Document d'enregistrement universel 2024

Informations générales et éléments financiers

1.5.1 Risques physiques liés au changement climatique

Dans le contexte du changement climatique, l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des évènements climatiques extrêmes représente un risque significatif pour les activités du Groupe. Les sites de VINCI sont plus spécifiquement exposés aux aléas climatiques suivants :

  • les « tempêtes », terme général qui recouvre les phénomènes climatiques provoquant rafales de vent et précipitations (pluie, neige ou grêle) ;
  • les fortes variations de température (canicules, sécheresses, périodes de froid) ;
  • les inondations, par crue, par ruissellement à la suite de précipitations trop importantes ou par submersion marine, pouvant provoquer des glissements de terrain et renforcer les phénomènes d’érosion ;
  • les éboulements ou d’autres mouvements des sols, comme le risque de retrait-gonflement des argiles, pouvant affecter les bâtiments et les infrastructures.

L’évaluation des risques physiques liés au changement climatique a été réalisée dans le contexte du scénario SSP5-8.5 du Giec (le scénario de plus haute dérive climatique où les aléas climatiques extrêmes évoluent le plus défavorablement et où le niveau de risque est le plus important). Voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 2.2.1 : Identification des impacts, risques et opportunités matériels, page 203.

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque

- Renforcement des évènements climatiques extrêmes.

Conséquences possibles :

  • Impacts sur les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs.
  • Impacts financiers liés à l’augmentation des dépenses nécessaires à l’entretien ou à la remise en état des infrastructures et matériels (augmentation des Opex et des Capex, baisse des revenus d’exploitation).
  • Impacts en matière d’image et de réputation pour le Groupe en cas de défaut des prestations fournies (disponibilité des infrastructures en concession, délais de réalisation des ouvrages, etc.).

Procédures de gestion du risque

  • Identification préalable des risques encourus sur le territoire concerné et mise en œuvre de mesures d’adaptation (batardeaux, pompes, bassins, éléments de refroidissement, etc.) incluses dans le chiffrage du projet.
  • Mise en place d’un business continuity plan (BCP) pour certains actifs concédés (aéroports, par exemple).
  • Mise en œuvre de procédures d’urgence, en coopération avec les acteurs locaux, pour répondre aux évènements climatiques extrêmes (journées « intempéries » pour les salariés, évacuation du matériel, etc.) ainsi que pour la reprise d’activité après les évènements.
  • Gestion des imprévus avec les services concernés des sociétés d’assurances.
1.5.2 Risques liés à la transition vers une économie bas carbone

La transition vers une économie bas carbone s’accompagne de nombreuses incertitudes dans l’interprétation des signaux du marché, susceptibles de générer des risques sur les performances financières et la réputation du Groupe. Parmi ces risques, les plus matériels concernent l’émergence de nouvelles réglementations plus contraignantes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les secteurs à forte intensité carbone (construction de bâtiments neufs, activités liées à l’Oil & Gas, fréquentation des réseaux autoroutiers ou des aéroports). Ces évolutions pourraient également inclure l’instauration de dispositifs de tarification du carbone, tels que la taxe carbone ou le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 2.2.1 : Identification des impacts, risques et opportunités matériels, page 203.

Identification du risque Procédures de gestion du risque

Identification du risque

Risques d’incertitudes de marché liées à la transition environnementale.

Conséquences possibles :

  • Perte de revenus sur des marchés contribuant de manière significative aux émissions de GES et qui pourraient se réduire sous l’influence de réglementations plus contraignantes (construction de bâtiments neufs, activités Oil & Gas, fréquentation des réseaux autoroutiers, baisse du trafic aérien, etc.).
  • Augmentation des Opex liée à la mise en place d’instruments de tarification carbone (taxe carbone, mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, etc.).

Procédures de gestion du risque

1.5.3 Augmentation des coûts de l’énergie

Les modifications de l’équilibre climatique naturel amplifient les risques d’augmentation des coûts de l’énergie, qu’elle soit d’origine fossile ou renouvelable, en raison de la destruction fréquente des infrastructures par des événements climatiques extrêmes et des investissements nécessaires pour adapter les systèmes énergétiques. Par ailleurs, la raréfaction des ressources fossiles et les fluctuations de la demande liées aux conditions météorologiques exacerbent ces pressions économiques. Voir section E. Rapport de durabilité, paragraphe 2.2.1 : Identification des impacts, risques et opportunités matériels, page 203.

Identification du risque Procédures de gestion du risque
Identification du risque

Risque d’augmentation des coûts de l’énergie.

Conséquence possible :

  • Impacts financiers sur la profitabilité.

Procédures de gestion du risque

  • Déploiement d’actions de sobriété énergétique visant à optimiser la performance des bâtiments et infrastructures du Groupe (voir section E : Rapport de durabilité, paragraphe 2.2.2.1 : Atténuation du changement climatique et énergie, page 205).
  • Décarbonation du mix énergétique permettant de réduire la dépendance aux énergies fossiles et diversifier les sources d’approvisionnement en favorisant l’autoconsommation.
  • Procédures de gestion du risque financier (voir paragraphe 1.7.1 page 181).
1.6 Risques éthique des affaires

Les entreprises du Groupe opèrent de manière décentralisée dans un environnement international avec une multitude de parties prenantes participant aux opérations où étant impactées par celles-ci : maîtres d’ouvrage et assistants, concédants, autorités de régulation, maîtres d’œuvre, architectes, bureaux d’études, cotraitants, sous-traitants, fournisseurs (dont certains sont locaux : fournisseurs de matériaux, de béton, de granulats, d’eau, etc.), prestataires de services (contrôleurs, transporteurs, transitaires, affréteurs, assureurs, banquiers, etc.), riverains, communautés, usagers, etc.

Par ailleurs, le développement du Groupe à l’international, notamment par des opérations de croissance externe, accentue le risque d’être exposé à des fraudes internes ou externes, à des violations de ses principes éthiques ou des réglementations en la matière, en particulier en matière de corruption ou de droit de la concurrence. Si de telles violations étaient commises, VINCI pourrait être passible d’amendes, de mesures d’exclusion des marchés publics, de redressement ou de résiliation de contrats. De plus, ces violations risqueraient de porter atteinte à son image, à la confiance de ses investisseurs, clients, partenaires et autres parties prenantes, de ternir sa réputation et d’affecter sa capacité à soumissionner à des appels d’offres.

Une analyse détaillée des impacts, risques et opportunités (IRO) en matière de conduite des affaires est détaillée dans le Rapport de durabilité, selon le principe de la double matérialité (voir E : Rapport de durabilité, chapitre 4 : Conduite des affaires, pages 268 à 273).