Les dispositifs de prévention santé-sécurité en place dans le Groupe présentés ci-après sont détaillés dans le plan de vigilance (voir section F : Plan de vigilance, paragraphe 2 : La vigilance en matière de santé et de sécurité des personnes, pages 280-286).
Signée en 2017 par le président-directeur général et le secrétaire du comité d’entreprise européen, la déclaration Actions incontournables et fondamentales santé et sécurité au travail sert de cadre de référence à la démarche de VINCI (https://www.vinci.com/publi/manifeste/sst-2017-06-fr.pdf). Elle rappelle les actions incontournables à mettre en œuvre et réaffirme une conviction partagée : la sécurité est l’affaire de tous. Les managers, en particulier, sont garants de la diffusion d’une culture santé-sécurité partagée. Une attention particulière est par conséquent portée à leur formation. VINCI veille aussi à intégrer davantage les acteurs de l’ensemble de sa chaîne de valeur et accompagne ses sous-traitants dans leur propre démarche d’amélioration.
Le sujet de la santé-sécurité est régulièrement abordé lors des réunions du comité Exécutif, des comités de direction des pôles et des différentes entités ainsi qu’au Conseil d’administration.
Les performances en la matière sont prises en compte dans les rémunérations variables – court et long terme – des dirigeants et des managers du Groupe. En approche collective, les performances sécurité sont intégrées à de nombreux dispositifs d’intéressement.
Un suivi spécifique des évènements à haut potentiel de gravité et des accidents mortels est réalisé au plus haut niveau du Groupe. Les restitutions sont organisées de façon collective, sous l’égide du président-directeur général, afin de permettre le partage d’enseignements, et les plans d’action associés, tirés de survenances qui ne doivent pas se reproduire.
Le fonctionnement opérationnel du Groupe s’appuie sur un puissant réseau de 2 850 préventeurs. Responsables, animateurs et experts santé-sécurité sont ainsi présents dans l’ensemble des sites et filiales de l’entreprise, garantissant une implication très forte de tout l’encadrement.
Au niveau du Groupe, la démarche de prévention est animée par la coordination Santé-sécurité, qui réunit les directeurs des réseaux santé-sécurité des différents pôles et divisions. Sa mission est de faciliter l’échange de bonnes pratiques, de fiabiliser les indicateurs et d’envisager de nouvelles voies de progrès, notamment à partir des initiatives prises sur le terrain, qui, pour certaines, deviennent des standards au niveau des divisions ou des pôles. La coordination assure par ailleurs l’identification et le partage des bonnes pratiques externes.
Acteurs clés, les représentants du personnel des entités sont informés de manière transparente et sont force de proposition quant aux actions à mettre en œuvre dans ce domaine. Le sujet, abordé dans toutes les réunions sociales, est aussi à l’ordre du jour de chaque réunion du comité de groupe et du comité d’entreprise européen (voir paragraphe 3.1.2 : Processus d’interaction avec les travailleurs de l’entreprise et leurs représentants, page 239). Les accidents mortels font l’objet d’une analyse spécifique deux fois par an avec le comité d’entreprise européen.
Chaque pôle définit sa politique et sa feuille de route dans le respect des principes du Groupe afin de décliner des mesures adéquates au regard des métiers et des activités. À titre d’exemples :
VINCI Construction fait de la santé-sécurité une priorité et une partie intégrante de son organisation du travail. Sa politique santé-sécurité se structure autour de trois piliers :
Les dix règles incontournables en matière de sécurité, inscrites dans le document stratégique de VINCI Construction The Way We Work, s’inscrivent pleinement dans cette politique. Elles rappellent notamment la responsabilité des dirigeants et des managers de chaque entité dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie santé-sécurité ; la responsabilité de chacun en matière de santé-sécurité (avec, par exemple, le signalement des presque-accidents et l’arrêt du travail lors d’une situation jugée à risque) ; le suivi nécessaire des facteurs potentiellement dangereux pour la santé ; la responsabilité de chaque business unit dans le suivi de la santé-sécurité chez les sous-traitants et intérimaires ; ou encore l’intégration des performances en matière de sécurité dans les processus de recrutement et les entretiens annuels.
VINCI Concessions s’attache à diffuser les bonnes pratiques sécurité et à protéger ses employés, partenaires et clients, avec pour objectif de parvenir au « zéro accident » dans l’ensemble de ses géographies. La diffusion et la mise en œuvre de cette culture de sécurité partagée s’appuient sur cinq piliers – vigilance partagée, exemplarité, engagement visible, apprentissage continu, rigueur opérationnelle – et sur la prévention des situations à haut potentiel (travail en hauteur, travaux électriques, circulations routières, etc.) comme priorité absolue pour tous les intervenants sur les infrastructures.
Pour VINCI Autoroutes, où le risque routier, notamment pour ses patrouilleurs, représente la principale source d’accidents, la politique de prévention prône le « zéro blessé ». Les actions de santé-sécurité mises en place sont structurées dans le cadre de la certification ISO 45001. Les efforts en matière de prévention du risque routier sont traduits dans un plan d’action spécifique qui s’articule autour de la formation et de la certification des salariés, de l’évolution des procédures d’intervention en lien avec les services de l’État, des évolutions technologiques et enfin de la communication et de la sensibilisation des parties prenantes.
VINCI Energies développe la conviction que chaque accident peut être évité et que chacun a un rôle à jouer. Cette conviction est déclinée sous la forme d’exigences envers la ligne managériale, en intégrant les objectifs sécurité dans le système de management, de la division à l’entreprise :
Avec une vision à moyen terme, chaque manager est chargé du déploiement de la sécurité au sein de son périmètre d’activité. Cela inclut en particulier toutes les actions de communication, de formation et de conduite du changement en matière de sécurité. Les managers locaux des entreprises du pôle, se basant sur un modèle décentralisé qui les responsabilise et leur offre une large autonomie, sont les relais pour assurer un travail en toute sécurité, dans les lieux d’intervention, à l’ensemble des employés, des intérimaires et des sous-traitants. Cobra IS décline de façon identique sa détermination à assurer la santé et la sécurité de ses employés, des travailleurs des entreprises partenaires et de ses clients. L’inspection des conditions réelles de santé et de sécurité sur le terrain est incontournable pour Cobra IS. La politique du « stop work » a été généralisée. Cette politique est appliquée sans crainte des conséquences et est considérée comme une collaboration qui renforce la conscience et la perception du risque, encourageant ainsi un comportement responsable et prudent. De même, les rapports d’incident sont un outil de sécurité collaboratif grâce auquel la participation des employés est encouragée en vue de créer un environnement de travail plus sûr et plus sain. Enfin, tous les lundis, les directeurs d’entité animent une réunion sur la sécurité portant, notamment, sur la diffusion des leçons tirées des incidents et accidents, des actions d’amélioration de la sécurité, des nouvelles normes et protocoles, etc. Il s’agit d’une fenêtre hebdomadaire de connexion avec le personnel qui réalise les activités sur le terrain, axée sur la sécurité.