Enfin, le groupe VINCI s’appuie sur l’expertise interne et externe en génie écologique afin de compenser les impacts résiduels sur les espèces. Des démarches spécifiques de restauration écologique sont mises en place lorsque tous les moyens de réduction ont été mis en œuvre.
Depuis 2019, un guide pratique des achats responsables est diffusé au niveau du Groupe. Le guide précise que la recherche de solutions innovantes en faveur de l’environnement, du climat et de la transition énergétique constitue un des piliers des achats responsables pour le Groupe. Un e-learning d’initiation aux achats responsables permettant une meilleure appropriation de ce guide est disponible pour tous les collaborateurs depuis fin octobre 2021. Au 31 décembre 2023, plus de 4 100 collaborateurs ont suivi ce module. Une formation « Achats responsables » plus approfondie dédiée à la fonction achats du Groupe a été développée en 2021 et suivie par 200 collaborateurs à fin décembre 2023. Afin de répondre au besoin croissant de monter en compétences sur les enjeux de durabilité et d’assurer la pertinence de cette formation approfondie, une refonte du contenu est en cours au niveau du Groupe et sera déployée en 2024. La démarche de formation aux achats responsables du Groupe est détaillée au sein du paragraphe 2.2.3 : La prise en compte de critères environnementaux et sociaux dans les achats du Groupe, page 217.
En 2022, le groupe VINCI a entrepris un exercice de cartographie des risques sociaux et environnementaux propres aux portefeuilles d’achats des sept principales divisions françaises du Groupe (les divisions Route France, Réseaux France, Bâtiment France et Génie civil France de VINCI Construction, VINCI Energies en France, VINCI Autoroutes et VINCI Airports), avec l’aide d’un partenaire externe. Cette analyse vient compléter la cartographie des risques environnementaux liés aux activités du Groupe, effectuée en 2019, et qui avait pour but d’établir le degré d’importance de chaque famille d’achats au regard de ses incidences sur les thématiques sociales et environnementales.
Comme détaillé au paragraphe 2.2.3 : La prise en compte des critères environnementaux et sociaux dans les achats du Groupe, page 217, cet exercice de cartographie a permis d’identifier les principaux risques sociaux et environnementaux d’une soixantaine de familles d’achats stratégiques, regroupées en 27 catégories d’achats. Parmi les catégories d’achats dont la criticité et les niveaux de risques RSE identifiés sont particulièrement élevés pour certaines divisions, on retrouve la sous-traitance de pose d’armatures, les prestations de collecte et traitement des déchets, ainsi que les fournitures de câbles. Fin 2023, trois groupes de travail pilotes, pour chacune de ces trois catégories d’achats, ont été constitués avec le Groupe et les divisions VINCI Energies en France (câbles), ainsi que Bâtiment France et Génie civil France (sous-traitance et déchets). L’objectif de ces groupes de travail est d’affiner le travail de cartographie des risques en réalisant une analyse détaillée des risques RSE des principaux fournisseurs des catégories d’achats citées, selon une méthodologie réplicable, par la suite, à toutes les catégories d’achats cartographiées. Ces analyses permettront de définir une feuille de route spécifique à chaque famille d’achat, en adaptant les actions à mettre en place et le degré d’effort à fournir en fonction du niveau d’exposition aux risques RSE du fournisseur. La stratégie adoptée par métier peut alors aller d’une analyse renouvelée des risques inhérents à cette famille et à sa chaîne d’approvisionnement jusqu’au renforcement des évaluations extra-financières pour mieux mesurer la capacité des fournisseurs à répondre aux risques identifiés, ou encore à l’engagement d’un dialogue structuré et approfondi sur ces enjeux avec les fournisseurs, pour renforcer à la fois la connaissance de la chaîne d’approvisionnement et les mesures de prévention. Des discussions avec certains fournisseurs stratégiques (famille d’achats carburants, location de matériel, bétons) ont été entamées et se poursuivent dans la perspective de répondre aux enjeux de réduction des émissions de gaz à effet de serre du scope 3 du Groupe. En ce qui concerne l’approvisionnement en bois, les entreprises de VINCI spécialisées dans la construction bois emploient en très grande majorité (plus de 90 % des approvisionnements) du bois issu de forêts gérées durablement et certifiées PEFC ou FSC. En 2023, VINCI a été évalué dans le cadre du CDP Forests pour la quatrième année et a obtenu la note C, qui correspond au niveau « Awareness », soulignant ainsi les efforts du Groupe dans ce domaine.
100 %
des contrats-cadres de la coordination Achats comportent un ou plusieurs critères environnementaux en 2023
VINCI est doté d’un dispositif d’alerte piloté par la direction Éthique et Vigilance, dont l’objectif est de recueillir les atteintes graves envers l’environnement via une plateforme en ligne dédiée. En parallèle, la direction de l’Environnement suit, dans le cadre du reporting annuel, les incidents environnementaux majeurs, c’est-à-dire nécessitant l’intervention d’un expert externe et dont les conséquences s’étendent au-delà de l’emprise de l’entité.
Au niveau local, les filiales, divisions ou pôles du Groupe disposent de leurs propres procédures pour alerter la direction en cas de survenance d’un incident environnemental, afin de mettre en œuvre les mesures correctives dans les meilleurs délais. Par exemple, des rapports détaillés doivent, en cas d’incidents environnementaux, être établis par les responsables environnement des entreprises de construction et diffusés auprès du management de l’entreprise concernée.
En 2023, cinq incidents environnementaux concernant une filiale de VINCI ou ses sous-traitants ont été identifiés. Ces incidents comprennent des cas de pollutions ayant entraîné l’intervention d’un expert externe et qui s’étendent au-delà de l’emprise de l’entité ou du chantier, des cas de destruction d’habitat protégé ou de zones humides à l’extérieur des emprises prévues par les autorisations. À titre d’exemple, sur un chantier de VINCI Autoroutes, un débroussaillage a été réalisé au-delà des emprises du chantier, endommageant une zone humide. Des mesures correctives ont immédiatement été prises pour protéger la zone humide, des écologues ont expertisé la zone pour évaluer les impacts, une fiche évènement environnement a été rédigée, et les services de l’État ont été prévenus. Les discussions sont toujours en cours pour s’accorder sur les mesures compensatoires qui seront à mettre en œuvre.