Document d'enregistrement universel 2024

Informations générales et éléments financiers

La santé-sécurité chez les sous-traitants

Étant donné la nature de ses métiers, la santé et la sécurité des travailleurs sur les sites et les chantiers contrôlés par les entreprises du Groupe, quel que soit leur statut, est la priorité. C’est pourquoi l’ambition du « zéro accident », rappelée dans le Manifeste VINCI, s’applique à l’ensemble des intervenants de chantiers et d’exploitations, qu’ils soient salariés, travailleurs temporaires ou sous-traitants. De même, la déclaration commune sur les « Actions incontournables et fondamentales en matière de santé et de sécurité au travail » s’adresse également aux entreprises extérieures et prévoit, si besoin, la possibilité de les accompagner.

Les procédures établies sur un site ou sur un chantier ne marquent pas de distinction entre les collaborateurs des entreprises du Groupe, les travailleurs temporaires et les employés des sous-traitants. Les exigences en matière de santé-sécurité sont exprimées en amont et via des clauses particulières dans les contrats, et contrôlées par les entreprises du Groupe, depuis le port d’équipements de protection individuelle adaptés jusqu’à la déclaration des accidents ou de toute autre information pertinente sur l’évolution des risques sur site. Des critères spécifiques peuvent y figurer dès la phase de sélection et mener à la disqualification d’un sous-traitant. Les accidents font l’objet d’analyses par les équipes santé-sécurité, en particulier concernant les accidents graves ou à haut potentiel de gravité, alimentant ainsi des plans d’action destinés à la sécurisation des personnels extérieurs. Les audits sécurité conduits sur site couvrent l’ensemble des intervenants.

Par ailleurs, les travailleurs des sous-traitants sont généralement associés aux évènements santé-sécurité que le Groupe met en place ou aux actions de formation sur site, mais aussi aux ateliers de partage et de réflexion collective pour améliorer les systèmes de prévention des sites et chantiers. Les indicateurs des divisions et entreprises intègrent de plus en plus les sous-traitants. La politique de prévention ne repose pas uniquement sur des moyens de contrôle, mais également sur des actions d’accompagnement pour aider les sous-traitants qui en auraient la nécessité à se structurer et à hausser leurs standards, notamment dans certains pays dont la culture sécurité est moins ancrée, ou pour améliorer l’efficacité des actions.

Pour plus d’informations sur l’approche santé et sécurité du Groupe, voir la section F : Plan de vigilance, paragraphe 2 : La vigilance en matière de santé et de sécurité des personnes, page 280.

Métriques

Suivi du déploiement de la démarche d’achats responsables

Des indicateurs et objectifs consolidés au niveau du Groupe et des pôles ont été définis et validés par le comité Achats responsables du 17 décembre 2024, afin de commencer leur reporting consolidé début 2025. Les indicateurs portent notamment sur le suivi consolidé de la diffusion de la Charte de performance globale des partenaires achats, le déploiement de la formation achats responsables, les évaluations fournisseurs, ainsi que les audits et plans de progrès réalisés auprès des fournisseurs à risque.

En parallèle de ce travail d’harmonisation des indicateurs clés à suivre, particulièrement ambitieux dans une entreprise dont le fonctionnement repose sur la décentralisation, chaque pôle et chaque division sont amenés, au quotidien, à suivre leurs propres indicateurs pour s’assurer de l’efficacité des politiques et actions mises en œuvre, ainsi que des progrès effectués.

3.2.3 Processus d’interaction avec les travailleurs de la chaîne de valeur

Les enjeux de durabilité sont un sujet d’interaction continu avec les fournisseurs du Groupe, et ils sont le fruit d’échanges réguliers entre les acheteurs des pôles, des divisions et des entités opérationnelles et leurs fournisseurs, sous-traitants, prestataires de services et entreprises de travail temporaire.

Ces échanges se systématisent tout au long du processus d’achat, dès la sélection des fournisseurs lors des appels d’offres et des soutenances, et tout au long de la relation contractuelle, plusieurs fois par an, via des réunions dédiées aux enjeux de durabilité, des évaluations spécifiques, ou encore des audits sur site, et la mise en œuvre de plans de progrès.

Au-delà de ces échanges qui font le quotidien des acheteurs du Groupe, de plus en plus sensibilisés et formés aux enjeux de durabilité, c’est un véritable accompagnement qui peut être mis en place via l’organisation de sessions de sensibilisation sur ces enjeux auprès des fournisseurs et de leurs collaborateurs, par les directions achats des pôles. Par exemple, toujours dans cette logique de priorisation et d’adaptation, les fournisseurs identifiés comme les plus contributeurs au bilan carbone (scope 3) de VINCI Energies en France ont reçu un accompagnement spécifique sur le sujet.

Par ailleurs, au niveau opérationnel, sur les sites contrôlés par les entreprises du Groupe, les équipes sont directement en contact avec les travailleurs des sous-traitants et prestataires sur site. Ces derniers ont donc accès directement aux collaborateurs du Groupe ainsi qu’aux canaux d’écoute mis en place. De même, ils participent, selon les situations, aux actions et briefings notamment en matière de santé-sécurité. Cette proximité des équipes avec les travailleurs indirects sur site permet la prise en compte de leurs points de vue.

Au niveau du Groupe, VINCI mène par ailleurs un certain nombre d’évaluations droits humains de ses chantiers, des audits sous-traitance responsable ainsi que des audits sociaux de ses fournisseurs à risque. Dans ce cadre, chaque évaluation et chaque audit intègrent des entretiens anonymes avec les collaborateurs de sous-traitants, de prestataires de services et de fournisseurs. Lors de ces entretiens, les évaluateurs s’attachent à privilégier les catégories de travailleurs les plus vulnérables (par exemple travailleurs étrangers, travailleurs peu qualifiés, travailleurs migrants, etc.). Les perspectives des travailleurs rencontrés sont prises en compte par les évaluateurs pour établir leurs conclusions. Si des problématiques sont identifiées, les évaluateurs suivent les actions correctives mises en place pour y remédier.

3.2.4 Remédiation aux incidences négatives et canaux d’écoute pour les travailleurs de la chaîne de valeur

VINCI a mis en place un dispositif de recueil et de traitement des signalements, VINCI Integrity, qui donne la possibilité à toute personne physique concernée d’effectuer, de manière sécurisée et confidentielle, un signalement relatif aux activités du Groupe ainsi qu’à celles de ses sous-traitants et fournisseurs, en France et hors de France. La remontée des incidences négatives peut donc s’effectuer via VINCI Integrity, accessible à tous les travailleurs de la chaîne de valeur.

Outre le mécanisme d’alerte du Groupe, en raison de sa dimension décentralisée et multilocale et de la nature de ses activités, VINCI encourage la mise en place de mécanismes de signalement au niveau local. Le Groupe considère en effet que plus le dispositif d’alerte est proche du terrain, plus il est efficace, y compris pour les signalements émanant de travailleurs intérimaires, indirects, d’usagers ou de populations riveraines, puisqu’il doit permettre à l’entreprise, au projet ou au chantier, d’être proactif dans le traitement des signalements, de mettre en place les actions correctives et de remédiation appropriées, et de mieux identifier les points de faiblesse éventuels de l’organisation pour renforcer ses mesures de prévention.