2025 a marqué l’année test d’un reporting consolidé Groupe autour d’une dizaine d’indicateurs sur un périmètre pilote de quatre pôles en France et d’une division internationale, pesant pour environ 30 % des dépenses achats du Groupe et 90 % des dépenses achats France de VINCI. Ce reporting est en cours de fiabilisation sur une partie de ces indicateurs, et sera progressivement étendu aux autres pôles et divisions du Groupe pour publication dans un prochain rapport de durabilité. À date, les indicateurs suivants sont disponibles sur ce périmètre (voir la Note méthodologique du rapport de durabilité, page 294) pour l’exercice 2025 :
Les autres indicateurs portent notamment sur le suivi consolidé de la diffusion de la Charte de performance globale des partenaires achats, la gouvernance achats responsables, les évaluations fournisseurs, l’intégration de critères ESG en phase d’appel d’offres, les audits et le suivi des plans de progrès. En parallèle de ce travail d’harmonisation des indicateurs clés à suivre, particulièrement ambitieux dans une entreprise dont le fonctionnement repose sur la décentralisation, chaque pôle et chaque division sont amenés, au quotidien, à suivre leurs propres indicateurs pour s’assurer de l’efficacité des politiques et actions mises en œuvre, ainsi que des progrès effectués.
Les enjeux de durabilité sont un sujet d’interaction continu avec les fournisseurs du Groupe, et ils sont le fruit d’échanges réguliers entre les acheteurs des pôles, des divisions et des entités opérationnelles et leurs fournisseurs, sous-traitants, prestataires de services et entreprises de travail temporaire.
Ces échanges se systématisent tout au long du processus d’achat, dès la sélection des fournisseurs lors des appels d’offres et des soute-nances, et tout au long de la relation contractuelle, plusieurs fois par an, via des réunions dédiées aux enjeux de durabilité, des évaluations spécifiques, ou encore des audits sur site, et la mise en œuvre de plans de progrès.
Au-delà de ces échanges qui font le quotidien des acheteurs du Groupe, de plus en plus sensibilisés et formés aux enjeux de durabilité, c’est un véritable accompagnement qui peut être mis en place via l’organisation de sessions de sensibilisation sur ces enjeux auprès des fournisseurs et de leurs collaborateurs, par les directions achats des pôles. Par exemple, toujours dans cette logique de priorisation et d’adaptation, les fournisseurs identifiés comme les plus contributeurs au bilan carbone (scope 3) de VINCI Energies en France ont reçu un accompagnement spécifique sur le sujet.
Par ailleurs, au niveau opérationnel, sur les sites contrôlés par les entreprises du Groupe, les équipes sont directement en contact avec les travailleurs des sous-traitants et prestataires sur site. Ces derniers ont donc accès directement aux collaborateurs du Groupe ainsi qu’aux canaux d’écoute mis en place. De même, ils participent, selon les situations, aux actions et briefings notamment en matière de santé-sécurité. Cette proximité des équipes avec les travailleurs indirects sur site permet la prise en compte de leurs points de vue.
Au niveau du Groupe, VINCI mène par ailleurs un certain nombre d’évaluations droits humains de ses chantiers, des audits sous-traitance responsable ainsi que des audits sociaux de ses fournisseurs à risque. Dans ce cadre, chaque évaluation et chaque audit intègrent des entretiens anonymes avec les collaborateurs de sous-traitants, de prestataires de services et de fournisseurs. Lors de ces entretiens, les évaluateurs s’attachent à privilégier les catégories de travailleurs les plus vulnérables (par exemple travailleurs étrangers, travailleurs peu qualifiés, travailleurs migrants, etc.). Les perspectives des travailleurs rencontrés sont prises en compte par les évaluateurs pour établir leurs conclusions.
Si des problématiques sont identifiées, les évaluateurs suivent les actions correctives mises en place pour y remédier.
VINCI a mis en place un dispositif de recueil et de traitement des signalements, VINCI Integrity, qui donne la possibilité à toute personne physique concernée d’effectuer, de manière sécurisée et confidentielle, un signalement relatif aux activités du Groupe ainsi qu’à celles de ses sous-traitants et fournisseurs, en France et hors de France. La remontée des incidences négatives peut donc s’effectuer via VINCI Integrity, accessible à tous les travailleurs de la chaîne de valeur.
Outre le mécanisme d’alerte du Groupe, en raison de sa dimension décentralisée et multilocale et de la nature de ses activités, VINCI encourage la mise en place de mécanismes de signalement au niveau local. Le Groupe considère en effet que plus le dispositif d’alerte est proche du terrain, plus il est efficace, y compris pour les signalements émanant de travailleurs intérimaires, indirects, d’usagers ou de populations riveraines, puisqu’il doit permettre à l’entreprise, au projet ou au chantier, d’être proactif dans le traitement des signalements, de mettre en place les actions correctives et de remédiation appropriées, et de mieux identifier les points de faiblesse éventuels de l’organisation pour renforcer ses mesures de prévention.
Les informations relatives aux canaux d’écoute pour les travailleurs de la chaîne de valeur et la procédure liée au « Dispositif de recueil et de traitement des signalements » sont détaillées dans la présentation du dispositif d’alerte du Groupe au chapitre 4, paragraphe 4.2.3 : Identification des risques et détection des risques, page 284, ainsi qu’au sein de la section F : Plan de vigilance, paragraphe 2.5 : Des actions pour mobiliser et promouvoir une culture sécurité partagée par tous, sous-paragraphe Rendre les collaborateurs acteurs de la prévention au quotidien via des mécanismes d’alerte et de recueil des signalements, page 299, et paragraphe 3.2 : La cartographie des risques majeurs du Groupe, sous-paragraphe La remontée des signalements à travers des mécanismes d’alerte, page 306.