification et la conduite d’audits sécurité sur les sites et chantiers contrôlés par les entreprises du Groupe, ainsi que dans la remontée et l’analyse des résultats pour suivre les tendances et adapter les actions à conduire sur leur périmètre. Des outils communs sont déployés par les pôles et divisions pour faciliter la remontée, la consolidation et le partage d’information, notamment concernant les résultats des audits. Le Groupe développe également la pratique d’audits croisés entre ses différentes entreprises. Les procédures établies sur un site ou un chantier ne marquant pas de différence entre les collaborateurs des entreprises du Groupe, ceux des sous-traitants et les travailleurs temporaires, les audits concernent l’ensemble du site et tous ses acteurs. Enfin, au-delà des dispositifs en place au niveau des pôles et divisions, les projets, sites et chantiers disposent également, à leur niveau, d’un système de management, et donc d’un mécanisme de contrôle de son application pour les aspects santé-sécurité. Toute non-conformité fait l’objet d’un suivi jusqu’à sa clôture.

À titre d’illustration de ces dispositifs d’audit au niveau des pôles et des divisions, VINCI Construction Grands Projets dispose d’un pôle d’audit dédié au sein de la direction qualité, sécurité, environnement et système d’information (DQSE-I). Le programme d’audit est défini annuellement par le Comité de direction en fonction des priorités et des risques opérationnels. Chaque projet est audité tous les deux ans pour garantir la conformité du système de management appliqué aux exigences fixées en matière de sécurité. Ces exigences s’appuient en particulier sur les normes en vigueur (ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001, etc.), les référentiels VINCI, VINCI Construction et VINCI Construction Grands Projets, ainsi que sur les exigences contractuelles propres aux projets (plan de sécurité, plan environnement, plan qualité, cartographie des processus, contrat, exigences des partenaires et autres parties intéressées, exigences légales et réglementaires, normes locales, etc.). La norme ISO 9001, qui est au cœur du référentiel d’audit, couvre également tous les aspects liés à la gestion, à la sélection, au suivi et à l’évaluation des sous-traitants. À l’issue d’un audit, les constats sont partagés avec les responsables du projet concerné, et le rapport est diffusé à tous les niveaux hiérarchiques jusqu’à la direction Générale de VINCI Construction Grands Projets. À la réception du rapport d’audit, l’entité propose les actions à mettre en place pour répondre aux constats. Le suivi du plan d’action est réalisé conjointement par les responsables du projet et le pôle d’audit : c’est généralement le responsable QSE du projet qui informe l’auditeur de la mise en œuvre d’une mesure et qui apporte la preuve de sa réalisation. Un état des lieux périodique des réalisations et justificatifs ainsi que des tendances est également dressé.

Les dispositifs d’audit en matière de santé-sécurité des entités du Groupe peuvent également reposer sur des certifications ajoutant aux dispositifs existants la conduite d’audits externes. C’est le cas de trois sociétés concessionnaires de VINCI Autoroutes faisant de l’exploitation, qui sont certifiées ISO 45001. Les audits conduits dans le cadre de cette certification permettent, à échéance régulière, d’analyser une série de thèmes au regard de leur niveau de maîtrise et de maturité, et d’identifier les points forts, les axes de progrès ou les éventuelles non-conformités. Les thèmes couverts comprennent notamment : la politique de l’entreprise ; l’engagement de la direction et de toute la chaîne managériale ; la participation des salariés ; les actions de formation et de sensibilisation ; la préparation et l’organisation du travail ; la gestion des matériels, des équipements et des produits ; la prévention des risques pour les entreprises extérieures ; la conformité réglementaire ; ou encore la gestion des évènements accidentels. En interne, les audits sont suivis de revues opérationnelles en régions et d’une revue de direction en central, lors desquelles sont fixés les éventuelles actions correctives et les objectifs à venir.

Les dispositifs d’audits santé-sécurité dans les pôles de VINCI
  • Politique, dispositif, programmes d’audits internes spécifiques et département santé-sécurité dédié en place dans chacun des pôles du Groupe.
  • Implication des managers des entreprises dans les résultats des audits et les actions de progrès à mener.
  • Conduite d’audits santé-sécurité au niveau des chantiers et des sites d’exploitation par les responsables de la filière santé-sécurité à différents niveaux de l’organisation (plus de 2 850 collaborateurs dans la filière) ainsi que par les équipes des départements en central.
  • Intégration de tous les intervenants sur site (collaborateurs de VINCI, travailleurs temporaires, employés des sous-traitants, etc.) : les audits concernent la gestion de la sécurité sur les sites et les chantiers.
  • Développement de la pratique d’audits croisés entre entreprises.
  • Développement continu de démarches de certification dans le Groupe, notamment :

    • VINCI Autoroutes : 100 % des autoroutes en exploitation certifiées ISO 45001 (100 % en 2024).
    • VINCI Concessions : 64 % du chiffre d’affaires certifié ISO 45001 (73 % en 2024).
    • VINCI Energies : 54 % du chiffre d’affaires certifié ISO 45001 (52 % en 2024).
    • Cobra IS : 75 % du chiffre d’affaires certifié ISO 45001 (78 % en 2024).
    • VINCI Construction : 63 % du chiffre d’affaires certifié ISO 45001 (62 % en 2024).
2.7 Le suivi de l’efficacité des mesures mises en œuvre
La remontée et l’analyse des accidents et évènements à haut potentiel de gravité

Les métiers de VINCI exposent les collaborateurs et les intervenants sur ses sites et chantiers à des risques à haut potentiel de gravité. Aussi, toute entreprise du Groupe doit avoir mis en place un système de remontée des accidents et des évènements à haut potentiel de gravité. De même, tout accident doit être enregistré et analysé, les mesures appropriées, décidées, et leur mise en œuvre, suivie. En cas d’accident grave, le processus d’enquête repose sur la recherche des causes profondes par l’examen des facteurs liés à l’organisation du travail, aux procédures et équipements, ou encore aux facteurs humains, et ce, sur la base de méthodologies et d’outils éprouvés. Des formations spécifiques au travail d’enquête sont régulièrement délivrées aux responsables santé-sécurité comme aux managers. Les résultats des enquêtes font l’objet d’une restitution à la ligne hiérarchique, à commencer par le management de l’entreprise concernée, à la direction de la division ou du pôle, en présence des directeurs prévention. Ces résultats peuvent entraîner des changements de modes opératoires, de matériels ou encore d’équipements, qui sont communiqués à l’ensemble des intervenants et collaborateurs via des supports dédiés en ligne et sur site, mais aussi durant des réunions permettant l’échange et la participation des personnels.

Les pôles et divisions développent de leur côté des outils et applications permettant de faire remonter les accidents pour favoriser le partage et la diffusion des pratiques à leur niveau, en particulier pour ce qui relève de l’analyse des accidents, presque-accidents et évènements à haut potentiel de gravité au regard des risques majeurs. La remontée et la consolidation de ces informations en central, au niveau des départements prévention des pôles et divisions, reposent sur des règles précises et permettent d’identifier et d’analyser les tendances.