Pour chacun des IRO pertinents pour le Groupe, chacun des éléments suivants a été analysé :
La suite des travaux s’est concentrée sur l’élaboration de la méthodologie de cotation des impacts (matérialité d’impact) et des risques et opportunités (matérialité financière). L’ensemble des IRO a été coté en brut, c’est-à-dire avant la mise en œuvre de mesures d’atténuation. Pour chacune des matérialités, deux axes d’évaluation des IRO ont été considérés : leur sévérité et leur probabilité d’occurrence.
Les échelles de cotation de la sévérité et de la probabilité d’occurrence s’étendent sur quatre niveaux établis à partir de cartographies existantes au sein du Groupe (cartographie des risques environnementaux, devoir de vigilance, cartographie des risques achats, procédure générale interne de gestion des risques, évaluations des enjeux droits humains dans le cadre du Guide VINCI des droits humains). Pour chaque impact, les trois paramètres précédemment cités ainsi que la probabilité d’occurrence ont été cotés sur une échelle allant de 1 à 4. La matérialité d’impact a ensuite été obtenue en multipliant le paramètre ayant atteint la note maximale, par la probabilité d’occurrence. Le résultat final de la matérialité d’impact est également une note sur 4.
Cette analyse repose sur un principe de cohérence globale avec la méthodologie d’analyse des risques Groupe. Pour chaque risque et opportunité, les trois paramètres précédemment cités ainsi que la probabilité d’occurrence ont été cotés, grâce à une note allant de 1 à 4. Il est à noter que l’échelle de la probabilité d’occurrence utilisée pour la matérialité financière est la même que celle utilisée pour la matérialité d’impact. La matérialité financière a ensuite été obtenue en multipliant le paramètre ayant atteint la note maximale par la probabilité d’occurrence. Le résultat final de la matérialité financière est également une note sur 4.
Les IRO ont été considérés comme matériels si la matérialité financière et/ou la matérialité d’impact dépasse le seuil de 1,5/4. La cotation a été réalisée par le comité d’experts internes présenté au paragraphe 1.1.2.1 : Consultation des parties prenantes, page 187. Les résultats de l’analyse de double matérialité ont été revus et discutés avec le Comité Exécutif, le Comité d’Audit et le Comité Stratégie et RSE, et plus largement au sein des directions fonctionnelles de VINCI SA, notamment au cours de plusieurs webinaires.
La sélection des indicateurs découle directement de la matérialité des IRO. Ces indicateurs répondent également aux exigences d’autres cadres réglementaires :
Les méthodologies de définition et de calcul des indicateurs environnementaux et sociaux sont détaillées dans la Note méthodologique, paragraphe 5.4 : Précisions méthodologiques, page 289.
VINCI utilise un guide de reporting environnemental et un guide de reporting social, appliqués de façon homogène sur l’ensemble du périmètre Groupe. Le reporting environnemental et social est intégré dans le même outil que le reporting financier, garantissant ainsi une approche centralisée et cohérente pour la plupart des indicateurs de performance.
Les directions de l’Environnement, de la Responsabilité sociétale et Éthique et Vigilance ont la responsabilité de la mise à jour des IRO, ainsi que de leur communication, en étroite collaboration avec les équipes financières.
Une revue de cohérence est effectuée annuellement pour s’assurer de l’alignement des IRO et des cotations de la matrice de double matérialité, au regard de l’évolution de l’activité et de la stratégie du Groupe ou des évènements significatifs susceptibles d’advenir, tels que :
La matrice de double matérialité est revue par le Comité d’Audit et est portée à la connaissance du Comité Exécutif du Groupe de façon annuelle.