Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

1.1.3 Bases de préparation du rapport de durabilité
1.1.3.1 Contexte de préparation

Les informations en matière de durabilité ont été établies dans le cadre des exigences légales et réglementaires consécutives à la transposition, en France, de la directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité des entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive, ou CSRD) . Ce deuxième exercice de mise en œuvre de la directive CSRD se caractérise par des incertitudes inhérentes à l’état des connaissances scientifiques ou économiques ainsi qu’à la qualité des données externes utilisées.

1.1.3.2 Précisions méthodologiques
Minimum Disclosure Requirements 

Le Groupe poursuit activement ses travaux sur les Minimum Disclosure Requirements (MDR) . Des objectifs et des horizons temporels ont été définis pour certaines actions clés et activités spécifiques. Toutefois, en raison de la diversité des activités du Groupe et de son organisation décentralisée, toutes les informations requises sur les politiques, actions, mesures ou objectifs ne peuvent pas être systématiquement communiquées de façon consolidée. Cette approche décentralisée reflète la volonté du Groupe de maintenir une stratégie flexible et évolutive, adaptée aux réalités opérationnelles de ses métiers et tenant compte des attentes de ses parties prenantes.

Précisions relatives à certains indicateurs sociaux et environnementaux

Les méthodologies utilisées pour certains indicateurs sociaux et environnementaux peuvent présenter des limites, du fait :

  • de la variation des définitions entre la France et l’international. Un travail d’harmonisation est mené en permanence ;
  • des particularités des lois sociales de certains pays ;
  • des changements de définition pouvant affecter leur comparabilité dans le temps ;
  • de la variation du périmètre d’activité d’une année sur l’autre ;
  • de la difficulté de récupérer des informations en cas de sous-traitance et/ou de société en participation avec des partenaires extérieurs ;
  • des modalités de collecte et de saisie de ces informations ;
  • du manque d’adaptation des référentiels existants aux activités de VINCI, notamment pour le travail de quantification du scope 3 (voir la Note méthodologique, paragraphe 5.4.3.3 : Émissions de gaz à effet de serre scope 3, page 290).

Concernant l’engagement de réduction des émissions directes de gaz à effet de serre, une « trajectoire initiale » sert de référence pour mesurer la performance du Groupe entre 2018 et 2030. Cette trajectoire initiale est comparée à la trajectoire réalisée du Groupe en année N. Chaque année, la baseline 2018 est retraitée des émissions liées aux acquisitions et cessions de la période (voir la Note méthodologique, paragraphe 5.2 : Variations de périmètre, page 288). Ainsi, les émissions de l’année 2018 sont retraitées des émissions cumulées liées aux variations de périmètre entre 2018 et l’année N, afin de suivre la trajectoire carbone du Groupe à périmètre comparable, conformément à son engagement SBTi (voir la Note méthodologique, paragraphe 5.4.3.2 : Trajectoire carbone, page 290).

Incertitudes et limites inhérentes relatives à certains indicateurs environnementaux

Le Groupe a identifié les leviers de réduction de ses émissions directes (scopes 1 et 2) ainsi que de ses émissions indirectes (scope 3), en associant des actions propres et des dynamiques externes liées à la décarbonation de sa chaîne de valeur. Les actions menées par VINCI visent à accélérer ces évolutions externes et à affirmer son rôle moteur dans la transition bas carbone. Concernant le scope 3, une grande part des réductions restera dépendante de facteurs exogènes, tels que l’électrification de la mobilité et la décarbonation des matériaux et équipements énergétiques des bâtiments (voir paragraphe 2.2.2.1 : Atténuation du changement climatique et énergie, Plan de transition, page 210).

Recours à des estimations

Dans le cadre du fast close, certaines entités ont estimé une partie des données environnementales sur un, deux ou trois mois de la fin de l’exercice 2025. Le Groupe met à disposition un guide recensant six méthodes pour l’estimation des données des derniers mois de l’année. Ce document, accessible sur son site intranet, permet à chaque entité de sélectionner la méthode la plus pertinente en fonction de ses spécificités.

Le Groupe a pu recourir à des extrapolations pour couvrir l’intégralité de son périmètre lorsque les données environnementales de certaines entités n’étaient pas disponibles, sous réserve que leur contribution représente moins de 5 % du chiffre d’affaires de la division à laquelle elles sont rattachées.

Certains indicateurs environnementaux incluent des données de la chaîne de valeur estimées à partir de sources indirectes. Les sources indirectes désignent les informations provenant de tiers ou issues d’estimations basées sur des modèles, des moyennes sectorielles, ou des données fournies par des partenaires de la chaîne de valeur. Le Groupe s’appuie notamment sur des estimations pour le calcul des émissions indirectes de gaz à effet de serre (scope 3) : pour l’estimation des données d’activité ou l’utilisation de ratios monétaires, et pour l’estimation de facteurs d’émission lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles. Au global, 53 % des émissions scope 3 sont issues de données physiques d’activité. L’incertitude globale des données scope 3 obtenues est estimée entre 20 et 30 % (voir la Note méthodologique, paragraphe 5.4.3.3 : Émissions de gaz à effet de serre scope 3, page 290). Des travaux de fiabilisation sont menés pour réduire le recours à des données estimées à partir de sources indirectes.

Dans le cadre de l’application de la taxonomie européenne, plusieurs recours à des estimations ont été nécessaires, comme détaillé dans la Note méthodologique, paragraphe 5.4.4.2 : Partis pris méthodologiques, page 291.

Éléments de progressivité

Dans le contexte rappelé en introduction, le Groupe a initié des travaux qu’il va poursuivre dans les années à venir. À titre d’illustration, concernant le salaire décent, le Groupe a lancé une démarche d’analyse et de diagnostic des niveaux de salaire de ses collaborateurs. Un état des lieux couvrant plus de 50 % de ses effectifs a été réalisé en 2025. Ce sujet fait l’objet d’un groupe de travail dédié sous l’égide du Groupe qui réunit les directeurs des ressources humaines des pôles. Les travaux seront poursuivis en 2026 en réitérant la collecte des salaires nominaux sur le périmètre actuel et en l’étendant à d’autres entités et pays.