Face au constat d’une recrudescence des heurts de véhicules en intervention, VINCI Autoroutes a renforcé son plan d’action pour prévenir la survenue de ces accidents. D’abord avec la refonte des processus de formation des agents d’intervention ; ensuite, par l’évolution des procédures d’intervention en lien avec les services de l’État et par le déploiement de solutions technologiques telles que des dispositifs vidéo ou des systèmes de prévention des collisions reposant sur l’intelligence artificielle ; enfin, avec des actions de communication fortes pour sensibiliser le grand public (expositions itinérantes, clips de sensibilisation).
Favoriser le dialogue avec les collaborateurs et leurs représentants
Dans le prolongement de la déclaration commune du Groupe, les politiques de prévention des pôles et divisions réaffirment l’importance de la participation des collaborateurs et de leurs représentants pour bâtir une culture de la sécurité. La consultation et la communication sont déterminantes pour permettre l’appropriation et l’adhésion à tous les niveaux. Les pôles et divisions présentent régulièrement les actions en cours et leur bilan auprès de leurs instances représentatives respectives. Ce dialogue social se concrétise également par la négociation et la conclusion d’accords spécifiques avec les partenaires sociaux.
En 2024, 22 accords en matière de santé-sécurité ou de prévention ont été signés au sein des entreprises du Groupe. De même, en France, à la suite des recommandations du comité de groupe, les entreprises de VINCI sont encouragées à mettre en place une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) dès lors qu’elles comptent plus de 50 salariés, bien en dessous du seuil d’obligation légale. Il est également recommandé aux entreprises, quelle que soit leur taille, de tenir une réunion régulière du comité social et économique (CSE) et de vérifier à chaque réunion les progrès de l’organisation à travers le suivi des indicateurs. Hors de France, certaines divisions ou entreprises ont mis en place des comités santé-sécurité associant des représentants des travailleurs, y compris lorsque la loi ne le prévoit pas. Au plus près du terrain, ces comités sont appelés à contribuer à la réflexion sur les axes de progrès et à suivre et évaluer les mesures en place sur les sites et les besoins d’ajustement.
1 945 comités santé-sécurité et conditions de travail au sein du Groupe en 2024
Par ailleurs, afin de renforcer l’implication des représentants du personnel et de leur permettre d’exercer efficacement leurs missions en matière de santé-sécurité et de conditions de travail, des formations spécifiques sont mises en place dans différentes entités du Groupe. Ces formations peuvent se dérouler en mobilisant le réseau interne des responsables santé-sécurité, ou via les syndicats ou des organismes tels que l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) en France.
Au niveau du Groupe, la santé et la sécurité sont des sujets majeurs et incontournables du dialogue entretenu tant avec le comité de groupe qu’avec le comité d’entreprise européen. Dans le cadre de son dialogue continu avec l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), VINCI avait rejoint sa campagne en faveur de la reconnaissance de la santé et de la sécurité au travail comme un droit fondamental par l’Organisation internationale du travail (OIT) en signant la déclaration « pour des lieux de travail sûrs et sains ».
En outre, des enquêtes auprès des collaborateurs sont menées. De nombreuses entités de VINCI Construction ont ainsi décidé de procéder régulièrement à des enquêtes de perception du climat de sécurité. La participation des sous-traitants et des travailleurs temporaires est encouragée.
Rendre les collaborateurs acteurs de la prévention au quotidien via des mécanismes d’alerte et de recueil des signalements(*)
La déclaration commune sur les « Actions incontournables et fondamentales en matière de santé et sécurité au travail » rappelle que toute situation de danger imminent pour la santé-sécurité, constatée par les collaborateurs, doit être signalée immédiatement au supérieur hiérarchique compétent, et qu’aucun salarié ne peut se voir reprocher un tel signalement. De même, selon les contextes d’opération, les salariés de tous les métiers et de toutes les géographies du Groupe peuvent recourir à des mécanismes tels que le droit de retrait, à partir du moment où ils pensent être face à un danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé. Ainsi, il existe une forte incitation managériale aux signalements et alertes des dangers. Afin de faciliter, fluidifier et traiter ces remontées d’informations et d’accroître leur partage, les pôles et divisions développent et diffusent de nouvelles applications numériques permettant de signaler les situations à risque et les presque-accidents.
En complément de l’application mobile MoveSafe, permettant la remontée de situations dangereuses ou de presque-accidents, VINCI Autoroutes a développé et mis en service l’application Jarvis, assurant la traçabilité des quarts d’heure prévention, la traçabilité et les comptes rendus des visites prévention, ou encore la mise à disposition à tout moment des fiches de données sécurité des produits.
Chez VINCI Energies, l’application Safety Up, développée en dix langues et déjà téléchargée par plus de 23 000 collaborateurs, permet non seulement la remontée des situations à risque, mais également le partage de bonnes pratiques et de flashs d’information. Cette application a été conçue comme un outil de sensibilisation, géré à la fois en central et au niveau de chaque entreprise pour un fonctionnement de proximité, associant l’encadrement, et pour un partage de messages propres à chaque entreprise. Il s’agit à ce jour de la première application de terrain téléchargée au sein de VINCI Energies.
(*) Les informations figurant ci-après correspondent à des informations requises au titre du Rapport de durabilité (exigences de reporting S1-3 et S2-3).