Dans les infrastructures énergétiques, la division Grands projets a poursuivi la construction de réservoirs de gaz naturel liquéfié au Canada (d’une capacité de 225 000 m3), au Royaume-Uni (190 000 m3) et aux Pays-Bas (180 000 m3), et celle de la centrale électrique du Larivot (120 MW), en Guyane, qui pourvoira à 70 % des besoins en électricité de cette région française. La filiale HDI (canalisations sous obstacles naturels ou artificiels) s’est vu confier l’installation d’un pipeline de gaz et de réseaux de fibre optique au Brésil, et participe à deux projets d’interconnexion électrique en synergie avec VINCI Energies entre la France et l’Espagne, d’une part, et l’Écosse et l’Angleterre, d’autre part. Geocean (infrastructures maritimes pour les industries de l’énergie et de l’eau) a enregistré une forte croissance en valorisant, notamment, ses solutions innovantes en matière de climatisation à l’eau de mer (SWAC) et d’énergie marine renouvelable. VINCI Construction GeoInfrastructure a remporté pour sa part un contrat d’enfouissement de lignes électriques en courant continu dans le cadre du projet SuedOstLink, en Allemagne.
Dans ce domaine où les expertises de niche de VINCI Construction sont mondialement reconnues, l’activité, répartie sur une centaine de pays, a progressé de 4,3 % à 4,8 milliards d’euros.
Soletanche Bachy (46 % du chiffre d’affaires) a stabilisé son activité à un niveau élevé après plusieurs années de forte croissance, et a conservé un carnet de commandes bien garni, grâce notamment au Grand Paris Express (ligne 15 Est-Nord) en France, à plusieurs projets à Hong Kong et à des chantiers portuaires en Amérique latine.
Ses expertises en matière de fondations et de technologies du sol ont été mises en œuvre sur une grande diversité de projets. Dans les infrastructures de mobilité : la ligne à grande vitesse HS2 au Royaume-Uni (plus de 200 ouvrages réalisés sur une période de cinq années) ; la mise en souterrain de la traversée ferroviaire de la ville de Łódź, en Pologne ; la première ligne de métro de Bogotá, l’un des plus importants projets ferroviaires en Colombie ; l’extension du métro de Toulouse (Haute-Garonne), et de nombreux projets en cours à Singapour et à Lima, au Pérou, notamment. Dans les travaux portuaires et maritimes, réalisés sous la marque ForSHORE : le quai d’un nouveau terminal spécialisé dans le port de Veracruz, au Mexique ; une jetée et deux quais sur l’île de Grand Bahama. Dans les infrastructures hydrauliques et énergétiques : aux États-Unis, la réhabilitation du barrage de Red Bluff (scellement des fondations par injection jusqu’à une profondeur de 60 m), au Texas ; au Canada, la rénovation de la centrale hydroélectrique de Nairn Falls (construction d’un batardeau et d’un chevalet en amont) ; en France, le nouveau bassin de retenue des eaux pluviales de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), et la nouvelle liaison électrique INELFE entre la France et l’Espagne (construction de quatre atterrages, avec trois puits et quatre microtunnels, en synergie avec VINCI Energies et la division Génie civil France). Enfin, dans les projets de bâtiments industriels et résidentiels : les fondations de l’usine de conversion et stockage d’énergie par batteries de Thurrock (Essex), au Royaume-Uni ; le complexe de logements Yip On dans la baie de Kowloon, à Hong Kong ; les travaux de déconstruction, terrassement et soutènement associés au nouvel ensemble immobilier Bel Air, construit à flanc de montagne, à Monaco.
Menard (17 % du chiffre d’affaires), spécialiste de la reconnaissance, de l’amélioration et de la dépollution des sols, a réalisé une année particulièrement dynamique, avec une croissance de 20 %. L’activité d’amélioration des sols a été très soutenue en Amérique du Nord, en Australie et dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne et Royaume-Uni, notamment). Elle a été portée par de nombreux projets de bâtiments tels que le programme Paragon en Californie et d’infrastructures (port de Gênes en Italie, barrage d’Eraring en Australie, terminal LNG Woodfibre au Canada). L’activité de reconnaissance des sols, exercée sous la marque ConeTec, a été renforcée par l’acquisition de la société Geotech Drilling Services Ltd, dans l’Ouest canadien. Dans le secteur de la dépollution des sols (marque Remea), l’activité a progressé en France et au Royaume-Uni, où deux nouvelles plateformes de traitement des terres polluées ont ouvert en 2024.
Terre Armée (7 % du chiffre d’affaires) a poursuivi sa croissance, portée par une activité soutenue aux États-Unis et en Asie. Spécialiste de l’interaction sol-structure (remblais renforcés, murs de soutènement et voûtes préfabriquées), l’entreprise a poursuivi le renforcement de son outil industriel en créant notamment une usine de fabrication de produits drainants en Inde. Elle a participé à une grande diversité de chantiers, parmi lesquels la modernisation des autoroutes I-95 (Maryland) et I-35E (Texas) aux États-Unis ; le pont international Gordie-Howe au Canada (Ontario), à la frontière entre les États-Unis et le Canada (murs de soutènement Terre Armée) ; le projet de mine South32 en Australie (réalisation de la plus grande arche en béton préfabriqué de l’hémisphère sud) ; la gare de triage d’une liaison ferroviaire dans l’État de Jammu-et-Cachemire, en Inde ; la centrale géothermique (unité 2) de Lumut Balai, en Indonésie (stabilisation et protection des pentes du site).
Freyssinet (19 % du chiffre d’affaires), spécialiste des structures, a réalisé un chiffre d’affaires stable. L’activité a été soutenue au Royaume-Uni, en Europe centrale et du nord, au Mexique, en Argentine, en Australie et en Asie, ainsi que dans le domaine des grands projets, compensant un certain tassement en France. Freyssinet est intervenu majoritairement sur des projets de réparation d’ouvrages tels que, en France, la rénovation de la tour Perret à Grenoble, en Isère (avec les équipes de la division Bâtiment France), et du pont de Sully à Paris ; au Mexique, le renforcement des structures de la ligne 2 du métro de Monterrey ; au Laos, la réparation à l’aide de béton bas carbone du siphon d’un barrage hydroélectrique sur la rivière Nam Ngum ; et en Italie, dans le cadre des campagnes de renforcement sismique des infrastructures critiques, l’installation d’isolateurs à fort amortissement dans les fondations de deux lycées à Potenza, dans la région de Basilicate. Concernant la construction neuve, les principaux chantiers ont porté sur les centrales nucléaires de Hinkley Point (HPC) au Royaume-Uni et de Rooppur au Bangladesh (systèmes de précontrainte des bâtiments des réacteurs); en Australie, le projet Sydney Gateway près de l’aéroport de la ville (construction et poussage d’un pont métallique au-dessus d’un canal) ; au Mexique, un viaduc de 3,4 km pour le réseau ferroviaire Tren Maya à Playa del Carmen (préfabrication et montage des poutres et têtes de pile), et un pont à haubans sur la ligne interurbaine Mexico-Toluca. Par ailleurs, une solution avancée de géomembrane d’étanchéité destinée à protéger les structures critiques des infiltrations d’eau et des mouvements sismiques (marque Carpi) a été mise en œuvre au Canada pour la construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière de la Paix, dans le cadre du projet d’énergie propre Site C.
+de 200 ouvrages réalisés par Soletanche Bachy pour le projet HS2 au Royaume-Uni.