Des actions adaptées au contexte environnemental et à la durée du projet sont appliquées aussi bien sur des sites exploités et gérés durablement par les entités du Groupe que sur des chantiers. Ces actions s’appuient sur les quatre principaux engagements à la démarche act4nature international cités ci-dessus.
Actions relatives à la gouvernance de la biodiversité
Afin de piloter les engagements du Groupe, un système de gouvernance de la biodiversité a été instauré depuis plusieurs années (voir paragraphe 1.2.1 : La gouvernance ESG, page 191). Une coordination Biodiversité, composée d’environ 90 experts en écologie et de responsables environnement des différents métiers du Groupe, se réunit ainsi trois fois par an pour assurer la veille réglementaire, l’expertise scientifique, la revue des risques, la mise en valeur des initiatives et le partage des bonnes pratiques.
Actions d’amélioration de la connaissance
La prise de connaissance joue un rôle fondamental dans le choix des actions à mettre en œuvre en fonction du contexte : elle permet d’anticiper, de mesurer et de gérer les impacts environnementaux de manière systématique et précise, y compris sur un temps long, tout en s’appuyant sur des outils et techniques existantes ou émergentes en matière de biodiversité. Elle repose également sur un partage de connaissances et une collaboration avec des experts, des associations naturalistes et des scientifiques, permettant de créer des synergies, de mutualiser les moyens et d’optimiser les actions de préservation de la biodiversité, en particulier à proximité de zones sensibles.
Intégrer la biodiversité aux sensibilisations des collaborateurs ainsi qu’aux formations du top management
Les actions liées à la sensibilisation et à la formation des collaborateurs, notamment en matière de biodiversité, sont détaillées au sein du paragraphe 2.1.2.2 : Formation et sensibilisation, page 202.
Augmenter le nombre de partenariats locaux
Les activités du Groupe étant implantées localement et s’inscrivant pour certaines dans la durée, de nombreuses actions sont mises en place pour soutenir les acteurs du territoire.
Depuis de nombreuses années, des partenariats robustes ont été noués avec des associations ou des centres de recherche en faveur des milieux naturels (près de 1 200 contrats, dont 800 de manière volontaire, ont été établis ou sont en cours en 2023), et les entités du Groupe ont étendu leurs collaborations à des domaines divers.
VINCI Autoroutes s’est associé à de nombreux partenaires au niveau national comme la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), ou encore l’Office national des forêts (ONF). Avec la création de la mission biodiversité de la Fondation VINCI Autoroutes en juin 2022, ce partenariat a évolué vers des projets de restauration du milieu naturel. Les projets soutenus doivent être à but non lucratif, sans lien avec l’activité de l’entreprise, situés hors de l’emprise autoroutière, dans les limites des départements traversés par le réseau de VINCI Autoroutes. Fin septembre 2024, on dénombre 53 projets soutenus avec 29 associations, 12 collectivités, 6 centres de soins pour la faune sauvage, 5 syndicats de rivière et un organisme d’état (OFB), pour un soutien financier global de 1,3 million d’euros.
Chez VINCI Concessions également, les partenariats se déclinent à une échelle territoriale. L’aéroport Londres Gatwick a célébré cette année son soutien au Gatwick Greenspace Partnership (GGP), qui fête ses 30 ans. Grâce à ce partenariat, des milliers de bénévoles, d’écoles et de groupes locaux ont pu participer à des projets de conservation de la biodiversité. Londres Gatwick a notamment contribué au retour d’espèces rares comme le rossignol et le triton crêté. Le GGP, financé en partie par Londres Gatwick, coordonne des activités écologiques sur les terrains de l’aéroport et les environs. Afin de lutter contre le trafic d’espèces sauvages, l’aéroport de Manaus a conclu un partenariat avec la World Conservation Society (WCS) afin notamment de former le personnel à la reconnaissance des espèces victimes de trafic.
En 2024, VINCI Energies France a noué un partenariat avec l’association des parcs régionaux français ainsi qu’avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
Suivre les mesures mises en œuvre pour la concertation avec les parties prenantes
Au-delà des partenariats institutionnels, les entreprises de VINCI entretiennent un dialogue constant avec les parties prenantes. Elles renforcent la communication avec les riverains au niveau des chantiers et des infrastructures en exploitation, à la fois par des réunions d’information, l’amélioration de l’affichage, des visites de chantier, mais aussi au moyen de nouveaux canaux de communication :
Poursuivre le déploiement d’indicateurs d’état intégrant les enjeux de fonctionnalité des écosystèmes
VINCI Construction, en partenariat avec l’unité Patrimoine naturel sous la triple tutelle du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), du CNRS et de l’Office français de la biodiversité, a développé une méthodologie de cartographie et d’analyse des zonages naturels des sites de carrières, basée sur le calcul d’un indicateur de qualité écologique (IQE) conçu par le MNHN. Cette méthode permet d’évaluer les enjeux liés aux espèces faunistiques et floristiques et de déterminer les actions nécessaires pour préserver les espèces existantes tout en favorisant l’accueil de nouvelles. Depuis le début du partenariat en 2012, cette méthode a été testée sur une quarantaine de carrières, parmi les 150 sites en France.
VINCI Autoroutes développe, avec l’aide du bureau d’études I Care Consult, un suivi de l’empreinte biodiversité permettant d’évaluer l’impact de la présence de l’infrastructure existante, de son utilisation, de son exploitation, de sa maintenance et de son développement. Ce suivi tient compte également de l’ensemble des services associés tels que la distribution et la restauration sur les aires de services. Les premiers résultats mettent en évidence le fait que la fragmentation des milieux par l’infrastructure, les impacts directs du trafic autoroutier (bruit, contribution au changement climatique et pollution) et le modèle agroalimentaire des aires exercent un impact de niveau équivalent sur la biodiversité. Ce calcul permet de donner du sens aux plans d’action et de proportionner les efforts aux différents impacts identifiés. Il permet également, dans une vision stratégique, de s’assurer que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour réduire les impacts sur la biodiversité et mettre en œuvre des solutions de renaturation.