Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

Chiffres clés de l’empreinte socio-économique des entreprises de VINCI en France en 2023(*)  
  • Les activités de VINCI en France ont soutenu près de 462 000 emplois dans le pays, dont un effectif direct de 95 700 collaborateurs. Ces emplois soutenus représentent 1,6 % des emplois nationaux, et touchent une quinzaine de secteurs d’activité. Les activités de VINCI en France ont notamment permis de soutenir 160 000 emplois dans le secteur du BTP, soit 9,3 % des emplois du secteur en France. À travers la fiscalité, VINCI contribue également à soutenir les emplois dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du commerce de proximité.
  • 48 % des achats de VINCI ont été effectués auprès de PME-TPE réparties sur l’ensemble du territoire français.
  • 47 millions d’euros de dépenses ont été réalisés auprès des structures de l’économie sociale et solidaire, et ont fait travailler 19 % des entreprises de ce secteur.
  • Chaque million d’euros dépensé par VINCI pour des achats, des salaires et des taxes a permis de soutenir en moyenne 18,5 emplois en France.
  • Dans chacune des régions françaises, le Groupe a soutenu entre 1 et 2,5 % des emplois, et ses activités ont contribué, directement et indirectement, à hauteur de 1 à 2 % du PIB régional.
Actions en faveur de l’insertion socioprofessionnelle
  • Nombre d’heures d’insertion suivies par les équipes de ViE en France en 2025 : 1 244 103.
  • Nombre de bénéficiaires du dispositif d’insertion sur mesure Stratégie territoriale pour l’emploi (Step) depuis son lancement : 164.
  • Nombre de salariés en insertion dans les joint-ventures sociales créées par le Groupe à fin 2025 : 431.
  • Nombre de jeunes collégiens issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux accompagnés dans le cadre du programme Give Me Five : près de 6 500 en 2024-2025 (plus de 35 000 depuis le lancement du programme).
Fondations d’entreprises agissant en faveur de la lutte contre l’exclusion
  • Nombre de fondations du Groupe en 2025 : 16 dans 18 pays.
  • Nombre de projets soutenus par ces fondations en 2025 : 633.
  • Montants versés aux fondations du Groupe en 2025 : 7,2 millions d’euros.
3.3.2.2. Prévenir les impacts négatifs sur les communautés locales
Politiques

Si le Groupe s’efforce de maximiser les leviers offerts par ses activités pour contribuer positivement au développement et à la cohésion des territoires et des communautés locales, il se doit également de prévenir les impacts négatifs que peuvent générer ces mêmes activités. Il s’agit d’un des cinq enjeux majeurs identifiés et présentés dans le Guide VINCI des droits humains. Ce guide, validé par le Comité Exécutif de VINCI, s’inscrit dans la continuité directe du Manifeste VINCI, porté par le directeur général et qui s’applique à toutes les entreprises du Groupe. Au niveau opérationnel, les directeurs de projet sont les premiers responsables de la gestion des relations avec les communautés. Selon les projets, ils peuvent être appuyés par des responsables sociaux et environnementaux, des sociologues ou des agents de liaison communautaires.

Les entreprises du Groupe et leurs clients ont des responsabilités partagées et se doivent de travailler en étroite collaboration pour identifier, éviter et atténuer les impacts négatifs sur les communautés locales et y remédier. La politique du Groupe dans ce domaine s’articule autour de trois thématiques : les enjeux sociaux, culturels, patrimoniaux et économiques ; les enjeux fonciers ; les enjeux de dialogue et d’engagement des communautés locales.

Pour constituer son cadre d’action, le Groupe s’est adossé, entre autres, aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, aux Principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l’intention des entreprises multinationales, à la Charte internationale des droits de l’homme, à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ainsi qu’à la convention nº 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative aux peuples indigènes et tribaux.

Par « communauté locale », le Groupe entend désigner les populations vivant dans la zone d’influence des projets. De plus, VINCI porte une attention particulière aux peuples autochtones et tribaux, protégés en droit international car plus vulnérables aux violations de leurs droits. En effet, dans son annexe au Guide VINCI des droits humains, le Groupe rappelle le statut particulier des peuples autochtones et tribaux et la vigilance nécessaire pour respecter et faire respecter leurs droits, préserver leurs lieux de vie et leurs moyens de subsistance. Il est également rappelé qu’en cas d’impact sur les peuples autochtones et tribaux, une consultation préalable garantissant le consentement libre, préalable et éclairé de ces derniers, tel que défini dans les standards internationaux, doit avoir été menée.

Actions

La gestion des impacts sur les communautés locales passe par deux phases :

  • l’identification et l’évaluation des impacts potentiels (par exemple, via une étude d’impact environnemental ou social ou une étude d’impact droits humains) ;
  • la définition et le suivi d’un plan de gestion des impacts (par exemple, via un plan de gestion des impacts environnementaux et sociaux ou un plan d’actions, un plan de réinstallation/rétablissement des moyens de subsistance, un plan de gestion de l’afflux des travailleurs, un plan genre, etc.).

De manière transverse, tout au long du cycle de vie d’un projet, il est requis d’engager un dialogue avec les communautés affectées. Ce dialogue peut relever de la responsabilité de différents acteurs et, en premier lieu, de celle du porteur de projet.

L’identification et l’évaluation des impacts

VINCI a formalisé des lignes directrices qui visent à protéger les droits fondamentaux des communautés affectées et à prévenir les impacts négatifs potentiels de ses activités. Elles fournissent des recommandations détaillées pour éviter de porter atteinte aux droits individuels et/ou collectifs des communautés locales et des peuples autochtones et tribaux. Ces lignes directrices abordent principalement :

  • les enjeux sociaux et environnementaux : les communautés locales peuvent être soumises aux impacts potentiels d’un projet, à court, moyen ou long terme. Cette catégorie d’impacts couvre les aspects :

    • environnementaux (pollutions susceptibles de causer des problèmes de santé publique, appauvrissement de la biodiversité pouvant avoir un impact sur les moyens de subsistance, etc.),
    • sociaux (tensions liées à l’utilisation de l’eau et des terres, impacts sur les modes de vie, etc.),
    • culturels et patrimoniaux (impact sur les modes de vie, les coutumes ou sur des sites patrimoniaux matériels ou immatériels, etc.),
    • économiques (impacts sur les prix locaux du fait de l’afflux de travailleurs, impacts sur les acteurs économiques de la zone d’influence du projet, etc.),
    • sécuritaires (liés aux dispositifs de sécurité du projet, ou encore aux activités de travaux avec les mouvements d’engins) ;
  • les enjeux fonciers : dès les phases amont, le développement de projets d’infrastructures peut exiger des changements de propriété ou des restrictions en matière d’utilisation ou d’accès aux terres qui peuvent avoir des impacts négatifs importants et à long terme sur les communautés (restriction d’accès ou changement d’usage, déplacement involontaire, etc.). Ces enjeux relèvent généralement du porteur de projet ;
  • la concertation, l’engagement des communautés affectées et le traitement des plaintes : en tant que personnes ou communautés potentiellement affectées, les communautés locales doivent avoir la possibilité d’exprimer leurs points de vue tout au long du cycle de vie d’un projet dans un cadre adapté. Cet engagement des communautés doit permettre d’identifier les impacts potentiels et les mesures à prendre pour prévenir ces derniers dans le cadre d’un dialogue ouvert, inclusif et transparent.