Méthode d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels relatifs à la biodiversité
Afin d’identifier les risques, opportunités et impacts significatifs pour le Groupe en matière de biodiversité, des analyses spécifiques ont été menées. La sensibilité des sites et activités du Groupe en matière de biodiversité, ainsi que sa chaîne de valeur, ont été revues et analysées, de même que l’historique des controverses ou litiges liés à la biodiversité impliquant VINCI et l’historique des impacts sur l’Ebitda associés à la biodiversité (et projections). Les activités dépendant de services écosystémiques pour opérer ont également été identifiées. VINCI s’appuie sur l’outil Integrated Biodiversity Assessment Tool (IBAT), en vue de localiser les sites situés dans des zones sensibles en termes de biodiversité.
Les intérêts des parties prenantes, et plus particulièrement ceux de la nature, ont été pris en compte. VINCI fait partie de plusieurs groupes de travail spécifiques à la biodiversité (par exemple : Organisation pour le respect de l‘environnement par l’entreprise, dit « Orée », Entreprises pour l’environnement) et a également pu constituer des partenariats clés avec des associations de protection de la nature ainsi que des experts, des universités et des écoles, pour faire avancer la recherche scientifique et mieux sensibiliser. Les bureaux d’études, associations de protection de la nature et experts locaux sont régulièrement consultés dans le contexte des projets (grands chantiers, aéroports, carrières, etc.) et sont amenés à réaliser des suivis de long terme. Des concertations peuvent être initiées sur certains projets et réunir des riverains, associations de protection de la nature ou des services de l’État. À noter qu’à l’issue de ces analyses, le Groupe a identifié un risque de controverse lié à la provenance du bois utilisé dans les activités de construction.
Évaluation des facteurs de perte de biodiversité et relations de dépendance
Un état des lieux autour de la chaîne de valeur a été mené et structuré autour des cinq facteurs d’érosion alignés avec le référentiel, reconnu à l’international, de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Selon ce référentiel, les pressions sur la biodiversité sont de cinq natures : l’artificialisation des sols (traitée dans cette section, à travers l’engagement « zéro artificialisation nette »), la surexploitation des ressources (traitée dans la section dédiée à l’optimisation des ressources grâce à l’économie circulaire), le changement climatique (traité dans la section dédiée à ce thème), les pollutions (traitées dans la section dédiée à ces enjeux) et les espèces exotiques envahissantes (traitées dans cette section à travers l’engagement « zéro produit phytosanitaire »). Un diagnostic des dépendances aux services écosystémiques a également été réalisé. Les services écosystémiques sont définis comme des services rendus à la société par la nature. Ils rassemblent les services d’usage (consommation directe, usages productifs, etc.), les valeurs d’existence et d’héritage, les services de régulation (contrôles du ruissellement et des flux hydriques, pollinisation, climat) et les valeurs d’option (diversité biologique). À l’exception des services de régulation de l’eau et du climat (abordés dans les paragraphes 2.5 : Préserver les milieux naturels – enjeu Eau, page 226 et 2.2 : Agir pour le climat, page 203), les activités de VINCI sur l’ensemble de sa chaîne de valeur ne dépendent pas substantiellement de services écosystémiques.
Identification et localisation des sites matériels
Les sites liés aux activités propres du Groupe dont les enjeux sont considérés comme matériels en matière de biodiversité sont les installations physiques exploitées par les concessions (aéroports, sites de production d’énergie renouvelable, autoroutes) et les carrières du Groupe, ainsi que les terrains détenus par VINCI dans le cadre de son activité de promotion immobilière. Les sites de bureaux ont été considérés comme faiblement matériels du point de vue de la biodiversité.
Les enjeux de biodiversité sur les sites sur lesquels VINCI exerce une activité temporaire, à savoir en particulier les chantiers de construction, terrassement, activités de maintenance ne sont pas matériels et sont en outre portés par la chaîne de valeur amont et aval des activités du Groupe. Hormis les impacts sur les communautés affectées, détaillés au chapitre 3 dans le paragraphe 3.3, page 267, le Groupe n’a pas identifié d’impacts sociaux significatifs des sites matériels en termes de biodiversité.