Quels que soient leurs métiers et leurs projets, les entreprises de VINCI agissent pour le compte de clients publics (autorités publiques, collectivités, entreprises publiques, etc.) ou privés (promoteurs immobiliers, autres entreprises privées, etc.) qui commandent la conception ou la réalisation d’une infrastructure, ou en délèguent la gestion, la maintenance ou l’exploitation. Elles interviennent dans le cadre de contrats et rendent compte en continu de leurs activités à leurs clients et, dans certains cas, aux bureaux de contrôle et autorités de régulation chargés du suivi et du contrôle des projets. Dans un secteur extrêmement concurrentiel, elles se conforment à leurs exigences et s’efforcent de diffuser les meilleures pratiques, y compris en matière sociale et environnementale, dans le respect du droit applicable et des engagements du Groupe. En ce qui concerne les projets conduits pour le compte d’autorités publiques, les conditions contrac-tuelles intègrent de plus en plus souvent des volets sociaux et environnementaux qui font l’objet d’un reporting et de contrôles réguliers. Par ailleurs, au-delà des clients, les entreprises du Groupe opèrent au sein d’une chaîne de valeur faisant intervenir de nombreux acteurs (architectes, bureaux d’études, ingénieristes, autorités de régulation, autorités de contrôle, investisseurs, bailleurs de fonds, partenaires, État/collectivités, etc.). N’étant pas nécessairement en position de donneuses d’ordres, elles n’ont pas toujours le choix des prestataires, des techniques et des fournitures mobilisés ou utilisés.
32 % Part des prestations de sous-traitance dans les achats du Groupe
C’est l’ensemble de ces paramètres que VINCI prend en compte dans la définition et le déploiement d’une démarche de vigilance qui soit pertinente et effective au regard de son modèle organisationnel, de sa chaîne de valeur et des enjeux de ses secteurs d’activité.
La santé et la sécurité au travail sont des enjeux prioritaires pour VINCI. Le Groupe vise à atteindre l’objectif « zéro accident », qui s’applique à tous les collaborateurs et personnels extérieurs intervenant sur les chantiers et sur les sites d’exploitation contrôlés par les entreprises du Groupe. Une vigilance constamment renouvelée s’impose du fait de l’évolution permanente des métiers, des matériaux utilisés, des équipements, des techniques et procédés, des nouvelles technologies. Aussi, au-delà des règles et des procédures, VINCI revendique le développement continu d’une culture de la sécurité pour tous, diffusée à tous les niveaux de l’organisation et impliquant l’ensemble des collaborateurs, des compagnons aux managers, élargie aux intérimaires et aux sous-traitants(*).
Une culture de la sécurité pour tous, déclinée à tous les échelons du Groupe, qui repose sur :
Un leadership managérial et des ressources dédiées
L’identification et l’analyse des risques pour les personnes
Des référentiels et systèmes de management de la prévention
Des actions de mobilisation et de formation des personnels
Des dispositifs d’audit et d’évaluation spécifiques
Le suivi et la mesure de la performance
La déclaration commune sur les « Actions incontournables et fondamentales en matière de santé et sécurité au travail », signée en 2017 par le président-directeur général de VINCI et le secrétaire du comité d’entreprise européen, fixe le cadre de référence du Groupe. Elle est disponible en 23 langues et accessible sur le site Internet de VINCI (https://www.vinci.com/publi/manifeste/sst-2017-06-fr.pdf). Fruit d’un dialogue social constructif et régulier, la déclaration s’inscrit dans une démarche de progrès, devant fédérer l’ensemble des collaborateurs en faveur d’une culture sécurité partagée au sein du Groupe. Elle s’adresse également aux entreprises extérieures en les accompagnant, le cas échéant, dans leur démarche d’amélioration.
Au niveau opérationnel, il est requis d’analyser en amont les risques spécifiques de toute situation de travail, avec un soin particulier apporté à celles n’ayant pu être anticipées, et d’intégrer les mesures de prévention idoines dans les procédures et modes opératoires. Au-delà des dispositifs collectifs, chaque entité doit s’assurer de la fourniture d’équipements de protection individuelle adaptés à chaque situation de travail et de la compréhension, par chaque travailleur, des risques liés à sa situation et des mesures à suivre pour les maîtriser. Les représentants du personnel sont associés aux actions de prévention des accidents du travail et des risques professionnels, et sont forces de proposition. Enfin, la sensibilisation et la formation à la santé-sécurité sont des actions indispensables pour favoriser la prise de conscience de tous les acteurs. Les collaborateurs doivent être formés, pendant leurs heures de travail, et recevoir des instructions et des explications explicites, directement liées à leur poste ou à leur mission.
Condition nécessaire de progrès réels et durables, les résultats des actions entreprises sont mesurés par des indicateurs pertinents qui font l’objet d’analyses de tendances et de présentations, permettant d’échanger sur les moyens susceptibles d’améliorer ces résultats. Tout accident grave doit, au sein de l’entreprise, donner lieu à une enquête méthodique et approfondie, partagée avec les représentants du personnel. L’identification des situations à risque et des presque-accidents est favorisée afin de réduire le nombre d’accidents, mais surtout de construire une culture de la sécurité au quotidien.