Actions de préservation des matières premières, de réduction et de valorisation des déchets
En matière d’économie circulaire, les entreprises de VINCI s’efforcent de diminuer leurs consommations de matières premières et de réduire, trier et valoriser une part croissante des déchets produits par leurs activités (voir les actions décrites au paragraphe 3.3 du chapitre Performance environnementale : Optimiser les ressources grâce à l’économie circulaire, page 246).
Le déploiement de plateformes de recyclage de matériaux, notamment de matériaux inertes, favorise l’économie circulaire au sein des chantiers des entreprises du Groupe, et ce, de manière de plus en plus systématique. Ainsi, VINCI Construction a mis en place, depuis une dizaine d’années, la démarche Granulat+, qui, grâce à des traitements innovants et des installations d’accueil-tri-recyclage, permet de valoriser les ressources.
19 %
de granulats recyclés dans la production totale de VINCI Construction en 2023
Dans un contexte de forte implantation à l’international, l’enjeu pour les concessions de VINCI est de pouvoir trouver des alternatives à la mise en décharge pour le traitement des déchets. Pour répondre à l’objectif de « zéro déchet en décharge », VINCI Airports construit des centres de tri in situ pour ses aéroports au Brésil, en République dominicaine et en Serbie. Pour VINCI Construction et VINCI Energies, des actions favorisant le réemploi des matériaux et équipements sur chantier sont également à l’œuvre, en complément des actions de tri et de valorisation des déchets.
Action de préservation des milieux naturels
La protection des milieux naturels est une préoccupation des sociétés de VINCI, qui visent à éviter, réduire et compenser les impacts de leurs activités sur les espèces et les milieux naturels dès la conception des projets. Au-delà de répondre aux réglementations locales diverses, allant des plus succinctes aux plus élaborées, les entreprises de VINCI analysent les risques au niveau des projets et mettent ainsi en œuvre un ensemble de mesures et d’actions de maîtrise de ces risques identifiés (voir les actions décrites au paragraphe 3.4 du chapitre Performance environnementale : Préserver les milieux naturels, page 252).
La cartographie des risques identifie que les activités du Groupe peuvent engendrer différents types de pollution ainsi que des dégradations des milieux naturels. Des mesures ad hoc sont donc déployées, que ce soit en phase de chantier ou en phase d’exploitation.
En ce qui concerne le risque de pollution des eaux superficielles, les entités mettent en place des équipements adaptés au contexte. Ainsi, par exemple, des bassins d’assainissement sont installés dans les emprises des infrastructures de VINCI Autoroutes afin de permettre la décantation des matières en suspension des eaux de ruissellement et d’exhaure, mais également pour contenir une éventuelle pollution accidentelle et éviter la pollution des cours d’eau ou des milieux sensibles voisins. Sur les autoroutes de VINCI en France, 90 % du linéaire en service est équipé de systèmes de protection naturelle ou d’ouvrages adaptés à la vulnérabilité, afin d’éviter les pollutions accidentelles dans les milieux naturels alentour. En complément, lorsque les eaux sont rejetées dans le milieu naturel, leur qualité est vérifiée par prélèvements. Pour VINCI Airports, la mise en place de séparateurs d’hydrocarbures dans les zones à risque est systématique dans tous ses aéroports. Certains sites de carrières de VINCI Construction ont mis en œuvre des systèmes d’assainissement innovants pour filtrer les eaux d’exhaure et limiter le plus possible le rejet de matières en suspension. Quant à ses chantiers et en fonction du contexte, des bassins d’assainissement provisoires ou des cuves de décantation peuvent être disposés afin d’éviter toute pollution des milieux naturels liée aux matières en suspension. Pour restreindre les risques de pollution accidentelle, des moyens sont mis à disposition sur les chantiers (kit antipollution, aires étanches lors du ravitaillement des engins, etc.).
Par ailleurs, pour diminuer le plus possible la pollution lumineuse et sonore due aux activités d’exploitation d’infrastructures, des écrans acoustiques sont régulièrement installés le long des autoroutes, et des réseaux d’éclairage adaptés peuvent être mis en place (faisceaux orientés uniquement vers les zones nécessitant d’être éclairées pour la sécurité des usagers). Afin de réduire les nuisances sonores en phase de chantier, les entités du Groupe s’efforcent de limiter les nuisances sonores de leurs engins en travaillant sur leur capotage ou leur ventilation. Des mesures du bruit, et parfois des vibrations, peuvent être réalisées en fonction du contexte environnant.
Que ce soit en phase de chantier ou en phase d’exploitation, des mesures de surveillance de la qualité de l’air via des systèmes spécifiques peuvent dans certains cas être effectuées. Certains aéroports mesurent ainsi en continu la qualité de l’air aux abords de la plateforme. En outre, sur les chantiers, lors des opérations de traitement des sols, les opérateurs s’assurent au préalable que les conditions météorologiques sont favorables (vent faible).
Des efforts particuliers sont également menés afin de réduire le plus possible, pour l’entretien des infrastructures, le recours aux produits phytosanitaires, qui reste aujourd’hui circonscrit aux zones difficiles d’accès et à la lutte contre certaines espèces végétales invasives. Entre 2018 et 2023, une réduction des consommations en litres de produits phytosanitaires d’un peu plus de 73 % a été observée pour l’ensemble des activités de concessions. Dans son engagement à act4nature international (voir paragraphe 3.4.1 du chapitre Performance environnementale : Prévention des nuisances et incidents, page 252), VINCI s’est engagé à ne plus utiliser de produits phytosanitaires à l’horizon 2030 (hors mesures contractuelles ou réglementaires).
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aéroports utilisant « zéro produit phytosanitaire de synthèse » en 2023