VINCI Airports s’est fixé pour objectif d’atteindre le « zéro émission nette » sur son périmètre direct (scopes 1 et 2) d’ici 2030 pour ses aéroports de l’Union européenne et pour ceux de Londres Gatwick et d’Édimbourg, et d’ici 2050 dans le reste du monde. Dans le cadre de cette priorité stratégique, tous les aéroports du réseau adhèrent au programme Airport Carbon Accreditation (ACA) de l’ACI, afin de guider et certifier de manière indépendante leurs progrès dans la réduction de leur empreinte carbone. Fin 2024, plus de 60 d’entre eux avaient obtenu une accréditation ACA, dont quatre au niveau 5, le plus élevé, qui certifie qu’un aéroport a atteint et maintient un bilan carbone net zéro sur son périmètre d’activité et a mis en place en parallèle un plan d’action avec ses parties prenantes. Toulon Hyères, le premier aéroport en France à avoir atteint ce niveau, a été récompensé en recevant le prix Eco-Innovation de l’ACI. Fin 2024, les pro-grammes mis en œuvre sur chaque plateforme avaient déjà permis à VINCI Airports de réduire ses émissions directes de 53 % par rapport à 2018.
Ces programmes englobent un ensemble d’initiatives qui portent principalement sur l’efficacité énergétique, la rénovation thermique des bâtiments, l’électrification des véhicules de service et le déploiement de centrales solaires sur l’emprise foncière des aéroports, pour lesquelles VINCI Airports s’appuie sur l’expertise de sa filiale spécialisée Sun-Mind (lire aussi p.72). Fin 2024, les 39 centrales en opération sur l’ensemble des plateformes du réseau représentaient une puissance cumulée de 72,3 MW. Ces installations, en plus d’alimenter directement les infrastructures aéroportuaires, réinjectent l’électricité excédentaire dans le réseau en contribuant à la transition énergétique des territoires. À Lyon-Saint Exupéry, par exemple, deux importantes centrales sont en cours de construction en ombrières de parkings, l’une en autoconsommation (parking P4, 4 ha), l’autre sur un parking de 5 800 places (P5, 14 ha) qui produira 24 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 9 000 habitants des communes riveraines. En parallèle, l’aéroport a lancé en 2024, en partenariat avec TotalEnergies, un programme d’installation de 800 points de recharge pour véhicules électriques répartis sur l’ensemble de ses parkings et alimentés en électricité renouvelable, à destination des passagers, des personnels de la plateforme et des riverains.
La stratégie environnementale de VINCI Airports vise également à réduire ses émissions indirectes en accompagnant ses partenaires dans leurs efforts de décarbonation, au travers d’initiatives telles que l’écomodulation des redevances d’atterrissage en fonction des émissions des avions, la distribution de carburants durables d’aviation (SAF), disponibles en 2024 sur trois aéroports français (Clermont-Ferrand, Toulon Hyères et Saint-Nazaire Montoir), et l’électrification des opérations au sol pour les avions. Ainsi, VINCI Airports a lancé sur la plateforme de Nantes Atlantique, avec le soutien de l’Union européenne, la construction de 12 postes électriques sur le tarmac, qui éviteront que les avions n’utilisent leurs moteurs thermiques auxiliaires.
À plus long terme, VINCI Airports collabore avec les acteurs industriels de son secteur pour développer l’usage de l’hydrogène décarboné dans l’aviation. Un partenariat associant Airbus et les aéroports Londres Gatwick, Lyon-Saint Exupéry, ainsi que ceux du Kansai a été lancé en 2024 en vue de créer des hubs couvrant la chaîne d’approvisionnement, de stockage et de ravitaillement des avions en hydrogène liquide. VINCI Airports participe également, aux côtés d’Airbus, au projet européen GOLIAT, afin d’élaborer des infrastructures-tests de distribution d’hydrogène liquide, qui pourraient être expérimentées dès 2027 à Lyon-Saint Exupéry.
Les ombrières en cours d’installation sur les parkings de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry alimenteront, entre autres, les bornes de recharge pour véhicules électriques.