Éléments de progressivité
Dans le contexte rappelé en introduction, le Groupe a initié des travaux qu’il va poursuivre dans les années à venir. À titre d’illustration, concernant le salaire décent, le Groupe a lancé une démarche d’analyse et de diagnostic des niveaux de salaire de ses collaborateurs. Un état des lieux couvrant plus de 40 % de ses effectifs est en cours. Ce sujet fait l’objet d’un groupe de travail dédié sous l’égide du Groupe et réunit les directeurs des ressources humaines des pôles. Les travaux d’état des lieux seront poursuivis en 2025 pour tenir compte de l’évolution salariale en réitérant la collecte des salaires nominaux et en l’étendant à d’autres entités et pays. En 2025, les données seront comparées et travaillées avec Fair Wage Network ainsi qu’avec une seconde base de données, celle de WageIndicator. Les résultats de ces deux exercices consécutifs seront étudiés et approfondis par les directions des ressources humaines des pôles afin d’évaluer la nécessité de mettre en place des plans d’action.
Enfin, pour tenir compte des meilleures pratiques et recommandations de place ainsi qu’une meilleure connaissance de ces nouvelles dispositions réglementaires et normatives, le Groupe pourra être amené, le cas échéant, à faire évoluer certaines pratiques de reporting et de communication, dans une démarche d’amélioration continue.
Les informations relatives à la composition et aux rôles des organes d’administration et de direction vis-à-vis des enjeux de durabilité sont présentées dans la section C : Rapport sur le gouvernement d’entreprise, paragraphes 2 à 5, pages 130 et suivantes.
La gouvernance des enjeux de durabilité s’organise autour des instances suivantes :
La gouvernance environnement
La mise en œuvre de l’ambition environnementale repose sur les engagements du comité Exécutif de VINCI, dont la directrice environnement du Groupe fait partie depuis avril 2022.
Toutes les politiques environnementales du Groupe sont portées par la directrice de l’environnement. Ces engagements sont relayés au niveau de chaque pôle, selon trois axes prioritaires : agir pour le climat, optimiser les ressources grâce à l’économie circulaire et préserver les milieux naturels. Elle implique également la responsabilisation de chaque acteur opérationnel dans ses entreprises et un dialogue ouvert avec les pouvoirs publics nationaux, européens et internationaux, ainsi qu’avec les associations de protection de l’environnement.
Cet échange se poursuit en interne, à travers le comité d’entreprise européen. Suite à la signature, en novembre 2020, des lignes directrices environnementales, le comité Exécutif consacre, au moins une fois par an, une réunion au déploiement de l’ambition environnementale du Groupe.
Le comité Environnement, piloté par VINCI SA et représentant chacun des pôles, coordonne les trois volets de l’action environnementale du Groupe. Il apporte une réponse aux enjeux globaux par la définition de l’ambition environnementale et la conduite de projets transverses, en intégrant les impacts, risques et opportunités (IRO), et veille à sa déclinaison au niveau local par les entreprises du Groupe.
En parallèle, différents groupes de travail, associant des experts opérationnels de chaque pôle, sont constitués : la coordination Biodiversité, la coordination Économie circulaire, ou encore les groupes thématiques liés à la mise en œuvre des plans d’action de lutte contre le changement climatique.
La gouvernance sociale
La gouvernance de la politique sociale de VINCI s’articule autour de plusieurs instances reflétant le modèle décentralisé du Groupe :
D’autres comités coexistent sur ces sujets et rassemblent les directions pertinentes des pôles et du Groupe afin d’identifier les enjeux majeurs et de mettre en place les démarches de vigilance pour prévenir les risques sur les personnes, et favoriser la diffusion des dispositifs et des bonnes pratiques, notamment le comité Droits humains ou le comité Achats responsables. La composition et le rôle de chacune de ces instances de gouvernance sont détaillés dans les parties respectives du rapport de durabilité.
Aussi, conformément à l’organisation décentralisée du Groupe, les pôles, divisions et entités opérationnelles ont mis en œuvre leur propre système de gouvernance sur ces sujets, principalement autour des directions ressources humaines, achats, développement durable et prévention.
La gouvernance en matière de conduite des affaires
Afin d’accompagner la mise en place et le déploiement de la culture d’entreprise et des programmes de conformité dans les pôles, une direction Éthique et Vigilance, rattachée à la direction Générale du Groupe, assure l’animation et la coordination de la filière éthique et conformité en s’appuyant sur un réseau de référents et coordinateurs. Un comité Éthique et Vigilance, composé de sept membres, dont cinq membres du comité Exécutif, s’assure du déploiement et de l’évolution des dispositifs de conformité, notamment des dispositifs anticorruption couverts par la Charte éthique et comportements, résultant des activités du Groupe. Il s’est réuni quatre fois en 2024 et rend compte annuellement de son activité au comité Stratégie et RSE du Conseil d’administration.