SERVICES À L’ÉNERGIE ET CONSTRUCTIONDans les métiers des services à l’énergie et de la construction, l’activité est réalisée pour le compte de nombreux clients, publics ou privés, dans une centaine de pays, à travers l’exécution de contrats de durée déterminée, pouvant aller de quelques semaines à plusieurs années. La mise en œuvre de ces contrats passe par une phase préalable d’études, suivie d’une phase de réalisation jusqu’à la réception de l’ouvrage puis d’une période de garantie.
Au travers de sa filiale Cobra IS, le groupe VINCI est devenu un acteur dans le domaine de la production d’énergie renouvelable, essentiellement d’origine photovoltaïque au Brésil, en Espagne et aux États-Unis. Cette nouvelle activité, dont l’impact financier reste encore non matériel à l’échelle du Groupe, est susceptible de générer des risques spécifiques.
| Identification du risque | Procédures de gestion du risque |
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En phase amont (avant la signature du contrat)
Conséquences possibles : Difficultés organisationnelles, techniques, contractuelles, logistiques, administratives et réglementaires dans la réalisation de l’objet du contrat, pouvant impacter les délais, les coûts, la trésorerie, la qualité, et la réputation du Groupe. |
En phase amont (avant la signature du contrat)
Conséquences possibles : Difficultés organisationnelles, techniques, contractuelles, logistiques, administratives et réglementaires dans la réalisation de l’objet du contrat, pouvant impacter les délais, les coûts, la trésorerie, la qualité, et la réputation du Groupe. Procédures de gestion du risque Analyse préalable conduite dans le cadre de réunions de sélection d’affaires.
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En phase aval (après la signature du contrat)
Conséquences possibles :
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En phase aval (après la signature du contrat)
Conséquences possibles :
Procédures de gestion du risque
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CONCESSIONSLes risques d’un contrat de concession, dont la durée peut varier de quelques années à plusieurs décennies, voire en pleine propriété, sont évalués avant la soumission, durant la phase d’études, généralement d’une durée beaucoup plus longue que dans les métiers des services à l’énergie et de la construction, et par le dialogue compétitif avec le donneur d’ordres.
Les principaux risques liés à l’exploitation d’ouvrages concédés portent sur l’évolution du trafic, le niveau et la collecte des péages et des redevances générales ou spécifiques aux infrastructures (autoroutières, aéroportuaires, etc.), les coûts d’exploitation, d’entretien et de réparation, ainsi que les évolutions réglementaires ou législatives en cours d’exécution du contrat.
Les augmentations tarifaires sont généralement déterminées par des formules contractuelles qui visent à compenser, au moins partiellement, le risque d’inflation.
Le trafic des concessions autoroutières est corrélé à l’activité économique et généralement affecté par l’évolution des prix des carburants et/ou par d’éventuelles pénuries. Le passé a montré que des évènements sociaux peuvent également perturber l’exploitation des concessions et occasionner des actes de vandalisme, comme ce fut le cas en France en 2018-2019 avec le mouvement des gilets jaunes et en 2024 et 2025 celui des agriculteurs qui ont bloqué une partie du réseau.
Dans les concessions aéroportuaires, le trafic peut être impacté par la situation macroéconomique, mais aussi par les phénomènes naturels ou météorologiques, ainsi que par les attentats ou menaces terroristes. Les tarifs sont fixés en fonction de la régulation applicable au contrat. Celle-ci peut ou non faire référence à une rémunération des capitaux investis.
Enfin, il faut rappeler qu’une crise sanitaire comme celle du Covid-19 peut également impacter de manière très significative le trafic des concessions d’infrastructures de transport, avec la mise en place de mesures de restriction des déplacements, tout comme une crise géopolitique majeure peut entraîner l’interdiction de vols vers et depuis des pays sous sanctions (cas actuel de la Russie) ou en guerre (Israël, Liban, Iran, etc.).
Pour toute infrastructure exploitée en concession, le coût de renouvellement des équipements, notamment des couches de roulement des autoroutes et des pistes d’aéroports, ainsi que le coût d’entretien des bâtiments doivent être provisionnés sur la base d’un plan prévisionnel de dépenses de gros entretien (voir note H.19.3 de l’Annexe aux comptes consolidés, pages 376 à 377).