L’assemblée générale est l’occasion d’expliquer aux actionnaires la performance globale du Groupe : financière mais aussi en matière environnementale, sociale et sociétale.
Le cours de l’action VINCI a affiché un recul sur l’ensemble de l’année (- 12 %), clôturant à 99,74 euros le 31 décembre 2024.
Dans un premier temps, il a progressé dans la continuité de l’année 2023 sur des marchés financiers principalement portés par l’assouplissement monétaire des grandes banques centrales, de solides résultats d’entreprises et les promesses de l’intelligence artificielle technologie de rupture quant aux gains de productivité futurs. Ce contexte haussier a permis au titre VINCI d’atteindre un plus haut historique de 120,06 euros par action à la clôture du 27 mars 2024.
Un brutal changement est survenu en juin. L’annonce inattendue de la dissolution de l’Assemblée nationale a ouvert une période d’incertitude politique et budgétaire majeure, provoquant la panique sur les marchés financiers français.
Par ailleurs, les incertitudes économiques en Europe, notamment et les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et en Ukraine ont renforcé la nervosité des investisseurs.
Dans cet environnement perturbé, l’action VINCI enregistre la 25e performance du CAC 40, cet indice affichant une légère baisse de 2 % sur l’année.
Au 31 décembre 2024, la capitalisation boursière du Groupe s’élevait à 58 milliards d’euros, le positionnant au 13e rang des sociétés du CAC 40.
Compte tenu des performances de très bonne facture du Groupe malgré les aléas conjoncturels et les incertitudes actuelles, et l’estimant bien armé pour continuer à croître durablement, le Conseil d’administration du 6 février 2025 a décidé de proposer à l’assemblée générale des actionnaires du 17 avril 2025 un dividende de 4,75 euros par action au titre de l’exercice 2024.
Celui-ci, en hausse par rapport à l’exercice précédent, représente un rendement de 4,8 % sur la base du cours au 31 décembre 2024. Déduction faite de l’acompte de 1,05 euro versé en octobre 2024, un solde de 3,70 euros par action sera versé en numéraire le 24 avril 2025, sous réserve de l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires.
Au cours des dix dernières années, le cours de l’action VINCI a progressé de 119 %, alors que l’indice CAC 40 affichait sur la même période une progression de 73 %.
Un actionnaire de VINCI qui aurait investi 1 000 euros le 31 décembre 2014 disposerait d’un capital de 2 967 euros au 31 décembre 2024, en supposant le réinvestissement en actions VINCI du montant des dividendes encaissés sur la période, soit un rendement annuel total moyen de 11,5 % (contre 8,8 % pour le CAC 40).
Au 31 décembre 2024, selon des enquêtes actionnariales, 74 % du capital de VINCI étaient détenus par près de 1 000 fonds d’investissement situés principalement en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et en France, mais également en Europe continentale, au Moyen-Orient et en Asie-Océanie. La détention de 59 % du capital par des fonds d’investissement non français confère à l’actionnariat du Groupe un profil plus international que celui du CAC 40.
Les fonds d’épargne salariale, qui regroupent plus de 170 000 collaborateurs et anciens collaborateurs du Groupe, dont plus de 41 000 à l’international, détenaient 10,9 % du capital au 31 décembre 2024.
Les collaborateurs constituent collectivement le premier actionnaire de VINCI. Au global, 40 % des salariés du Groupe sont actionnaires, proportion atteignant 76 % en France.
Cette situation est le résultat de la politique incitative menée par le Groupe, depuis une trentaine d’années, pour favoriser l’actionnariat de ses salariés et partager sa réussite avec eux.
De leur côté, les actionnaires individuels détiennent 11,9 % du capital.
L’autodétention s’établissait à 3,3 % du capital au 31 décembre 2024.
Les actions autodétenues sont destinées à la couverture d’attribution d’actions dans le cadre des plans d’incitation à long terme et des plans d’actionnariat salarié à l’international, à être apportées dans le cadre d’opérations de croissance externe, ou à être cédées ou annulées.