Pour apporter sa contribution opérationnelle à la transition écologique des mobilités, VINCI Autoroutes a modélisé, avec Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine-PSL, les investissements à mettre en œuvre pour inscrire l’autoroute dans la trajectoire nationale et européenne vers la neutralité carbone en 2050. Selon une actualisation de cette étude réalisée en 2023, ceux-ci s’élèveraient à environ 6 milliards d’euros pour un tronçon type de 1 000 km d’autoroute, soit de l’ordre de 70 milliards pour l’ensemble du réseau auto-routier français. Une première tranche d’investissements prioritaires, d’un montant d’environ 15 à 20 milliards d’euros pour l’ensemble du réseau auto-routier, permettrait d’obtenir des résultats tangibles au cours de la prochaine décennie. Ces investissements porteraient principalement sur le déploiement d’un réseau de bornes de recharge électrique pour les véhicules légers et les poids lourds, l’installation de capacités photovoltaïques sur autoroute couvrant l’équivalent des besoins en énergie des véhicules électriques légers circulant sur le réseau en 2030, ainsi que sur le maillage du territoire par des parkings de covoiturage, pôles d’échanges multimodaux et voies réservées aux mobilités partagées sur autoroute. De tels investissements doivent être mis en regard des économies significatives réalisées ce faisant, tant en termes d’émissions de CO2 que d’importations de pétrole évitées. Ils pourraient être réalisés en mobilisant notamment le schéma des concessions, qui a montré son efficacité lors de la construction initiale des réseaux autoroutiers.
L’autoroute favorise le développement de l’électromobilité. À l’été 2023, 100 % des aires de services du réseau VINCI Autoroutes étaient équipées de bornes de recharge électrique.