Les justes valeurs sont hiérarchisées selon trois niveaux :
Évaluation des engagements de retraite
Le Groupe participe à des régimes de retraite à cotisations et à prestations définies. Pour les régimes à prestations définies, les engagements sont calculés selon la méthode actuarielle des unités de crédit projetées reposant sur des hypothèses telles que le taux d’actualisation, les augmentations futures de salaires, le taux de rotation du personnel, les tables de mortalité et le taux de croissance des dépenses de santé. Ces engagements sont susceptibles d’évoluer en cas de changement d’hypothèses, la plupart étant mises à jour annuellement. Les hypothèses retenues et leurs modalités de détermination sont détaillées en note K.29 : Provisions pour avantages du personnel. Le Groupe estime que les hypothèses actuarielles retenues sont appropriées et justifiées dans les conditions actuelles.
Valorisation des paiements en actions
Le Groupe comptabilise une charge de paiements en actions relative à l’attribution à ses salariés ou certains de ses salariés, de plans d’attribution d’actions de performance et de plans d’épargne Groupe. Cette charge est évaluée sur le fondement de calculs actuariels. Les principales hypothèses actuarielles (volatilité, rendement de l’action) retenues par le Groupe sont décrites par plan en note K.30 : Paiements en actions.
Risques climatiques
Le Groupe prend en compte, au mieux de sa connaissance, les risques climatiques dans ses hypothèses de clôture et intègre leur impact potentiel dans les états financiers. Le processus mis en place est décrit dans la note A.3 : Dispositions spécifiques.
Le Groupe est engagé sur un plan de transition climatique compatible avec l’Accord de Paris, dont l’objectif est de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de + 2 °C » d’ici à la fin du siècle. Le Groupe vise ainsi :
Face aux défis croissants du changement climatique et à une pression renforcée des régulateurs et de la société pour des pratiques durables, VINCI a identifié trois risques environnementaux majeurs : les risques physiques liés aux impacts du changement climatique, les risques de transition associés à des évolutions réglementaires plus strictes, et les risques d’augmentation des coûts de l’énergie qui en résultent.
Les risques physiques sont la plupart du temps couverts par des polices d’assurance de type « Dommages » ou appréhendés dans les estimations de marges à fin d’affaire. De façon générale, lors de la survenance de sinistres, les impacts négatifs (partie non couverte du risque) sont comptabilisés en charges de la période considérée et le cas échéant pris en compte dans la marge à terminaison des contrats de construction.
Certains risques physiques peuvent également se traduire par des opportunités ou un accroissement de l’activité, certaines filiales étant spécialisées dans la remise en état de sites et/ou d’infrastructures endommagés à l’occasion d’évènements climatiques majeurs, tels que les ouragans, tempêtes, inondations, ou la prévention de ces risques.
Les principaux risques de transition liés à l’évolution des marchés sur lesquels VINCI est positionné ont également été revus au mieux de notre connaissance. La capacité du Groupe à s’y adapter suffisamment rapidement pourrait conditionner l’obtention de nouveaux contrats.
Les risques liés à l’augmentation des coûts de l’énergie à court terme sont intégrés dans les flux. À plus long terme, le Groupe travaille à renforcer la sobriété énergétique de ses bâtiments et infrastructures tout en décarbonant son mix énergétique, notamment en développant l’autoconsommation.
D’autre part, certaines évolutions de marché attendues comme l’accélération de la rénovation énergétique ou le développement des mobilités bas carbone sont également des opportunités pour le Groupe. Celles-ci sont présentées au sein du Rapport de durabilité.
Enfin, VINCI incorpore, dans son processus de croissance externe, une revue des risques environnementaux qui est présentée lors des comités des risques statuant sur les projets d’acquisition.