Depuis 2023, VINCI est également un membre actif du groupe de travail sur les relations avec les communautés locales mis en place par la plateforme française du Pacte mondial, qui a abouti à la publication d’un guide en 2025 auquel VINCI a activement participé.
Par ailleurs, au niveau opérationnel, les métiers élaborent et mettent en place des cadres de référence et des outils que chaque projet peut transposer et adapter à son contexte. Ainsi, Sogea-Satom, qui opère sur le continent africain et dont l’activité est principalement consacrée aux travaux routiers et au terrassement, au génie civil, à l’hydraulique et au bâtiment, a mis en place un cadre de gestion des impacts sur les communautés affectées pour accompagner ses opérations. Sont mis à disposition de l’ensemble des agences et des projets un plan de gestion des risques de voisinage sur la zone d’influence des projets (dans et hors emprise des travaux) ainsi qu’un plan d’engagement des parties prenantes, lesquels rappellent l’approche et les principales mesures de prévention à adopter. Ces outils rappellent les grands principes d’engagement tels que ceux qui commandent d’être responsable et disposé à rendre compte de tout impact potentiel associé aux activités du projet, à entretenir une relation basée sur l’écoute et le dialogue, à respecter les intérêts, opinions et aspirations des parties prenantes, et à garantir leur participation.
Généralement, les projets sont accompagnés par des sociologues ou agents de liaison connaissant bien la ou les localités d’implantation des projets et dont la mission est d’animer au jour le jour ce dialogue, de veiller à la bonne information des parties prenantes, de veiller à ce que les griefs soient collectés et qu’une réponse appropriée soit apportée, etc. À ces documents s’ajoutent une procédure type de gestion des griefs, un catalogue de mesures d’atténuation, un plan de formation et de sensibilisation ainsi qu’un plan d’action d’intégration du genre et d’inclusion sociale. Toute cette documentation est évolutive et doit systématiquement être adaptée à chaque projet et à chaque contexte.
Une réflexion est en cours sur la mise en place d’indicateurs pour rendre compte de manière plus exhaustive des actions et de leurs impacts, tout en étant attentif à leur pertinence, chaque action répondant à un enjeu propre d’un projet dans le cadre d’une grande diversité d’implantation des entreprises (que ce soit en termes de volume d’activité, de durée, de modes d’action ou de nature des activités notamment). Ces indicateurs pourront ainsi être définis et suivis à l’échelon approprié de l’organisation pour garder leur pertinence.
Près de 53 000 collaborateurs ont suivi l’e-learning droits humains, qui comprend la gestion des impacts sur les communautés affectées.
Dans son Manifeste, VINCI promeut l’ouverture et le dialogue avec l’ensemble de ses parties prenantes, dont les communautés affectées, au sein de toutes ses entreprises. Le Groupe souhaite en faire une opportunité et un élément de création de valeur pour tous. C’est en effet à l’échelle des opérations que ce dialogue est pertinent.
Si les choix en matière d’infrastructures, de transport, de cadre de vie ou d’énergie ainsi que les stratégies d’implantation relèvent de la décision publique ou du client privé, porteur de projet, les entreprises de VINCI, du fait de leur rôle, sont dans une relation de proximité avec les populations riveraines, les communautés affectées, les associations et les usagers.
Des dispositifs et des actions de dialogue, de concertation et d’échanges avec les parties prenantes des projets et les acteurs des territoires, tels que les élus, les collectivités locales, les services de l’État, les associations d’usagers ou les populations riveraines des infrastructures et équipements, sont en effet cruciaux en raison de l’impact potentiel des sites, projets et travaux, mais aussi pour mesurer l’acceptabilité des ouvrages et des infrastructures. Ce dialogue est intrinsèque aux métiers du Groupe, et de tels dispositifs sont donc déployés largement par les entreprises de VINCI, qui s’engagent en faveur d’un dialogue actif avec l’ensemble des parties prenantes dans le respect des prérogatives de leurs clients.
Les modalités et la fréquence du dialogue vont dépendre de beaucoup de facteurs, dont le cadre légal, le client, la nature des activités et du type d’impacts qu’elles peuvent engendrer, la localisation, etc. Ces modalités peuvent aller de la simple réunion publique d’information à un processus d’engagement complet reposant sur des concertations. À titre d’exemples :
Afin de faciliter l’identification de l’ensemble des parties prenantes et de prendre en considération leurs attentes, VINCI s’est doté d’un outil simple de cartographie : Reflex. Cette plateforme permet aux utilisateurs de cartographier chacune des parties prenantes et de les hiérarchiser en fonction de l’influence réciproque et de la volonté de dialogue.