Document d'enregistrement universel 2024

Informations générales et éléments financiers

5.2 Variations de périmètre

En cas de variation de périmètre :

  • périmètre social : la mise à jour du périmètre s’effectue en année N ;
  • périmètre environnemental : la mise à jour du périmètre s’effectue en année N+1 pour les acquisitions et en année N pour les cessions.

Les principales variations de périmètre impactant le reporting environnemental au titre de l’exercice 2024 sont liées aux acquisitions de VINCI Energies et aux cessions de l’aéroport d’Orlando (États-Unis) par VINCI Airports et de Trev-2 Grupp (Estonie) par VINCI Construction.

5.3 Précisions méthodologiques
5.3.1 Indicateurs énergie

Les consommations totales d’énergie sont exprimées en mégawattheures en pouvoir calorifique supérieur (MWh PCS). Les facteurs de conversion retenus, issus de la version 23.2 de la Base Empreinte ® de l’Ademe, sont 10,66 kWh/litre pour le diesel, 9,82 kWh/litre pour l’essence, 11,15 kWh/litre pour les huiles usagées, 11 888 kWh/tonne pour le fioul lourd, 3 069 kWh/tonne pour le charbon (lignite), 10,66 kWh/litre pour les biocarburants (Oleo100, E85, HVO100, autres en substitution au diesel) et 9,82 kWh/ litre pour les autres bio-carburants en substitution à l’essence.

5.3.2 Intensité carbone

L’intensité carbone est calculée en divisant le total des émissions de gaz à effet de serre (scope 1, scope 2 et scope 3) par le chiffre d’affaires consolidé du Groupe (voir Comptes consolidés, page 316.). En 2024, les émissions de gaz à effet de serre des entités acquises au cours de l’exercice ne sont pas comptabilisées dans le total des émissions du Groupe. L’impact de ces variations de périmètre sur le calcul de l’intensité carbone est considéré comme non matériel (moins de 1 %).

5.3.3 Émissions de gaz à effet de serre et trajectoire carbone
5.3.3.1 Émissions de gaz à effet de serre scopes 1 et 2

Le Groupe tient compte dans ses émissions de l’ensemble des gaz à effet de serre définis par le Protocole de Kyoto : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les hydrofluorocarbones (HFC), les composés perfluorés (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6).

Pour les émissions de gaz à effet de serre, les facteurs d’émission utilisés sont issus de la Base Empreinte® de l’Ademe de 2024 pour le calcul des émissions scope 1, et des émissions scope 2 en France métropolitaine et dans les DROM-COM. Pour le calcul des émissions scope 2 à l’international, les facteurs d’émission utilisés sont ceux de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) de 2022 (publiés en 2024).

Les émissions scope 1 présentées incluent les émissions directes liées à la combustion de sources fixes et mobiles, ainsi que les émissions des procédés. Les émissions fugitives liées aux gaz réfrigérants ne sont pas incluses dans les données reportées, ayant un impact estimé non significatif au regard des émissions consolidées scope 1 du Groupe.

Les méthodes location-based  et market-based ont été utilisées afin de calculer les émissions générées par les consommations d’électricité des entités du Groupe (scope 2). La première méthode, appelée location-based, prend en compte le mix électrique moyen du réseau pour chaque pays où a lieu la consommation d’électricité, en appliquant un facteur d’émission nul aux consommations d’électricité renouvelable issue d’autoconsommation et de contrats directs (Power Purchase Agreement on-site) . La seconde méthode, appelée market-based, s’appuie sur les émissions dites de marché, en prenant en compte les émissions de l’électricité effectivement achetée, appliquant un facteur d’émission nul pour toutes les consommations d’électricité issue de sources renouvelables (y compris les garanties d’origine, les contrats fournisseurs garantissant une part d’électricité verte, et Power Purchase Agreement off-site)

Les émissions biogéniques sont évaluées à partir des consommations d’énergie et de la part d’émission biogénique issue des facteurs d’émission de la Base Empreinte ® de l’Ademe pour le scope 1 et de l’IEA pour le scope 2.

5.3.3.2 Trajectoire carbone

Concernant l’engagement de réduction des émissions directes de gaz à effet de serre, une « trajectoire initiale » sert de référence pour mesurer la performance du Groupe entre 2018 et 2030. Cette trajectoire initiale est comparée à la trajectoire réalisée du Groupe en année N. Chaque année, la baseline 2018 est retraitée des émissions liées aux acquisitions et cessions de la période (voir paragraphe 5.2 : Variations de périmètre, ci-dessus). Ainsi, les émissions de l’année 2018 sont retraitées des émissions cumulées liées aux variations de périmètre entre 2018 et l’année N, afin de suivre la trajectoire du Groupe à périmètre comparable.

Les émissions 2018 des entités acquises en année N sont calculées :

  • sur la base de données historiques, lorsqu’elles sont disponibles et fiables ;
  • sinon, en appliquant le pourcentage d’émissions restant à réduire du pôle aux entités nouvellement acquises.
5.3.3.3 Émissions de gaz à effet de serre scope 3

Pour la quantification des émissions scope 3, les recommandations du référentiel Technical Guidance for Calculating Scope 3 Emissions (version 1.0) du Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol) ont été suivies. Parmi les 15 catégories d’émissions identifiées par le GHG Protocol, l’ensemble des catégories ont été reconnues comme pertinentes au regard des activités de VINCI, à l’exception des quatre catégories suivantes : catégorie 9 – Transport aval et distribution, catégorie 10 – Transformation des produits vendus, catégorie 13 – Actifs loués (aval), catégorie 14 – Franchises.

Le Groupe va au-delà des exigences du référentiel de la Science Based Targets initiative (SBTi) , en incluant également les émissions du trafic autoroutier, considérées comme des émissions indirectes associées à l’usage des produits vendus. Pour les activités de VINCI Construction, seules les émissions aval des bâtiments neufs et rénovés par la division Bâtiment France sont prises en compte, les autres infrastructures construites ne consommant pas directement de l’énergie. En ce qui concerne les activités de VINCI Highways, le calcul des émissions a été volontairement limité aux entités consolidées et exerçant une activité de concessionnaire. Lorsque cela s’avère pertinent, certains pôles d’activité adoptent des standards sectoriels spécifiques. Ainsi, VINCI Autoroutes utilise les outils développés par l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa), tandis que VINCI Immobilier applique la réglementation française RE2020 pour les bâtiments neufs. De son côté, VINCI Airports se conforme aux recommandations de l’Airport Carbon Accreditation (ACA), mais n’intègre pas dans le calcul scope 3 au niveau Groupe les émissions liées au cruising, qui ne concernent que les plateformes certifiées ACA niveaux 4 et 5.