Le Groupe tient compte dans ses émissions de l’ensemble des gaz à effet de serre définis par le Protocole de Kyoto : le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane (CH₄), le protoxyde d’azote (N₂O), les hydrofluorocarbones (HFC), les composés perfluorés (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF₆). Les émissions scope 1 présentées incluent les émissions directes liées à la combustion de sources fixes et mobiles, ainsi que les émissions des procédés. Les émissions fugitives liées aux gaz réfrigérants ne sont pas incluses dans les données reportées, ayant un impact estimé non significatif au regard des émissions consolidées scope 1 du Groupe.
Les méthodes location-based et market-based ont été utilisées afin de calculer les émissions générées par les consommations d’électricité des entités du Groupe (scope 2). La première méthode, appelée location-based, prend en compte le mix électrique moyen du réseau pour chaque pays où a lieu la consommation d’électricité, en appliquant un facteur d’émission nul aux consommations d’électricité renouvelable issue d’autoconsommation et de contrats directs (Power Purchase Agreement on-site). La seconde méthode, appelée market-based, s’appuie sur les émissions dites de marché, en prenant en compte les émissions de l’électricité effectivement achetée, appliquant un facteur d’émission nul pour toutes les consommations d’électricité issue de sources renouvelables (y compris les garanties d’origine, les contrats fournisseurs garantissant une part d’électricité verte, et Power Purchase Agreement off-site).
Pour les émissions de gaz à effet de serre, les facteurs d’émission utilisés sont issus de la Base Empreinte® de l’Ademe de 2025 pour le calcul des émissions scope 1, et des émissions scope 2 en France métropolitaine et dans les DROM-COM. Pour le calcul des émissions scope 2 à l’international, les facteurs d’émission utilisés sont ceux de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) de 2023 (publiés en 2025), présentant une source homogène dans l’ensemble des zones géographiques où le Groupe est présent. Pour le calcul du scope 2 market-based, afin de quantifier les écarts entre les facteurs d’émission utilisés par VINCI et les facteurs d’émission « mix résiduel » de l’AIB, une analyse de sensibilité a été menée sur les données 2025. L’écart observé représente une sous-évaluation du scope 2 market-based de 15 %, et de moins de 1 % sur les scopes 1 et 2. Les émissions biogéniques sont évaluées à partir des consommations d’énergie et de la part d’émission biogénique issue des facteurs d’émission de la Base Empreinte® de l’Ademe pour le scope 1 et de l’IEA pour le scope 2.
Concernant l’engagement de réduction des émissions directes de gaz à effet de serre, une « trajectoire initiale » sert de référence pour mesurer la performance du Groupe entre 2018 et 2030. Cette trajectoire initiale est comparée à la trajectoire réalisée du Groupe en année N. Chaque année, la baseline 2018 est retraitée des émissions liées aux acquisitions et cessions de la période (voir paragraphe 5.2 : Variations de périmètre, ci-dessus). Ainsi, les émissions de l’année 2018 sont retraitées des émissions cumulées liées aux variations de périmètre entre 2018 et l’année N, afin de suivre la trajectoire du Groupe à périmètre comparable.
Les émissions 2018 des entités acquises en année N sont calculées :
Pour la quantification des émissions scope 3, les recommandations du référentiel Technical Guidance for Calculating Scope 3 Emissions (version 1.0) du Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol) ont été suivies. Parmi les 15 catégories d’émissions identifiées par le GHG Protocol, l’ensemble des catégories ont été reconnues comme pertinentes au regard des activités de VINCI, à l’exception des quatre catégories suivantes : catégorie 9 – Transport aval et distribution, catégorie 10 – Transformation des produits vendus, catégorie 13 – Actifs loués (aval), catégorie 14 – Franchises.
Le Groupe va au-delà des exigences du référentiel de la Science Based Targets initiative (SBTi), en incluant également les émissions du trafic autoroutier, considérées comme des émissions indirectes associées à l’usage des produits vendus. Pour les activités de VINCI Construction, seules les émissions aval des bâtiments neufs et rénovés par la division Bâtiment France sont prises en compte, les autres infrastructures construites ne consommant pas directement de l’énergie. En ce qui concerne les activités de VINCI Highways, le calcul des émissions a été volontairement limité aux entités consolidées et exerçant une activité de concessionnaire. Lorsque cela s’avère pertinent, certains pôles d’activité adoptent des standards sectoriels spécifiques. Ainsi, VINCI Autoroutes utilise les outils développés par l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa), tandis que VINCI Immobilier applique la réglementation française RE2020 pour les bâtiments neufs. De son côté, VINCI Airports se conforme aux recommandations de l’Airport Carbon Accreditation (ACA), mais n’intègre pas dans le calcul scope 3 au niveau Groupe les émissions liées au cruising, qui ne concernent que les plateformes certifiées ACA niveaux 4 et 5.
Le manque d’adaptation des référentiels existants à la diversité et à l’hétérogénéité des activités de VINCI conduit le Groupe à recourir dans certains cas à des estimations pour calculer ses émissions indirectes de gaz à effet de serre (scope 3). Les principales sources d’estimation sont les suivantes :
Un guide méthodologique scope 3 établi par le Groupe est disponible sur son intranet en complément du référentiel du GHG Protocol. Les émissions liées aux prestations achetées ou sous-traitées entre entités du Groupe ont été calculées et déduites du total Groupe, au moment de la consolidation, selon la méthodologie suivante : un ratio d’émissions scopes 1, 2 et 3 par million d’euros de chiffre d’affaires a été calculé pour chaque pôle pour l’année en cours, à partir des données du reporting environnemental (scopes 1, 2 et 3).