Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernance

Pour chacun des IRO pertinents pour le Groupe, chacun des éléments suivants a été analysé :

  • les pôles principalement concernés (VINCI Airports et autres concessions, VINCI Autoroutes, VINCI Energies, Cobra IS, VINCI Construction et VINCI Immobilier) ;
  • le ou les maillons de la chaîne de valeur concernés pour chaque activité (opérations directes, amont, aval) ;
  • les horizons de temps (< 1 an, 1 à 5 ans, > 5 ans) conformément aux horizons temporels définis dans la CSRD ;
  • les principales parties prenantes affectées.
1.1.2.3 Méthodologie de cotation des matérialités d’impact et financière

La suite des travaux s’est concentrée sur l’élaboration de la méthodologie de cotation des impacts (matérialité d’impact) et des risques et opportunités (matérialité financière). L’ensemble des IRO a été coté en brut, c’est-à-dire avant la mise en œuvre de mesures d’atténuation. Pour chacune des matérialités, deux axes d’évaluation des IRO ont été considérés : leur sévérité et leur probabilité d’occurrence.

L’évaluation de la sévérité des impacts positifs et négatifs, réels et potentiels, repose sur trois paramètres :
  • gravité de l’impact ;
  • étendue de l’impact ;
  • caractère irrémédiable de l’impact (impact négatif uniquement).

Les échelles de cotation de la sévérité et de la probabilité d’occurrence s’étendent sur quatre niveaux établis à partir de cartographies existantes au sein du Groupe (cartographie des risques environnementaux, devoir de vigilance, cartographie des risques achats, procédure générale interne de gestion des risques, évaluations des enjeux droits humains dans le cadre du Guide VINCI des droits humains). Pour chaque impact, les trois paramètres précédemment cités ainsi que la probabilité d’occurrence ont été cotés sur une échelle allant de 1 à 4. La matérialité d’impact a ensuite été obtenue en multipliant le paramètre ayant atteint la note maximale, par la probabilité d’occurrence. Le résultat final de la matérialité d’impact est également une note sur 4.

L’évaluation de la sévérité des risques et opportunités, réels et potentiels, repose sur trois paramètres :
  • impact financier à partir de l’Ebitda consolidé du Groupe ;
  • réputation ;
  • juridique et conformité.

Cette analyse repose sur un principe de cohérence globale avec la méthodologie d’analyse des risques Groupe. Pour chaque risque et opportunité, les trois paramètres précédemment cités ainsi que la probabilité d’occurrence ont été cotés, grâce à une note allant de 1 à 4. Il est à noter que l’échelle de la probabilité d’occurrence utilisée pour la matérialité financière est la même que celle utilisée pour la matérialité d’impact. La matérialité financière a ensuite été obtenue en multipliant le paramètre ayant atteint la note maximale par la probabilité d’occurrence. Le résultat final de la matérialité financière est également une note sur 4.

Les IRO ont été considérés comme matériels si la matérialité financière et/ou la matérialité d’impact dépasse le seuil de 1,5/4. La cotation a été réalisée par le comité d’experts internes présenté au paragraphe 1.1.2.1 : Consultation des parties prenantes, page 187. Les résultats de l’analyse de double matérialité ont été revus et discutés avec le Comité Exécutif, le Comité d’Audit et le Comité Stratégie et RSE, et plus largement au sein des directions fonctionnelles de VINCI SA, notamment au cours de plusieurs webinaires.

1.1.2.4 Choix des indicateurs

La sélection des indicateurs découle directement de la matérialité des IRO. Ces indicateurs répondent également aux exigences d’autres cadres réglementaires :

  • les articles R. 225-104 et R. 225-105 du Code de commerce français ;
  • le règlement européen 2020/852 du 18 juin 2020 et ses actes délégués ;
  • les standards de la Global Reporting Initiative (GRI) ;
  • les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) et de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) (voir tableaux de correspondance, pages 453 et 454) ;
  • les recommandations du Sustainability Accounting Standards Board (SASB) (voir tableau de correspondance, page 455) ;
  • les indicateurs du bilan social tels que prévus par la législation française ;
  • les indicateurs spécifiques de la politique des ressources humaines du Groupe.

Les méthodologies de définition et de calcul des indicateurs environnementaux et sociaux sont détaillées dans la Note méthodologique, paragraphe 5.4 : Précisions méthodologiques, page 289.

VINCI utilise un guide de reporting environnemental et un guide de reporting social, appliqués de façon homogène sur l’ensemble du périmètre Groupe. Le reporting environnemental et social est intégré dans le même outil que le reporting financier, garantissant ainsi une approche centralisée et cohérente pour la plupart des indicateurs de performance.

1.1.2.5 Pilotage et revue des impacts, risques et opportunités par les instances de gouvernance

Les directions de l’Environnement, de la Responsabilité sociétale et Éthique et Vigilance ont la responsabilité de la mise à jour des IRO, ainsi que de leur communication, en étroite collaboration avec les équipes financières.

Une revue de cohérence est effectuée annuellement pour s’assurer de l’alignement des IRO et des cotations de la matrice de double matérialité, au regard de l’évolution de l’activité et de la stratégie du Groupe ou des évènements significatifs susceptibles d’advenir, tels que :

  •  acquisitions significatives, cessions, fermetures de filiales ayant un fort impact sur le modèle d’affaires et les activités de VINCI ;
  •  controverses significatives ou problèmes de conformité matériels ;
  •  évènements ayant un impact significatif sur le Groupe (par exemple, catastrophes naturelles, crise sanitaire, guerre, etc.) ;
  • changement significatif de modèle d’affaires ou de stratégie ;
  • modification des réglementations ;
  • changement dans les attentes des parties prenantes (évolutions des questionnaires des agences de notation, rapports d’ONG, prise de conscience de la société civile, etc.) ;
  • positionnement du secteur.

La matrice de double matérialité est revue par le Comité d’Audit et est portée à la connaissance du Comité Exécutif du Groupe de façon annuelle.