Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

Les émissions en amont représentent 40 % des émissions (de l’ordre de 19 millions de tonnes de CO2). Elles sont constituées à 88 % des achats, principalement de matériaux de construction (béton, acier, bitume, etc.). Par rapport à l’année 2019, les émissions amont sont en baisse de 8 %, portées les actions listées au paragraphe 2.2.2.1 : Atténuation du changement climatique et énergie, sous-paragraphe Actions de réduction des émissions de la chaîne de valeur, page 215, comme le déploiement des bétons bas carbone ou l’achat d’acier d’origine recyclée.

En aval, les émissions représentent 60 % des émissions, soit près de 29 millions de tonnes de CO2. Elles sont constituées pour plus de 16 millions de tonnes de CO2 par les émissions du trafic du réseau de VINCI Autoroutes et de VINCI Highways, et pour plus de 3 millions de tonnes de CO2 par le cycle LTO (landing and take-off) des aéronefs et l’accès des passagers de VINCI Airports. Les actions en cours de mise en œuvre sont listées au paragraphe 2.2.2.1 : Atténuation du changement climatique et énergie, sous-paragraphe Actions de réduction des émissions de la chaîne de valeur, page 215. Les émissions aval restent globalement stables. Celles liées à l’activité autoroutière dépendent en effet de facteurs exogènes tels que la pénétration des véhicules et poids lourds électriques.

Les autres émissions « aval », estimées à près de 9 millions de tonnes de CO2, sont principalement composées des émissions associées à l’usage des équipements installés par VINCI Energies et Cobra IS et à l’utilisation des bâtiments construits par VINCI Construction. Ces activités connaissent une croissance liée au développement dans les domaines énergétiques (rénovation, efficacité énergétique, nouvelles infrastructures de services à l’énergie), ce qui a un impact sur les émissions scope 3 aval, mais contribue à l’électrification de ses clients.

L’intensité carbone de VINCI en 2025 s’élève à 0,67 millier de tonnes de CO2e par million d’euros de chiffre d’affaires, comparé à 0,70 millier de tonnes de CO2e par million d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Le chiffre d’affaires utilisé dans le calcul du ratio d’intensité carbone est présenté dans les comptes consolidés, page 338. La méthodologie de calcul du ratio d’intensité carbone est présentée dans la Note méthodologique, paragraphe 5.4.2 : Intensité carbone, page 289.

Émissions biogéniques et quotas

Deux sites industriels (centrale d’enrobage et production de chaux) au sein du groupe VINCI sont soumis au marché des quotas carbone d’EU-ETS et ont acheté 50 milliers de tonnes de CO2e en 2025 (contre 1 375 tonnes de CO2e en 2024). Les émissions ainsi couvertes représentent autour de 6 % des émissions scope 1 du Groupe en 2025 (comme en 2024).

Les émissions biogéniques ne figurent pas dans le total des émissions scopes 1, 2 et 3. Elles ont été estimées à environ 83 milliers de tonnes de CO2b pour le scope 1 (contre 90 milliers de tonnes de CO2b en 2024) et 19 milliers de tonnes de CO2b pour le scope 2 en 2025 (20 milliers de tonnes de CO2b pour le scope 2 en 2024), soit environ 5 % des émissions scope 1 et 2 du Groupe, stable par rapport à 2024 (voir la Note méthodologique, paragraphe 5.4.3.1 : Émissions de gaz à effet de serre scopes 1 et 2, page 290).

Le groupe VINCI n’utilise pas de prix interne du carbone, une approche jugée trop restrictive car elle se limite au carbone et n’intègre pas les impacts plus globaux sur les milieux naturels ou les enjeux de l’économie circulaire. Une démarche fondée sur les analyses du cycle de vie (ACV) et le bilan carbone des projets est privilégiée, permettant une évaluation plus précise et exhaustive des impacts environnementaux sans valorisation monétaire. C’est notamment cette démarche qui a été appliquée pour évaluer les solutions environnementales candidates au Prix de l’Environnement VINCI.

La combustion d’énergie biosourcée sur le scope 3 étant non significative, les émissions biogéniques associées au scope 3 du Groupe sont considérées comme non matérielles.

2.2.3.3 Trajectoire carbone scopes 1 et 2

En 2020, VINCI a construit une méthodologie afin de suivre sa progression par rapport à l’engagement de réduction des émissions directes (scopes 1 et 2 market-based) du Groupe de 40 % entre 2018 et 2030. Cette méthodologie permet au Groupe de comparer chaque année sa performance (appelée « trajectoire réalisée ») par rapport à sa « trajectoire cible ». Cette « trajectoire cible » sert de référence pour mesurer la performance du Groupe entre 2018 et 2030. Elle a été construite en tenant compte des engagements et du rythme de décarbonation des actions planifiées par chaque pôle. La trajectoire de décarbonation de VINCI prend en considération les évolutions de périmètre des pôles ainsi que la croissance organique des principales activités du Groupe. Toute acquisition est engagée sur la trajectoire de réduction du Groupe et vient corriger la baseline initiale ainsi que le montant brut d’émissions à réduire. Les cessions sont, à l’inverse, déduites du périmètre. Cette méthode permet de limiter le nombre de retraitements et d’estimations effectués pour tenir compte des évolutions de périmètre, tout en rendant compte de manière objective des efforts réalisés par le Groupe et l’alignement ou non avec sa cible de réduction (voir la Note méthodologique, paragraphe 5.2 : Variations de périmètre, page 288).

En 2025, les pôles d’activité de VINCI ont acquis 126 entités, ayant émis 89 ktCO2e sur l’année, et cédé 8 entités ayant émis 8 ktCO2e sur l’année. Ainsi, les émissions de l’année de référence 2018, retraitées de l’impact cumulé des acquisitions et cessions sur la période 2018 à 2025, s’élèvent à 2,9 millions de tonnes de CO2. À fin 2025, le groupe VINCI a réduit de 26 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à la référence 2018, grâce aux actions déployées par les différents pôles, notamment le recours aux énergies renouvelables.