Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

Enfin, la direction de l’Environnement de VINCI et Leonard, centre d’innovation et de prospective de VINCI dédié au soutien des projets innovants et à la veille sur les grands enjeux de transition énergétique, urbaine et numérique, a poursuivi le groupe de travail « recyclage urbain » réunissant plusieurs expertises internes pour renforcer une approche intégrée du recyclage urbain au service des territoires.

Objectif « zéro artificialisation nette » en promotion immobilière

Depuis 2022, VINCI Immobilier mesure l’évolution de l’artificialisation des sols avant et après chacun de ses projets et renonce aux opérations nécessitant d’artificialiser plus de surface de terrain qu’elles ne créent de surface de plancher. Cette approche a été complétée en 2023 par des alertes au comité d’engagement sur les opérations trop « artificialisantes », lorsqu’elles dépassent certains seuils de surface artificialisée. En 2025, le pilotage de la démarche « zéro artificialisation nette » (ZAN) et recyclage urbain s’est renforcé grâce à l’intégration de ces indicateurs au sein des outils du contrôle de gestion, notamment dans les tableaux de bord trimestriels à destination de la direction Générale.

Au sein du groupe de réflexion La Fabrique de la Cité, créé à l’initiative du groupe VINCI, des travaux d’experts sont menés sur la ville de demain. et les enjeux de renaturation et de requalification urbaine qui y sont associés.

Réduction des pressions sur les habitats naturels dans les concessions

Les actions des sociétés concessionnaires d’infrastructures linéaires existantes (en France, la majorité des infrastructures linéaires construites par le Groupe date d’avant la loi de protection de la nature de 1976) consistent à gérer de manière extensive le foncier naturel, à rendre les infrastructures plus perméables à la faune pour restaurer les continuités écologiques (écoponts, écoducs, aménagements hydrauliques, fauchage raisonné, etc.) et à réduire les pressions lors des programmes d’aménagement. Les sociétés concessionnaires intègrent des exigences de préservation de la biodiversité dans leurs marchés de travaux.

À l’échelle du réseau autoroutier en France, la démarche de gestion extensive des dépendances vertes permet de prendre en compte l’évolution naturelle du milieu et le paysage adjacent, et de réduire davantage l’impact de ces interventions sur la santé humaine et le milieu naturel.

Un programme de requalification écologique mené depuis 2010, finalisé en 2024, a permis la construction de 203 ouvrages améliorant la transparence pour la faune sauvage : écoponts (passages à faune d’une largeur supérieure à 15 m, comprenant des aménagements petite faune et grande faune reproduisant le milieu restauré), écoducs, banquettes et encorbellements (au sein d’ouvrages hydrauliques), passes à poissons ou encore chiroduc (passerelle pour chauves-souris). Ce programme concerne spécifiquement les ouvrages réalisés dans le cadre d’aménagement d’infrastructures existantes.

Dans la continuité de la signature de la déclaration de Buckingham en mai 2023, les aéroports du réseau de VINCI Airports poursuivent en 2025 leur mobilisation pour mettre en œuvre des programmes de lutte contre le trafic d’espèces sauvages.

Réduction des pressions sur les milieux naturels dans les carrières

VINCI Construction vise à ce que 100 % de ses carrières mettent en œuvre d’ici à 2030 des actions volontaires en faveur de la biodiversité ou de la protection de l’eau.

Forte de son obligation réglementaire de remise en état, la filière a développé de solides compétences écologiques, notamment sur les dynamiques de milieux. Lors de l’exploitation, des actions volontaires permettant une cohabitation réussie des espèces et des activités de carrières sont mises en œuvre : zones d’interventions proscrites pendant les périodes de nidification, ou aménagement de l’espace pour empêcher la faune de se déplacer dans les zones d’activité (clôtures, etc.). Certaines carrières vont plus loin avec des actions de génie écologique (création de mares, pierriers, habitats favorables), assorties d’un suivi à long terme pour évaluer l’efficacité des mesures.

Réduction des pressions sur les milieux naturels sur les chantiers

Dès la phase d’appel d’offres, les entreprises de construction identifient les enjeux écologiques prioritaires, appliquent la séquence « éviter, réduire, compenser », et identifient des mesures adaptées au contexte de chaque chantier.

Des actions sont mises en place pour anticiper les impacts des travaux sur la biodiversité en ajustant les accès, les plannings ou les méthodes de travail (changement des chemins d’accès au chantier s’ils traversent des zones à enjeux, adaptation des plannings en fonction des espèces, pêches de sauvegarde, déviation de cours d’eau, lutte contre les espèces exotiques envahissantes, etc.). Au Bénin, la phase II du chantier de la Route des Pêches (2025) intègre un plan de gestion de la biodiversité incluant la cartographie des zones sensibles, le suivi de la faune et la création d’écloseries pour tortues marines.

Facteur ressources

L’état des lieux mené sur la chaîne de valeurs du Groupe a permis d’identifier que VINCI prélève principalement deux ressources issues des milieux naturels : le bois et l’eau.

La ressource en bois sert aux activités de construction, en particulier dans le bâtiment (voir paragraphe 2.3.2.1 : Favoriser les techniques et matériaux faiblement consommateurs de ressources naturelles, page 228). Pour garantir la traçabilité du bois et prévenir tout risque lié à la déforestation, la division Bâtiment France de VINCI Construction collabore avec ses fournisseurs afin de privilégier des approvisionnements locaux et certifiés, et s’est fixé comme objectif d’acheter 100 % de bois de structure certifié à fin 2030. Cette démarche s’est structurée au cours de l’année 2025 avec des rencontres de différents labels et parties prenantes (scieries, fournisseurs, etc.) ainsi que des réflexions autour de la gouvernance et des procédures d’achat. Ces échanges ont notamment donné lieu à la rédaction d’un guide des achats bois, toujours en cours à fin 2025, ayant vocation à soutenir l’atteinte de l’objectif. Le pourcentage de bois consommé d’origine certifié augmente au cours de l’exercice 2025, pour atteindre les 85 % (voir paragraphe 2.6.3 : Suivi de la performance, page 245).

En outre, les entités du Groupe utilisent de l’eau dans leurs process dont les actions de préservation sont présentées dans le paragraphe 2.5 : Préserver les milieux naturels – enjeu Eau, page 235. En ce qui concerne les autres types de ressources, leur usage est détaillé dans le paragraphe 2.3 : Optimiser les ressources grâce à l’économie circulaire (ESRS E5), page 227.

Facteur changement climatique

Les actions visant à réduire les impacts liés au changement climatique sont détaillées au paragraphe 2.2 : Agir pour le climat (ESRS E1), page 208.