Les comptes consolidés de VINCI regroupent les états financiers des sociétés dont le chiffre d’affaires est supérieur à 2 millions d’euros, ainsi que ceux des entités de chiffre d’affaires inférieur lorsque leur impact est significatif sur certains indicateurs du bilan et du compte de résultat du Groupe.
En application du règlement n° 2016-09 du 2 décembre 2016 de l’Autorité des normes comptables françaises, la liste des entreprises comprises dans le périmètre de consolidation et des titres de participation non consolidés est disponible sur le site Internet du Groupe : www.vinci.com/vinci.nsf/fr/item/finances-information-reglementee.htm
L’établissement des états financiers selon le référentiel IFRS nécessite d’effectuer des estimations et de formuler des hypothèses pouvant affecter les montants comptabilisés dans ces états financiers. Dans un contexte géopolitique instable, de hausse des taux d’intérêt et fortement inflationniste, le Groupe a procédé à un examen approfondi de ces hypothèses et estimations.
Ces estimations partent d’une hypothèse de continuité d’exploitation analysée sur la base de la liquidité du Groupe et de son carnet de commandes. Elles sont établies en fonction des informations disponibles lors de leur établissement et peuvent être révisées si les circonstances sur lesquelles elles étaient fondées évoluent ou si de nouvelles informations sont obtenues.
Les comptes consolidés de l’exercice ont été établis par référence à l’environnement immédiat, notamment pour les estimations présentées ci-après.
Pour les revenus et les résultats relatifs aux contrats de construction et de services, le Groupe applique les principes généraux de reconnaissance du chiffre d’affaires basée sur la mesure de l’avancement.
La détermination du pourcentage d’avancement et du chiffre d’affaires à comptabiliser repose sur de nombreuses estimations fondées sur le suivi des travaux. Des ajustements des estimations initiales peuvent intervenir tout au long de la vie des contrats et avoir des impacts significatifs sur les résultats futurs.
Pour un projet donné, les coûts engagés qui ne contribuent pas à son avancement (coûts d’inefficience importants comme les coûts non prévus des pertes de matières, d’heures de main-d’œuvre ou d’autres ressources engagées…) ne sont pas inclus dans la mesure de l’avancement et ne génèrent donc pas de chiffre d’affaires.
Les regroupements d’entreprises sont comptabilisés selon les normes IFRS 3 « Regroupements d’entreprise » et IFRS 10 « États financiers consolidés ». Lorsque le Groupe acquiert le contrôle d’une entreprise, les impacts du regroupement sont évalués et comptabilisés selon la méthode de l’acquisition.
Les actifs et les passifs sont évalués à la juste valeur à la date d’acquisition à l’exception de ceux entrant dans le champ d’IAS 12 « Impôts sur le résultat » et d’IAS 19 « Avantages du personnel ». L’évaluation de la juste valeur des actifs et des passifs identifiables requiert la formulation d’hypothèses et d’estimations.
Les hypothèses et les estimations faites pour déterminer la valeur des droits d’utilisation des contrats de location et des dettes rattachées portent en particulier sur la détermination des taux d’actualisation et des durées de location.
Le Groupe détermine la période exécutoire des contrats en prenant en compte tous les faits et circonstances économiques dont il a connaissance et s’assure que cette période n’est pas inférieure à la durée d’amortissement des agencements non déplaçables.
Les amortissements calculés selon le mode des unités de production sont appliqués principalement aux immobilisations incorporelles du domaine concédé de VINCI Airports et aux droits de fortage des carrières chez VINCI Construction. Ce mode d’amortissement repose sur les indicateurs physiques suivants : trafic passagers chez VINCI Airports ; tonnages d’agrégats extraits chez VINCI Construction.
Les hypothèses et les estimations faites pour déterminer la valeur recouvrable des goodwill et des immobilisations incorporelles et corporelles portent en particulier sur les perspectives de marché nécessaires à l’évaluation des flux de trésorerie et les taux d’actualisation retenus. Toute modification de ces hypothèses pourrait avoir un impact significatif sur le montant de la valeur recouvrable. Les principales hypothèses retenues par le Groupe sont décrites en note E.9 : Goodwill et tests de perte de valeur des goodwill et en note H.17 : Autres immobilisations incorporelles et immobilisations corporelles.
Les paramètres susceptibles de faire évoluer de façon matérielle le montant des provisions sont :
La juste valeur correspond au prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors d’une transaction normale. Elle est constatée sur le marché principal de l’actif ou du passif (ou le plus avantageux en cas d’absence de marché principal), c’est-à-dire celui qui offre le plus grand volume et le meilleur niveau d’activité. La juste valeur des instruments financiers dérivés intègre une évaluation du « risque de contrepartie » pour les instruments dérivés actifs et du « risque de crédit propre » pour les instruments dérivés passifs.