Pour chaque site et chaque chantier dont les entreprises de VINCI contrôlent l’exécution des travaux, ce socle de règles communes s’applique à tous, dans tous les métiers, dans toutes les entreprises et dans tous les pays où le Groupe est présent. Chacun des pôles décline et met en œuvre une politique santé-sécurité au plus près de ses enjeux, dans le respect de ce cadre global.
Les managers du Groupe sont les garants et les premiers responsables de l’instauration et de la promotion de la culture santé-sécurité. Cette responsabilité se retrouve aux différents échelons managériaux des pôles, divisions et entreprises. Les managers sont accompagnés dans cette mission par des départements dédiés et un réseau opérationnel de 2 850 collaborateurs spécialisés dans la fonction santé-sécurité à travers le monde, chargés de mettre en œuvre un système de management de la prévention adapté aux réalités de leur structure ou de leur projet, en ligne avec les exigences de VINCI. Un ensemble de formations a été pensé et mis en place à leur attention : « Safety by VINCI », lancé en 2023, est un nouveau cursus de formation à l’attention de tous les responsables santé-sécurité seniors du Groupe, qui couronne l’ensemble des dispositifs mis en place au sein des pôles et divisions.
La politique santé-sécurité est animée au niveau du Groupe par la coordination Santé-sécurité, qui est placée sous l’autorité du Comité Exécutif de VINCI et pilotée par le directeur des ressources humaines du Groupe, membre du Comité Exécutif. Elle est composée des directeurs prévention des pôles et divisions du Groupe. Sa mission est de bâtir une culture commune de la sécurité et de la faire évoluer vers plus d’interdépendance, notamment en favorisant l’échange des bonnes pratiques et le partage des retours d’expérience entre pôles, en évaluant les démarches existantes, en fiabilisant les indicateurs et en proposant de nouvelles voies de progrès. Des actions à vocation commune aux différentes activités du Groupe ont ainsi été lancées, permettant d’apporter des améliorations sur des facteurs de risques tels que le levage et la manutention de charges, le risque électrique ou les collisions sur voirie du fait de tiers. De même, la coordination Santé-sécurité analyse les besoins en matière de ressources humaines de la filière et favorise la mobilité.
Enfin, la coordination impulse des démarches prospectives sur les risques émergents dans les métiers et engage une démarche de développement de l’innovation dans les domaines de la santé et de la sécurité. Ainsi, Leonard, la plateforme d’innovation et de prospective de VINCI, a conduit une mission relative à l’innovation dans le domaine de la sécurité et de la prévention. Cette démarche repose sur trois points :
Différentes solutions innovantes identifiées sont en cours de test, certaines étant considérées comme prometteuses.
La mission conduite par Leonard se poursuit en intégrant les prospectives environnementales lorsqu’elles présentent des impacts sur la santé-sécurité au travail du personnel. Par ailleurs, la démarche « Catalyst » est élargie avec toujours une ouverture sur les sujets de santé.
Chaque pôle et chaque division structurent leur filière de manière à développer un langage et des outils communs destinés à suivre le déploiement et les résultats, à fiabiliser la remontée et le partage d’informations et d’alertes, et à analyser les tendances par métier pour améliorer les pratiques de prévention sur leur périmètre. Chacun des pôles dispose d’instances de coordination permettant de répercuter l’information dans l’ensemble de son périmètre. Ainsi, chez VINCI Autoroutes et VINCI Energies, a lieu chaque trimestre une réunion de la coordination réunissant les directeurs prévention. Chez VINCI Construction, la coordination se réunit chaque mois. Chez VINCI Concessions, un reporting mensuel intégrant toutes les entités, y compris celles qui ne sont pas consolidées par intégration globale, est géré par le siège. Le réseau international de référents permet de diffuser la culture sécurité de manière transverse, de partager les bonnes pratiques développées dans les différents pays et de s’assurer de l’appropriation des règles et des outils communs. Les services prévention des sièges des pôles et divisions participent également à la réalisation d’audits sécurité dans leur périmètre et contribuent à l’intégration des nouvelles entreprises.
Au plus près du terrain, les clubs pivots Prévention et les plateformes internes collaboratives facilitent la diffusion et le suivi des actions santé-sécurité auprès de la communauté des responsables, animateurs et experts santé-sécurité. Des initiatives de portée locale sont lancées par ces instances qui, lorsque les projets s’avèrent concluants, font l’objet d’un élargissement dans leur périmètre d’application : il en va ainsi des structures Trajeo’h, généralisées dans le passé à l’ensemble du périmètre France, ainsi que, plus récemment, du projet de formation à la conduite responsable, lancé en 2023 avec un succès de déploiement considérable.
Au plus haut niveau, des réunions régulières avec le Comité Exécutif sont consacrées au débriefing des accidents et évènements significatifs. Les restitutions sont organisées de façon collective, de sorte à permettre le partage d’enseignements tirés de survenances d’accidents qui ne doivent pas se reproduire. Une information relative à chacun de ces accidents est partagée avec le comité d’entreprise européen.
L’approche en fonction des métiers et des pays a toujours été fondamentale dans la démarche d’identification et de prévention des risques liés à la santé-sécurité des personnes. Chaque pôle et chaque division établissent une cartographie de leurs risques majeurs sur la base de leur expérience opérationnelle afin de déployer des mesures de prévention adaptées à leurs métiers et à leurs contextes.
Sur chaque projet, une analyse des risques santé-sécurité est conduite en amont. Elle prend en compte l’environnement de travail, les caractéristiques du projet considéré et ses spécificités techniques. Ces différents niveaux d’analyse sont fondamentaux pour construire des réponses adaptées aux enjeux opérationnels, projet par projet, métier par métier et pays par pays.
Au niveau du Groupe, un exercice de cartographie des risques majeurs est actualisé tous les ans sur la base des évènements significatifs constatés au cours des cinq dernières années. Cette cartographie permet d’identifier des tendances : elle est présentée et discutée chaque année au sein de la coordination Santé-sécurité. Huit risques majeurs ont été identifiés ainsi que la typologie d’évènements qui y sont associés. La notion de risque majeur retenue est celle de la probabilité que se réalise un évènement majeur qui entraînerait des conséquences graves sur une personne (salarié, travailleur temporaire, sous-traitant, tiers). La notion de gravité est appréhendée à partir de situations ou d’évènements avérés, mais également de ceux à haut potentiel de gravité, c’est-à-dire dont les conséquences auraient pu, dans des circonstances légèrement différentes, se révéler majeures.