Document d'enregistrement universel 2024

Informations générales et éléments financiers

17.3 Tests de perte de valeur des immobilisations corporelles et incorporelles

Principes comptables

Les immobilisations corporelles et incorporelles font l’objet de tests de perte de valeur lorsque des indices de dépréciation surviennent. Pour les immobilisations incorporelles à durée de vie indéfinie et les immobilisations en cours, un test est réalisé au minimum une fois par an ou dès lors qu’un indice de perte de valeur apparaît.

Les actifs soumis aux tests de perte de valeur sont regroupés au sein d’unités génératrices de trésorerie (UGT) correspondant à des ensembles homogènes d’actifs dont l’utilisation génère des flux d’entrée de trésorerie identifiables.

Conformément à la norme IAS 36, les critères retenus pour apprécier les indices de perte de valeur sont indifféremment des critères externes (ex. : évolution significative des données de marché…) ou internes (ex. : diminution significative du chiffre d’affaires…).

Au 31 décembre 2024, la valeur nette des autres immobilisations incorporelles s’élève à 11 403 millions d’euros. Elles comprennent les droits d’exploitation des aéroports Londres Gatwick et d’Édimbourg pour respectivement 6 669 millions d’euros et 3 532 millions d’euros. Ces droits d’exploitation étant assimilés à des licences perpétuelles, ils ne sont pas amortis et font l’objet d’un test de perte de valeur une fois par an.

Au 31 décembre 2024, le test a été effectué pour le droit d’exploitation de l’aéroport Londres Gatwick sur la base des hypothèses suivantes :

  • les projections de flux de trésorerie sont établies sur une durée de trente années, à l’issue desquelles, il est déterminé une valeur terminale sur la base de la capitalisation à l’infini du flux de trésorerie projeté de la dernière année, ramenée ensuite en valeur actuelle ;
  • le taux d’actualisation avant impôt retenu ressort à 9,1 %.

Au 31 décembre 2024, la valeur recouvrable de ce droit d’opérer, déterminée selon les hypothèses ci-dessus, est supérieure à sa valeur nette comptable. Il ressort des calculs de sensibilité qu’une hausse de 50 points de base du taux d’actualisation ou une baisse des cash-flows d’exploitation prévisionnels de 5 % se traduiraient par une baisse de la valeur d’utilité de respectivement 1,8 et 0,7 milliard d’euros. Dans ces scénarios, la valeur d’utilité resterait supérieure à la valeur nette comptable du droit d’exploitation.

La valeur provisoire du droit d’opérer de l’aéroport d’Édimbourg, telle que définie à travers l’exercice d’allocation du prix d’acquisition n’est pas remise en cause. Les hypothèses de flux de trésorerie utilisées dans le business plan d’acquisition seront revues, le cas échéant, au cours de l’exercice 2025.

18. Actifs financiers évalués au coût amorti

Principes comptables

Les actifs financiers évalués au coût amorti sont principalement constitués des prêts et créances. Lors de leur comptabilisation initiale, les prêts et créances sont comptabilisés à leur juste valeur diminuée des coûts de transaction directement attribuables.

Dès l’origine, le Groupe enregistre une dépréciation de ses prêts et créances liée au risque de non-recouvrement de ces derniers, conformément à IFRS 9 « Instruments financiers ».

À chaque date de clôture, ces actifs sont évalués au coût amorti en appliquant la méthode dite du taux d’intérêt effectif et le Groupe procède à une analyse de l’évolution du risque de crédit afin de déterminer si de nouvelles dépréciations doivent être reconnues.

Si une augmentation du risque de crédit est constatée, une dépréciation supplémentaire prenant en compte ce risque sur la durée de vie de l’actif est comptabilisée en résultat.

Les prêts et créances évalués au coût amorti comprennent principalement des créances rattachées à des participations dont des avances d’actionnaires aux filiales gérant des projets en concession ou partenariat public-privé pour 968 millions d’euros (842 millions d’euros au 31 décembre 2023). Ils sont présentés à l’actif du bilan consolidé, dans le poste « Autres actifs financiers non courants » (pour la part à plus d’un an). La part à moins d’un an des prêts et créances est classée en « Autres actifs financiers courants » pour un montant de 68 millions d’euros au 31 décembre 2024 (54 millions d’euros au 31 décembre 2023).

L’évolution des prêts et créances au coût amorti ainsi que leur ventilation par échéance s’analysent comme suit :

(en millions d’euros) 2024 2023
Début de période Début de période

2024

1 273
Début de période

2023

1 245
Acquisitions de la période

Acquisitions de la période

2024

427

Acquisitions de la période

2023

341

Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises

Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises

2024

3

Acquisitions par voie de regroupement d’entreprises

2023

3

Pertes de valeur

Pertes de valeur

2024

(25)

Pertes de valeur

2023

(1)

Sorties de la période

Sorties de la période

2024

(124)

Sorties de la période

2023

(91)

Autres mouvements et écarts de conversion

Autres mouvements et écarts de conversion

2024

(116)

Autres mouvements et écarts de conversion

2023

(223)

Fin de période Fin de période

2024

1 439
Fin de période

2023

1 273
dont : dont :

2024

 

dont :

2023

 

de 1 à 5 ans de 1 à 5 ans

2024

657
de 1 à 5 ans

2023

482
> 5 ans > 5 ans

2024

782
> 5 ans

2023

791