Les risques liés à l’énergie ont été identifiés grâce à des échanges avec les experts achats et énergie du Groupe sur la base de scénarios prospectifs incluant des hypothèses de hausse des prix de l’énergie (Agence internationale de l’énergie – IEA –, scénario SSP 1-2.6 du Giec, « Génération frugale » de l’Ademe), ainsi que des trajectoires de transition sociétale vers une énergie décarbonée (scénarios du Giec, RTE, IEA, etc.). La crise énergétique de 2022 a accentué la pression sur les coûts de l’énergie, mobilisant les acheteurs et les équipes financières du Groupe. En réaction, VINCI a intensifié ses efforts en matière de sobriété énergétique pour optimiser la performance de ses bâtiments et infrastructures, contribuant ainsi à la réalisation de ses objectifs de réduction des émissions de GES (voir paragraphe 2.2.2.1 : Atténuation du changement climatique et énergie, sous-paragraphe Actions de réduction des émissions des opérations propres, page 209).
Parallèlement, le Groupe a identifié des opportunités stratégiques liées à l’accompagnement de la transition énergétique, grâce à une offre globale, englobant le financement, la construction, le raccordement et la maintenance d’installations de production d’énergies renouvelables, notamment les centrales solaires photovoltaïques, les parcs éoliens et les barrages hydroélectriques. Par ailleurs, VINCI joue un rôle clé dans le développement des infrastructures nécessaires à l’électrification bas carbone, telles que les réseaux de transmission et de distribution électrique, les sous-stations de raccordement pour les parcs éoliens et solaires, ou encore les usines de batteries électriques (voir les activités 4.9 et 7.3 de la taxonomie, paragraphe 2.1.1.1 : Éligibilité et alignement du chiffre d’affaires, page 198). Enfin, VINCI accompagne ses clients dans la construction et la maintenance d’infrastructures de production d’énergie nucléaire et travaille au développement d’infrastructures permettant l’usage d’hydrogène décarboné à la fois au sein de ses propres aéroports et autoroutes, et au travers de divers partenariats et investissements.
| Impacts, risques et opportunités matériels | Activités concernées | Localisation dans la chaîne de valeur et horizon temporel | Parties prenantes concernées |
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| Consommation d’énergie | |||
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Impact négatif : contribution à l’accélération du changement climatique Contribution à l’accélération du changement climatique (irréversible) due à la combustion d’énergies fossiles consommées par la flotte d’engins et de camions, les véhicules de fonction et utilitaires, les activités industrielles et les bâtiments. |
Impact négatif : contribution à l’accélération du changement climatique Contribution à l’accélération du changement climatique (irréversible) due à la combustion d’énergies fossiles consommées par la flotte d’engins et de camions, les véhicules de fonction et utilitaires, les activités industrielles et les bâtiments. Activités concernées Toutes |
Impact négatif : contribution à l’accélération du changement climatique Contribution à l’accélération du changement climatique (irréversible) due à la combustion d’énergies fossiles consommées par la flotte d’engins et de camions, les véhicules de fonction et utilitaires, les activités industrielles et les bâtiments. Localisation dans la chaîne de valeur et horizon temporel
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Impact négatif : contribution à l’accélération du changement climatique Contribution à l’accélération du changement climatique (irréversible) due à la combustion d’énergies fossiles consommées par la flotte d’engins et de camions, les véhicules de fonction et utilitaires, les activités industrielles et les bâtiments. Parties prenantes concernées
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Risque : augmentation des coûts de l’énergie Impact sur la marge de l’augmentation des coûts de l’énergie (raréfaction, augmentation des taxes, etc.). |
Risque : augmentation des coûts de l’énergie Impact sur la marge de l’augmentation des coûts de l’énergie (raréfaction, augmentation des taxes, etc.). Activités concernées Toutes |
Risque : augmentation des coûts de l’énergie Impact sur la marge de l’augmentation des coûts de l’énergie (raréfaction, augmentation des taxes, etc.). Localisation dans la chaîne de valeur et horizon temporel
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Risque : augmentation des coûts de l’énergie Impact sur la marge de l’augmentation des coûts de l’énergie (raréfaction, augmentation des taxes, etc.). Parties prenantes concernées
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Opportunité : accompagner la transition vers une économie bas carbone Accompagnement de la transition vers une économie bas carbone (mobilité durable ; financement, construction, raccordement et maintenance d’installations de production d’énergie renouvelable – centrales solaires photovoltaïques, projets éoliens, etc. ; développement d’infrastructures d’hydrogène bas carbone). |
