Acteur majeur du recyclage urbain, VINCI Immobilier intervient principalement dans des zones déjà urbanisées ou artificialisées, en France et à l’étranger (Monaco et Pologne), sur les segments résidentiel (logements et résidences gérées), tertiaire (bureaux, hôtellerie, activités, tiers lieux) et sur des projets à échelle d’aménagement. Sur le marché français, il est le premier promoteur à s’être engagé, en janvier 2022, à atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette », et ce dès 2030.
Issue d’un projet de recyclage urbain mené avec Brownfields, cette deuxième résidence de coliving Bikube, située à Montpellier, a été livrée en mai 2025.
Implanté au coeur de l’opération d’aménagement Universeine, le campus Maxwell, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), réalisé en synergie avec VINCI Construction, a été livré au ministère de l’Intérieur fin 2025. Après avoir hébergé 5 800 athlètes durant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le site a accueilli ses premiers résidents.
Situé au sein de l’aéroport Marseille Provence, le projet Aequatio, à Marseille, est destiné à accueillir un campus « techtiaire » nouvelle génération.
L’activité a dégagé en 2025 un résultat net positif de 10 millions d’euros, fruit des efforts de restructuration et de repositionnement engagés par VINCI Immobilier au cours des deux dernières années.
Comme l’ensemble du secteur de la promotion immobilière, VINCI Immobilier a été confronté en France à une conjoncture difficile, marquée par un contexte économique et politique incertain, qui pèse à la fois sur la demande des particuliers et sur les décisions des investisseurs institutionnels. Le marché du logement est resté sous tension, d’autant que l’offre a été contrainte par l’approche des élections municipales de 2026 et la demande, fragilisée par des taux d’intérêt encore élevés, le durcissement du régime LMNP (loueurs en meublé non professionnels) et la fin du dispositif Pinel, auquel vient de se substituer le statut du bailleur privé. Dans l’immobilier d’entreprise, la hausse des taux de capitalisation, l’attentisme des investisseurs et la vacance locative hors quartiers centraux continuent de peser sur l’activité.
Le niveau désormais maîtrisé des coûts de construction et la stabilisation – voire la légère baisse – des prix du foncier offrent toutefois de nouvelles opportunités. Le prêt à taux zéro (PTZ) a entraîné un certain frémissement à l’achat de résidences principales pour les primo-accédants, l’un des principaux moteurs de l’activité avec les ventes en bloc aux bailleurs sociaux.
Dans ce contexte, le chiffre d’affaires a atteint 1,1 milliard d’euros en 2025 (quasiment stable par rapport à 2024), notamment grâce au bon niveau des ventes en bloc, à une meilleure dynamique sur les ventes de résidences principales aux primo-accédants et à la bonne tenue de l’activité à l’international. En France, l’offre In’Clusive, lancée par VINCI Immobilier en 2024 pour accompagner les bailleurs sociaux, a notamment trouvé son marché. Sur le plan environnemental, VINCI Immobilier vise l’objectif de « zéro artificialisation nette » pour l’ensemble de ses opérations de promotion immobilière en France dès 2030. En application de cette stratégie, 59 % de son chiffre d’affaires de 2025 ont été réalisés dans le cadre d’opérations de recyclage urbain, notamment d’interventions sur des fonciers en friche ou de réhabilitations de bâtiments obsolètes.
Immobilier résidentiel
En diminution de 7 % par rapport à 2024, les actes se sont établis à 4 509 lots, grâce aux ventes en bloc (+ 9 %) notamment auprès des bailleurs sociaux et institutionnels. De leur côté, les ventes en diffus ont enregistré une baisse de 23,8 %, ce qui reflète l'évolution du marché, marqué par le très net recul des investisseurs privés, partiellement compensé par le rebond des primo-accédants.
En 2025, 4 310 lots ont été lancés en travaux (+ 11,3 % par rapport à 2024), VINCI Immobilier s'efforçant de reconstituer son portefeuille foncier en respectant des critères de sélection stricts au regard des nouvelles conditions de marché.