Une cartographie des risques a été réalisée en 2017, puis approfondie en 2019 en collaboration avec un acteur extérieur, afin d’en garantir l’exhaustivité et la méthode. Cette cartographie repose sur une analyse de la vulnérabilité des activités du Groupe aux risques physiques associés aux évènements climatiques extrêmes à l’horizon 2050, réalisée par le bureau d’études Resallience. Elle s’est appuyée sur les données du scénario RCP 4.5 issues du cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La cartographie a été menée pour les principaux métiers opérationnels, de façon concertée avec les responsables environnement des entreprises de VINCI selon l’approche suivante :
Afin d’identifier les principaux enjeux environnementaux liés aux activités du Groupe, cette cartographie, axée sur les risques physiques associés aux évènements climatiques extrêmes, a été complétée par une analyse plus large des principaux risques environnementaux par métier. Cette approche des risques déclinée sur 15 métiers différents a permis d’aboutir à des plans d’actions spécifiques pour chaque risque identifié. La dimension géographique a également été prise en compte avec un travail d’identification des principaux risques environnementaux par pays où le Groupe est implanté. L’indice observé correspond à la moyenne de neuf indicateurs environnementaux (biodiversité et protection des aires marines, biodiversité et protection des aires terrestres, exposition au changement climatique, vulnérabilité au changement climatique, déforestation, cadre réglementaire environnemental, gestion des déchets, pollution et épuisement de l’eau). Une cartographie des pays d’implantation de VINCI en fonction des risques associés aux cadres réglementaires environnementaux a également été produite.
En 2022, cette analyse a été enrichie afin d’intégrer le principe de la « double matérialité ». Une distinction a été établie entre la matérialité financière, reflétant l’impact des risques liés à l’environnement sur la performance financière du Groupe et la matérialité d’impact, traduisant l’impact des activités du Groupe sur son environnement. Cette analyse de la matérialité d’impact s’est appuyée sur des entretiens avec les experts Environnement du Groupe et a été réalisée en cohérence avec l’analyse des facteurs de risques existante à l’échelle de VINCI (voir section D : Facteurs de risques et procédures de gestion, page 174).
Ces différents angles ont permis d’identifier les principaux risques encourus par les activités du Groupe, mais également d’analyser les moyens de maîtrise disponibles et leur adéquation. En 2024, la méthodologie d’analyse de double matérialité et ses échelles de cotation des risques seront amenées à évoluer pour s’adapter aux définitions et à l’univers des enjeux proposés par la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).
Les principaux enjeux environnementaux sur lesquels les activités des entreprises du Groupe sont susceptibles d’avoir un impact significatif ont été classés en trois thématiques. Ces dernières couvrent l’ensemble du cycle de vie des projets, depuis la réponse aux appels d’offres, la préparation des chantiers et la construction jusqu’à la phase d’exploitation, tout en incluant les sous-traitants et fournisseurs.
La définition des risques résiduels présentée ci-dessous s’appuie sur une évaluation des risques bruts en fonction de leur gravité et de leur probabilité d’occurrence à l’échelle du Groupe, minorée à hauteur de l’évaluation de leur maîtrise. Ces risques sont cartographiés en fonction de leur horizon temporel à court (moins de cinq ans) ou moyen/long terme (plus de cinq ans).
L’évaluation des risques climat a été réalisée sous l’angle de deux scénarios du cinquième rapport du Groupe 1 du GIEC : les scénarios RCP 2.6 (scénario « optimiste » avec une forte probabilité d’un réchauffement limité à + 2,5 °C à la fin du siècle) et RCP 4.5 (scénario « réaliste » présentant une forte probabilité d’un réchauffement allant jusque + 3,3 °C à la fin du siècle).
Cette cartographie montre les risques environnementaux.
Climat :
Économie circulaire :
Préservation des milieux naturels :