Opportunité : accompagner la transition vers une économie bas carbone Accompagnement de la transition vers une économie bas carbone (mobilité durable ; financement, construction, raccordement et maintenance d’installations de production d’énergie renouvelable – centrales solaires photovoltaïques, projets éoliens, etc. ; développement d’infrastructures d’hydrogène bas carbone). Activités concernées
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Opportunité : accompagner la transition vers une économie bas carbone Accompagnement de la transition vers une économie bas carbone (mobilité durable ; financement, construction, raccordement et maintenance d’installations de production d’énergie renouvelable – centrales solaires photovoltaïques, projets éoliens, etc. ; développement d’infrastructures d’hydrogène bas carbone). Localisation dans la chaîne de valeur et horizon temporel
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Opportunité : accompagner la transition vers une économie bas carbone Accompagnement de la transition vers une économie bas carbone (mobilité durable ; financement, construction, raccordement et maintenance d’installations de production d’énergie renouvelable – centrales solaires photovoltaïques, projets éoliens, etc. ; développement d’infrastructures d’hydrogène bas carbone). Parties prenantes concernées
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Le changement climatique est une réalité à l’origine d’évènements climatiques extrêmes plus fréquents et plus intenses chaque année. Le sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) démontre l’origine humaine du changement climatique, les besoins d’adaptation et les solutions d’atténuation. Le Groupe a procédé depuis 2020 à une analyse de la résilience de ses activités et actifs à court, moyen et long terme. Bien que des évènements climatiques extrêmes (inondations, ouragans, etc.) puissent survenir à court terme, c’est essentiellement sur le long terme qu’ils sont susceptibles de générer des impacts ou des risques matériels, compte tenu du risque de renforcement de la magnitude et de la fréquence de ces évènements. Afin d’évaluer la résilience de ses activités et de ses actifs sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, VINCI s’est appuyé sur le scénario SSP5-8.5 du Giec, le scénario de plus haute dérive climatique, où les aléas climatiques extrêmes évoluent le plus défavorablement et où le niveau de risque est le plus important. Il ressort que les activités de concessions, qui s’inscrivent dans le temps long, apparaissent plus vulnérables que les activités de construction, caractérisées par des durées de chantiers plus courtes et un ancrage très local.
Les analyses de vulnérabilité menées par le Groupe sont donc centrées sur les actifs en concessions. En 2024, VINCI Concessions a élargi son analyse de vulnérabilité au changement climatique, couvrant désormais plus de 85 % de son réseau. Par ailleurs, tous les nouveaux projets développés par VINCI Concessions intègrent une évaluation préliminaire de vulnérabilité grâce à l’outil ResiLens, qui utilise également le scénario SSP5-8.5 du Giec. ResiLens est un outil d’évaluation des risques climatiques développé par Resallience, le bureau d’études de VINCI dédié à l’adaptation des projets, des villes, des territoires, des infrastructures et de leurs usages au changement climatique. De son côté, VINCI Autoroutes a mené en 2020 un diagnostic de criticité de son réseau national. Cette étude évalue l’évolution des paramètres climatiques à long terme (2035) et à très long terme (2085) et leurs impacts sur l’infrastructure autoroutière, et repose sur deux scénarios climatiques : scénario RCP 8.5 (tendanciel) et scénario 4.5 (politique ambitieuse de réduction des émissions de GES). VINCI Autoroutes a participé au test de la méthode ACT Adaptation, développée par l’Ademe, qui permet aux entreprises d’évaluer leur capacité d’adaptation au changement climatique.
Les sites et activités de VINCI sont plus spécifiquement exposés aux aléas climatiques suivants :
À court terme, le Groupe a identifié des opportunités liées aux travaux d’adaptation au changement climatique. VINCI apporte des solutions concrètes aux territoires en proposant la construction et le financement de projets d’adaptation des infrastructures (digues, systèmes d’assainissement pour faire face aux pluies extrêmes, bassins d’expansion de crue, reméandrage des cours d’eau, îlots de fraîcheur urbains, usines de dessalement d’eau, etc.), ou l’écoconception de bâtiments adaptés. Les projets permettant de lutter contre les inondations ont ainsi représenté plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les entreprises de VINCI Construction en 2024, comme le projet Springbank au Canada, qui a débuté en 2022 (voir 2.2.2.2 : Adaptation au changement climatique, page 214).