La gestion des enjeux environnementaux de VINCI est portée au plus haut niveau de responsabilité par le comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration de VINCI, qui veille à leur intégration dans la stratégie du Groupe (voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 1.2.1 : La gouvernance ESG, page 191). En 2019, la prise de conscience de l’urgence climatique et environnementale s’est accélérée, se traduisant par la définition d’une nouvelle ambition environnementale, sur la période 2020-2030, associant l’ensemble des entités de VINCI. Elle se décline selon trois axes, correspondant aux principaux enjeux des activités du Groupe : le changement climatique, l’économie circulaire et la préservation des milieux naturels. La direction de l’Environnement anime son déploiement au sein des différentes entités et reporte deux fois par an au comité Exécutif et trois fois par an au comité d’entreprise européen. Elle anime mensuellement les comités environnement, composés des directeurs et responsables environnement des pôles, et le réseau environnement, qui comprend plus de 800 correspondants.
Le 6 novembre 2020, Xavier Huillard, président-directeur général de VINCI, et Roberto Migliardi, secrétaire du comité d’entreprise européen du Groupe, ont signé les lignes directrices environnementales de VINCI (https://www.vinci.com/publi/manifeste/dir-env-2020-11-fr.pdf). Cette déclaration constitue un cadre de référence dont la vocation est de limiter les risques et l’impact des activités du Groupe sur l’environnement. Elle s’applique à toutes les entreprises du Groupe, et l’ensemble des filiales ont la responsabilité de garantir que des actions adaptées sont également mises en œuvre par les sous-traitants et cotraitants tout au long de la réalisation des projets.
La démarche de vigilance en matière environnementale est structurée par la direction de l’Environnement du Groupe, qui s’appuie sur les ambitions environnementales communes aux pôles et aux entités de VINCI pour les trois axes prioritaires. L’ambition environnementale de VINCI étend les actions de maîtrise des risques menées par les entreprises du Groupe au-delà des obligations réglementaires des pays dans lesquels elles opèrent.
En matière d’environnement, les risques à identifier et à prévenir sont, par nature, très liés au contexte géographique des entreprises et de leurs activités, ainsi qu’à la sensibilité des milieux environnants. Ainsi, la démarche environnementale du Groupe fait l’objet de déclinaisons opérationnelles au sein des pôles. Chaque pôle a sa feuille de route tenant compte des spécificités de ses activités et de ses territoires, avec un objectif d’amélioration continue. Les chefs d’entreprise et dirigeants de filiales sont chargés d’assurer la conformité réglementaire et le déploiement des procédures de prévention des risques dans leur périmètre opérationnel en fonction de leurs activités et enjeux propres. Ils sont accompagnés par les correspondants du réseau environnement, qui agissent en qualité d’experts environnementaux (voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 1.3 : Pilotage des risques ESG et du contrôle interne, page 192).
Conformément à la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), VINCI a élaboré en 2024 une cartographie de ses risques environnementaux fondée sur l’analyse de double matérialité. Les modalités de cette analyse sont détaillées dans le paragraphe 1.1.2 du Rapport de durabilité : Analyse de double matérialité (page 188). Les principaux impacts, risques et opportunités identifiés à l’issue de cette démarche sont exposés au chapitre 2 du Rapport de durabilité, consacré à l’environnement.
Il existe au sein du Groupe différents dispositifs d’évaluation qui répondent à la fois aux exigences de réglementation, à celles des parties prenantes ainsi qu’à la démarche interne à l’entreprise. Les lignes directrices environnementales citées plus haut ont défini l’identification et l’analyse des risques comme principe premier.
Dispositifs de certification environnementale
L’établissement de systèmes de management environnemental, et leur certification ISO 14001, constitue le dispositif d’évaluation le plus répandu au sein des entités du Groupe. Ils garantissent un niveau de prévention et de maîtrise des risques robuste grâce aux audits externes annuels. Les taux de couverture des activités du Groupe par la certification ISO 14001 sont calculés en fonction du chiffre d’affaires ou autre périmètre pertinent, selon les pôles. La certification ISO 14001 recouvre 67 % du CA de VINCI en 2024 (voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 1.3.2 : Gestion des risques et du contrôle interne ESG, page 192).
Dispositifs de contrôles par des tiers
Les activités menées par le Groupe et ses sous-traitants font régulièrement l’objet de revues par des organismes externes :
Lorsque des non-conformités sont identifiées du fait de ces audits ou dispositifs de surveillance, il revient aux entreprises responsables de les expliquer et de les corriger dans les meilleurs délais.
Dispositifs de contrôles internes
Les principaux impacts, risques et opportunités ESG font l’objet d’un examen et d’une validation annuels par le comité Exécutif et le Conseil d’administration du Groupe, notamment dans le cadre des travaux du comité d’Audit (voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 1.3.2 : Gestion des risques et du contrôle interne ESG, page 192). Dans le cadre de l’organisation décentralisée de VINCI, la direction de l’Environnement veille à l’application des règles et procédures environnementales du Groupe et offre un appui technique aux différents pôles, tout en respectant leur autonomie dans les décisions opérationnelles. Des visites de contrôle et des audits réguliers sont réalisés par les correspondants environnement des pôles et des divisions, en interne et auprès des sous-traitants. Les entreprises du Groupe mesurent l’empreinte environnementale de leurs projets et activités et font état des ressources internes et externes mobilisées pour la protection de l’environnement.