Ce document-cadre, disponible sur le site Internet de VINCI, a été validé par le comité Exécutif du Groupe en avril 2017, après consultation du comité d’entreprise européen, qui a approuvé la démarche engagée. Le déploiement de la politique droits humains fait aussi l’objet d’une présentation annuelle au comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration et de discussions avec le comité d’entreprise européen.
Il a été largement diffusé auprès des collaborateurs et présenté à tous les comités de direction des pôles et divisions du Groupe. Les actions de sensibilisation sont poursuivies en continu. D’après les résultats de l’enquête 2024 du contrôle interne de VINCI, à fin septembre 2024, 99 % des entités interrogées avaient communiqué sur le Guide auprès de leurs collaborateurs. Afin de faciliter l’appropriation et la diffusion des lignes directrices, le Guide a été traduit en 25 langues, couvrant ainsi plus de 98 % des collaborateurs du Groupe d’après les langues officielles des pays d’implantation.
99 % des entités interrogées dans le cadre de l’enquête du contrôle interne ont diffusé le Guide VINCI des droits humains
Portée par les instances dirigeantes, la démarche droits humains est pilotée par la directrice des ressources humaines du Groupe, membre du comité Exécutif de VINCI, et relayée par le comité de pilotage Droits humains, qui constitue un lieu de décision, d’échanges et de partage privilégié entre les pôles et les divisions du Groupe. Chacun de ses membres est porteur de la démarche auprès de son comité de direction et est chargé de la diffuser et de la déployer au sein de son périmètre. À chaque comité de pilotage, un point sur l’état d’avancement du volet droits humains du plan de vigilance est réalisé. Au niveau opérationnel, le dispositif repose ainsi en premier lieu sur la mobilisation de l’ensemble de la filière ressources humaines ainsi que sur celle des managers opérationnels, interlocuteurs clés dans l’organisation du Groupe, garants de ses engagements au niveau des entreprises et des projets.
Enfin, la démarche est animée en continu par la direction de la Responsabilité sociétale du Groupe, rattachée à la direction des Ressources humaines. Cette direction met son expertise au service des pôles et des divisions dans l’intégration de la démarche et son déploiement, développe les outils de cartographie et d’évaluation des risques, réalise des évaluations des filiales, effectue une veille sur les évolutions réglementaires liées à la vigilance et aux droits humains, mène des actions de sensibilisation et de formation auprès des comités de direction et des collaborateurs, et assure le lien avec les autres directions, qu’il s’agisse des Achats, du Contrôle interne, de l’Éthique et de la Vigilance, de l’Environnement, de la Sûreté, de la coordination Santé-sécurité, des Affaires sociales, etc. L’équipe est en contact régulier avec les parties prenantes externes (société civile, investisseurs, institutions, etc.) pour travailler sur les enjeux identifiés, répondre à leurs interrogations et apporter des précisions sur les actions déployées dans le Groupe.
Une analyse des enjeux au niveau des pays
L’analyse des contextes par pays est déterminante pour identifier et prioriser les risques en matière de droits humains auxquels les entités du Groupe peuvent être confrontées et sur lesquels elles doivent exercer leur vigilance. Ce deuxième niveau d’analyse, dans un contexte opérationnel et pour un métier donné, permet de hiérarchiser les enjeux qui ont été identifiés pour l’ensemble du Groupe au niveau global. Les risques à adresser sont ainsi mieux ciblés, permettant de mener des actions de prévention adaptées.
Ces analyses pays s’appuient sur des rapports produits par les administrations publiques, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales, le monde académique, les syndicats, les médias, etc., et comprennent également des éléments concernant les cadres juridiques et institutionnels. Des données sectorielles sont aussi systématiquement recherchées et intégrées à l’étude dès lors qu’elles sont disponibles. Ces analyses, alimentées par les échanges avec les équipes et par les remontées du terrain, constituent un élément fondamental dans le cadre de l’évaluation de la situation des filiales. C’est également un outil essentiel de sensibilisation des équipes et des collaborateurs du Groupe aux risques face auxquels ils doivent exercer une vigilance accrue dans leurs opérations, y compris dans leurs relations contractuelles et partenariales, ou lors des phases amont d’identification des projets ou acquisitions ou de préparation des offres.
L’analyse des risques droits humains au niveau des pays, notamment :
(*) La feuille de route 2024 a été définie sur la base des données au 31 décembre 2023.
Des actions de formation et de sensibilisation auprès des collaborateurs et des managers
Le Groupe considère qu’en matière de droits humains la dimension managériale à tous les niveaux hiérarchiques est décisive, et il met l’accent sur les actions de sensibilisation et de formation des managers et des collaborateurs. L’objectif est de développer une culture de la prévention dans ce domaine, à l’instar de ce qui a été réalisé dans celui de la sécurité, et de donner aux opérationnels des outils pour être en capacité d’identifier les risques et de les traiter le plus en amont possible.
L’équipe de la direction de la Responsabilité sociétale sensibilise et forme de manière continue de nombreux comités de direction au sein des différents pôles, divisions et entreprises du Groupe ainsi que les collaborateurs du Groupe issus de différentes filières (RH, développement, affaires sociales, etc.). Ces sessions sont l’occasion de rendre compte des actions menées, de présenter et d’expliquer les enjeux droits humains pour le Groupe, mais aussi d’approfondir des problématiques spécifiques telles que le travail forcé, le socle de protection sociale, le salaire décent, ou encore les enjeux plus particuliers à certaines zones géographiques. Lors de ces sessions, il s’agit également de former les collaborateurs aux différentes méthodologies et aux outils de déploiement mis à la disposition des opérations pour renforcer les dispositifs de prévention des risques.