VINCI s’engage dans des démarches de réflexion sur l’adaptation aux côtés des autres acteurs du secteur. En France, le Groupe contribue activement au Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), présenté par le gouvernement en mars 2025 et destiné à préparer le pays à un réchauffement de 4 °C d’ici à la fin du siècle. Dans le cadre de la consultation nationale lancée en septembre 2023, VINCI a apporté sa contribution en formulant plusieurs propositions concrètes. Certaines ont été reprises dans les mesures du PNACC-3 dédiées au bâti et aux infrastructures, notamment : l’intégration de l’analyse des coûts complets et des bénéfices environnementaux, sociaux et écologiques ; la mobilisation accrue de la commande publique pour encourager l’adaptation ; le renforcement de la sensibilisation de l’ensemble des acteurs, le partage de connaissance et de solutions opérationnelles, et la pérennisation de la Mission Adaptation.
En 2025, VINCI Immobilier a rejoint le collectif Nos villes à 50 °C, qui rassemble collectivités, promoteurs et ingénierie pour systématiser des réflexes de conception de logements adaptés au climat futur dans tout projet de construction ou de rénovation.
Pourcentage d’infrastructures des concessions exposées à un risque physique important ayant engagé la construction d’un plan d’adaptation au changement climatique
Pour anticiper les impacts du changement climatique, les actifs concédés font l’objet d’analyses de vulnérabilité. Chez VINCI Airports, ces analyses peuvent être intégrées aux business plans à long terme des aéroports, au même titre que les émissions de CO₂e (scopes 1, 2 et 3) et les investissements liés à la stratégie de décarbonation AirPact. En 2025, ces analyses de vulnérabilité ont été étendues à l’ensemble du réseau de VINCI Airports. Par ailleurs, pour les acquisitions futures du réseau, une évaluation des risques et des vulnérabilités climatiques, via ResiLens, est systématiquement réalisée dans les appels d’offres. De son côté, VINCI Autoroutes inscrit ses démarches dans le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) en cofinançant et en contribuant à l’étude de vulnérabilité du réseau routier national, couvrant l’intégralité du réseau dont VINCI est concessionnaire en France, et dont les résultats sont attendus en 2026. Cette étude met à jour l’étude de vulnérabilité réalisée en 2020. Sur ces bases, VINCI Autoroutes a mené en 2025 des études approfondies de vulnérabilité sur les premiers sites pilotes et prioritaires, soit plus de 100 km de sections identifiées par les précédentes études de priorisation (75 km sur l’A7 du réseau ASF, 20 km sur le réseau Escota, et quelques kilomètres sur le réseau Cofiroute). Enfin, VINCI Autoroutes a poursuivi l’identification des sections prioritaires pour lesquelles mener des études approfondies de vulnérabilité sur l’aléa crues inondations (plus de 300 km du réseau Escota, plus de 100 km du réseau Cofiroute et plus de 1 000 km du réseau ASF). Les études démarreront en 2026, conformément au PNACC.
Une fois ces premiers diagnostics réalisés, des plans d’adaptation aux risques climatiques sont élaborés pour les actifs identifiés comme prioritaires. En 2025, les concessions de VINCI ont convenu que l’ensemble des infrastructures à haut risque engagent la définition d’un plan d’adaptation d’ici fin 2026. Au 31 décembre 2025, 13 % des actifs à haut risque sont couverts par un plan d’adaptation validé. À ce jour, les aéroports de Londres Gatwick, d’Édimbourg, de Faro et d’Acapulco ont déjà engagé un plan d’adaptation. Le plan d’adaptation adopté par l’aéroport de Faro comprend, par exemple, des actions pour gérer le risque d’inondation, avec un suivi renforcé des précipitations et des protocoles d’inspection régulière des conduites d’eau en lien avec les parties prenantes. Il intègre également des mesures pour faire face à la sécheresse, comme la réutilisation des eaux usées traitées, ainsi que des solutions pour répondre aux températures élevées : ombrage des terminaux, prise en compte des vagues de chaleur dans la conception des futurs revêtements de pistes et des systèmes de climatisation-ventilation-chauffage, simulations thermiques des bâtiments et adaptation des horaires et équipements des travailleurs. Le plan définit des plans de sécurité à activer en cas de vents extrêmes, afin de garantir la continuité et la sûreté des opérations.
En 2025, à la suite de la publication du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), sept aéroports en France ont été identifiés par la Direction générale de l’aviation civile comme devant élaborer leur propre plan d’adaptation, parmi lesquels Lyon-Saint Exupéry, dont la finalisation du plan est prévue pour la fin de l’année. Pour soutenir ces engagements, une boîte à outils a été déployée en 2025 : elle comprend un catalogue de solutions, des sessions de formation, ainsi que des modèles de cahiers des charges pour les études d’exposition et de vulnérabilité, et les plans d’action.
Les Capex engagés en 2025 éligibles à la taxonomie européenne dans un objectif d’adaptation des concessions s’élèvent à 67 millions d’euros (contre 4 millions d’euros à fin 2024).
VINCI s’appuie sur des études prospectives et des travaux scientifiques sur l’adaptation pour renforcer la résilience de ses activités. Le Groupe peut compter sur Leonard, sa plateforme d’innovation, qui dispose d’un groupe de prospective dédié à l’adaptation depuis 2017, dans lequel les pôles et Resallience sont représentés. Au-delà de la sensibilisation des collaborateurs, ce groupe travaille sur les implications business de l’adaptation, notamment sur les modèles économiques, ou sur les questions d’assurance et plus généralement sur l’intégration de l’adaptation climatique aux stratégies des entités du Groupe.
Le lab recherche environnement VINCI-ParisTech, partenariat entre VINCI et trois écoles d’ingénieurs (Mines Paris-PSL, l’École nationale des ponts et chaussées et AgroParisTech), a soutenu, depuis 2008, 95 projets de doctorat et post-doctorat sur l’adaptation des bâtiments et infrastructures. Ces travaux portent notamment sur la modélisation du microclimat urbain, la projection des températures des bâtiments à l’horizon 2050 ou 2100 selon leur typologie, les îlots de chaleur urbains ou l’analyse du cycle de vie des quartiers.