Nombre de sites « zéro phyto », hors luttes réglementaires
VINCI vise à réduire l’usage des produits phytosanitaires dans ses activités avec notamment l’engagement des concessions, qui se sont fixé l’ambition de ne plus utiliser de produits phytosanitaires fin 2025, hors luttes réglementaires et sécurité des collaborateurs. À fin 2025, la quasi-totalité des sites aéroportuaires et autoroutiers ont développé des pratiques d’entretien de la végétation permettant d’atteindre cet objectif grâce aux produits de biocontrôle ou à des pratiques mécaniques. Certains aéroports au Royaume-Uni restent soumis à des obligations réglementaires, principalement pour des raisons de sécurité aéronautique. En 2025, la quasi-totalité, soit 55 aéroports sur les 56 inclus dans le périmètre consolidé de VINCI Airports, ont atteint l’objectif « zéro produit phytosanitaire » fixé à 2025. VINCI Airports travaille à accompagner les sites à l’emploi de produits de biocontrôle alternatifs lorsque les solutions mécaniques sont trop complexes à mettre en œuvre.
En 2025, six directions régionales sur huit ont atteint l’objectif fixé pour les infrastructures de VINCI Autoroutes. Ce résultat s’explique notamment par des enjeux de sécurité, le traitement ciblé de certaines zones à risque permettant de réduire la fréquence des interventions sur la chaussée, en particulier sur les terre-pleins centraux (TPC), et ainsi de limiter l’exposition des collaborateurs.
Le sujet des pollutions sonores ou lumineuses est abordé dans le paragraphe 2.4 : Préserver les milieux naturels – enjeu Pollution (ESRS E2), page 234.
VINCI Construction met en place des plans de gestion des EEE sur l’ensemble des chantiers concernés en concertation avec les clients, ainsi que sur la majorité des carrières en France concernées. Le pôle a prévu de former 100 % des ouvriers sur les EEE sur les sites fixes en France d’ici à 2030.
VINCI Concessions met en place des actions ponctuelles de lutte quand des spots sont identifiés sur certains actifs. Ainsi, VINCI Autoroutes a réalisé une cartographie des spots d’espèces exotiques envahissantes sur l’ensemble de son réseau et mène diverses expérimentations, avec l’aide de laboratoires en écologie, afin de mieux pouvoir les gérer.
En complément des actions déployées par le Groupe pour réduire les pressions sur la biodiversité, VINCI peut être amené à réaliser des opérations de compensations écologiques qui se déclinent sous différentes formes, en fonction du rôle des entités de VINCI dans les projets. Ces projets de compensation ne s’appuient pas sur l’acquisition de crédits biodiversité.
| Actions de restauration des milieux naturels |
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Actions de restauration des milieux naturels Compensation écologique réglementaire |
Actions de restauration des milieux naturels Compensation écologique volontaire (restauration de milieux, reboisement, etc.) |
Actions de restauration des milieux naturels Restauration des dépendances vertes et constitution des corridors écologiques |
Actions de restauration des milieux naturels Déploiement de solutions de génie écologique pour restaurer et protéger la biodiversité |
Actions de restauration des milieux naturels Développement de solutions fondées sur la nature dans le milieu urbain |
Lorsque les impacts d’un projet ne peuvent être évités ni réduits, les concessions, en tant que maîtres d’ouvrage, peuvent mettre en œuvre des mesures compensatoires adaptées au contexte local, assorties d’un suivi écologique.
À Strasbourg, la construction de l’autoroute A355 a ainsi conduit en 2025 à des lâchers de hamsters d’Alsace, une espèce protégée, réalisés avec l’association Sauvegarde faune sauvage, partenaire de VINCI Autoroutes depuis 2017. Sur ses sites de carrières, VINCI Construction met en œuvre des mesures de compensation écologique réglementaires, in situ ou ex situ, en concertation avec les services de l’État et les partenaires naturalistes, et en assure la mise en œuvre sur les chantiers lorsqu’elle en reçoit le mandat de ses donneurs d’ordre.
Plusieurs entités de VINCI mènent des actions de compensation volontaires pour restaurer des zones dégradées et soutenir les populations locales, avec l’appui de spécialistes garantissant la qualité environnementale et sociétale des projets. En 2025, VINCI Airports a poursuivi ses projets de reforestation certifiés label Bas-Carbone. (voir paragraphe 2.2.2.1 : Atténuation du changement climatique et énergie, sous-paragraphe Projets de compensation carbone, page 219). En 2025, VINCI Airports a lancé le projet « Restore Seagrass », visant à réhabiliter les herbiers marins dégradés le long des côtes de Faro et à contrôler les espèces invasives.
Pour améliorer et favoriser ce rôle de corridor, VINCI Autoroutes peut repositionner les clôtures autoroutières plus près des chaussées, offrant ainsi plus de surfaces à ces zones refuges. Parmi ses 30 000 ha de dépendances vertes, plus de 200 sites ont été identifiés avec potentiel de renaturation. Sur ces 200 sites, 120 ont été étudiés dans le cadre d’un partenariat avec l’ONF, les sites restants se sont avérés moins pertinents pour une valorisation écologique. À date, 16 sites ont été renaturés.
Enfin, chez VINCI Construction, HS2 a été, dès 2013, le premier projet d’infrastructure au monde à s’engager pour éviter toute perte nette de biodiversité, en créant un « corridor vert » composé de nouveaux milieux naturels et d’espaces pour les communautés locales. La méthode No Net Loss permet de comparer les habitats avant et après construction, en enregistrant les destructions et les mesures compensatoires. D’autres initiatives de renaturation sont menées par VINCI Concessions, comme le projet « Wild Meadows » sur ses autoroutes en République tchèque et en Slovaquie, qui consiste en la sélection d’un mélange diversifié d’espèces végétales locales pour les semer dans les espaces verts de l’autoroute. Ce projet permet de fournir des habitats essentiels aux invertébrés et aux pollinisateurs, de réduire les besoins de fauchage et de réparation, et d’éviter des mouvements de sol, et donc des dommages potentiels à l’infrastructure.