Enfin, nous continuons de faire croître notre portefeuille d’actifs de production d’énergie renouvelable, essentiellement photovoltaïque. Il représentait fin 2025 une capacité de plus de 5 GW, dont 1,2 GW en exploitation et près de 4 GW en développement. Nous sommes donc en train de constituer, progressivement mais sûrement, un troisième pilier d’actifs de long terme, développés et opérés par le Groupe, s’ajoutant aux deux principaux piliers plus matures que sont les autoroutes et les aéroports. C’est une transformation structurante et une formidable opportunité.
La plupart de nos géographies affichent de remarquables performances, fruit de la sélectivité et de la priorité accordée par VINCI Construction à la profitabilité.
Les équipes sont parvenues, avec rigueur et discipline, à améliorer à nouveau leur taux de marge. Parmi les secteurs porteurs, le ferroviaire constitue un important levier de croissance, avec de nombreux projets impliquant tous nos métiers : lignes de métro et train léger – notamment à Paris, Toronto, Singapour –, projets d’envergure européenne – par exemple la ligne à grande vitesse HS2 au Royaume-Uni, le projet Rail Baltica, le tunnel du Femern ou encore la liaison Lyon-Turin. La diversité et la qualité de ce portefeuille témoignent de notre positionnement central dans ce secteur essentiel à la décarbonation des transports et à l’absorption d’une demande croissante de mobilité. Le secteur hydraulique est lui aussi dynamique, avec plusieurs projets structurants, dont la modernisation d’une station de traitement des eaux usées à Canberra. Les activités liées à la souveraineté et à la défense, pour le compte d’acteurs publics ou industriels, se développent également, de même que les secteurs du nucléaire, du traitement des déchets et de la santé.
De son côté, le secteur immobilier continue de traverser l’une des crises les plus sévères et durables de l’histoire récente, que les équipes de VINCI Immobilier affrontent avec lucidité et détermination. Le retour à un résultat positif enregistré cette année démontre notre capacité d’adaptation.
Notre détermination et notre engagement social et environnemental restent inchangés. Cette constance s’explique par notre vision de long terme et par la conviction profonde que nos performances sociales, environnementales et économiques se nourrissent mutuellement. Dès 2020, nous nous sommes dotés d’une ambition environnementale forte, fondée sur l’action climatique, l’économie circulaire et la préservation des milieux naturels. Elle s’est traduite par des plans d’action qui continuent de monter en puissance dans chacun de nos pôles, ainsi que par une dynamique collective qui érige l’environnement en priorité stratégique pour l’ensemble du Groupe. La transformation de nos métiers est donc déjà largement en marche, pour réduire tant notre propre empreinte que celle de nos clients. Un retour en arrière est d’autant moins à l’ordre du jour que notre engagement est porté sur le terrain par nos équipes : dans tous nos métiers et pays, nos collaborateurs sont pleinement investis dans ce sujet fédérateur.
L’instabilité géopolitique mondiale, accentuée en France par les incertitudes politiques et institutionnelles, esquisse un environnement durablement complexe. Face à cette volatilité, VINCI représente un îlot de stabilité pour son personnel, pour ses clients, pour ses fournisseurs et pour ses actionnaires.
Voilà pourquoi il nous faut rester concentrés sur les fondamentaux de notre culture : le sens du temps long, un objectif de performance globale, une organisation décentralisée et multilocale, un management performant, une qualité d’exécution inégalée, une gestion rigoureuse et des choix d’investissement disciplinés.
Par ailleurs, dans un contexte d’endettement public croissant, les acteurs publics auront de plus en plus besoin d’opérateurs présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur comme VINCI, capables de concevoir, financer, construire et exploiter des infrastructures dans le respect des délais et en garantissant une qualité de service optimale.
Au-delà de cette dimension purement contractuelle, je crois que la période qui s’ouvre appelle au renouvellement du partenariat public-privé, élargi à toutes les formes de collaboration. Cette conception, nous la mettons déjà en application dans nos liens avec les écosystèmes de la recherche (par le biais de nos partenariats académiques, de notre participation à Hi! PARIS ou encore des travaux du lab recherche environnement), de l’innovation (via les liens de Leonard avec l’écosystème des start-up) et de la prospective (grâce aux projets de La Fabrique de la Cité), mais aussi, plus largement, en agissant au service de la société par l’intermédiaire de la Fondation VINCI pour la Cité ou par nos actions d’insertion. Enfin, cette vision élargie du partenariat public-privé s’incarne, à mon sens, dans les milliers d’interactions informelles mais essentielles qu’établissent chaque jour nos collaborateurs, sur le terrain, au sein de nos 4 300 business units.
C’est cette aptitude à conjuguer vision globale et action locale qui fonde ma confiance dans l’avenir de notre Groupe et dans notre capacité à continuer, dans tous nos métiers et nos pays, de faire œuvre utile et de créer de la valeur pour tous.